Mucem : le président est de retour après 4 mois de suspension, les agents entrent en grève

Actualité
le 2 Nov 2026
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Le retour du président du Mucem, Pierre-Olivier Costa, après une suspension de quatre mois à titre conservatoire, notamment en raison d'une enquête sur le mal-être au travail, enflamme les personnels du musée. Ils ont décidé de se mettre en grève.

Pierre-Olivier Costa, président du Mucem depuis début 2023. (Photo : Agnès Mellon / Mucem)
Pierre-Olivier Costa, président du Mucem depuis début 2023. (Photo : Agnès Mellon / Mucem)

Pierre-Olivier Costa, président du Mucem depuis début 2023. (Photo : Agnès Mellon / Mucem)

« Sidération, dégoût, colère. » Ce lundi 2 novembre, les agents du Mucem se sont retrouvés, en fin de matinée, pour une assemblée générale. Sur plus de cent agents présents — le musée en emploie 125 —, près de 85 % ont voté un mouvement de grève qui entre en vigueur ce mardi 3 novembre. Et est appelé à être reconduit, assure-t-on chez le syndicat Sud Culture, tant « l'inquiétude est grande ».

Cette assemblée des agents fait suite au retour du président Pierre-Olivier Costa. Lequel a été suspendu à titre conservatoire, le 30 juin dernier, pour quatre mois, en raison de l'ouverture de deux enquêtes. L'une, administrative, a été menée par l’Inspection générale des affaires culturelles (Igac) et visait à évaluer le mal-être au travail. Elle ciblait notamment le management toxique au sein de l’institution.

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Coralie Bonnefoy

Commentaires

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13 commentaires


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  1. didier L

    Symbole d’un biais du macronisme : ne rien lâcher, même en période de crise, avoir raison contre vents et marées, même face aux évidence, on l’ a vu depuis la dissolution de l’assemblée et le déni démocratique. Voici un proche de BM non désiré à Marseille et pourtant il revient. Et Macron disait aimer cette ville !!! Il aurait pu proposer à cet ami « de traverser la rue pour trouver un autre job ». C’est si simple.
    Vivement les élections de 2027 … quoiqu’il en coûte et un nouveau ministre de la culture aux manettes.

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    • Zumbi

      Ben quoi, on ne va pas se mettre à tenir compte d’une bande de sales connes gauloises réfractaires qui détestent les premiers de cordée, non ?

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  2. vékiya

    ça paye d’être un pote de brigitte et manu.

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  3. MalMass

    A quelques mois des élections présidentielles, sans majorité au Parlement, dans l’impossibilité de voter le budget dans les temps deux années de suite et bientôt trois, Emmanuel Macron me semble trop démonétisé pour lui attribuer plus de pouvoir que la constitution ne lui en donne ! Peut-être que le rapport de l’IGAC n’était pas si étayé que cela pour permettre au ministère d’agir ? Un rapport d’inspection général, c’est d’abord le point de vue de ses auteurs, celui qu’ils se font vite fait à partir de gens qu’ils décident d’interroger sur la base des questions qu’ils décident de poser. Une affaire très subjective en réalité, qui dépend du professonnalisme des inspecteurs choisis. Si la rapport n’est pas suivi d’effet, c’est donc peut-être une mission sur la mission qu’il faut demander !
    —

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    • Marc13016

      Hum, justement … à quelques mois des élections, on tâche de caser les copains, surtout s’ils ont rendu quelques services. Ambiance fin de règne.
      Pour le reste, on peut aussi se contenter d’écouter les salariés, sans mission sur la mission. Ils refusent la soumission …

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    • Electeur du 8e ©

      Cela va faire une décennie que Macron case partout ses proches ou des proches de ses proches – après avoir promis, au milieu de tant d’autres mensonges, de ne retenir que la compétence comme critère de choix.

      Et cela va faire une décennie que Macron est persuadé d’avoir raison sur tous les sujets, pense avoir tout bien fait et refuse d’admettre toute erreur. Il a le profil du manager toxique qui ne tient aucun compte des conséquences de son comportement. Alors les états d’âme des « gens qui ne sont rien » au Mucem ne pèsent sans doute pas lourd face à la carrière d’un proche.

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    • Tyresias

      Tu es bien bon, limite trumpiste je dirais

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  4. micheloc

    En gros il adopte la Macron Attitude ; je fais comme je veux quoi qu’il en coûte…

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  5. Leloup

    Écœurant comme tout ce qui se rapporte à la mac ronnie. J’espère que les employés ne ploieront pas.

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  6. ruedelapaixmarcelpaul

    Conclusion : aucun Institut français, aucune ambassade n’étaient disponibles.
    Ou plutôt : Jean-Noël Barrot a du refuser le bébé, Eva Nguyen Binh (présidente de l’Institut français) a du tenir bon aussi (pas question d’avoir une Jeannette Bougrab bis, qui a fait mettre en grève le personnel de l’Institut français d’Helsinki). Et Mme Pegard, ministre de la culture, est tellement aux ordres du pouvoir qu’elle ne peut rien refuser à l’Elysée (Elysée qui a imposé la même Mme Pegard à la présidence de l’EP du Château de Versailles alors que la concernée avait largement dépassé l’age de la retraite).

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  7. Eloguide

    Inadmissible, le comportement de POC est lunaire et inacceptable. Que la justice fasse son travail. Qu’il se mette de lui-même en retrait.

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  8. Vincent Kaliste

    Question de la gauche macroniste : qu’est ce que la vérité ? (sous entendu elle n’existe pas).
    Ces gens sont perdus dans leurs manipulations de la vérité et du théâtre des apparences.
    Les puissants profitent de leur dans la pièce de théâtre qu’ils écrivent, jusqu’à la cassure.
    La base, globalement conquise, sinon complice, ne réagit que quand elle souffre personnellement, sans se remettre en cause. Le puissant est alors échangé contre un autre, sans changer le rapport à la vérité. Un nouveau cycle s’ouvre.
    Merci Marsactu de faire ce travail salutaire de dévoilement.

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  9. Vincent Kaliste

    Question de la gauche macroniste : qu’est ce que la vérité ? (sous entendu elle n’existe pas).
    Ces gens sont perdus dans leurs manipulations de la vérité et du théâtre des apparences.
    Les puissants profitent de leur rôle dans la pièce de théâtre qu’ils écrivent, jusqu’à la cassure.
    La base, globalement conquise, sinon complice, ne réagit que quand elle souffre personnellement, sans se remettre en cause. Le puissant est alors échangé contre un autre, sans changer le rapport à la vérité. Un nouveau cycle s’ouvre.
    Merci Marsactu de faire ce travail salutaire de dévoilement.

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