Menacée d’expulsion, la dernière habitante du bâtiment J de la Savine continue à se battre
Depuis plusieurs mois, Zohra Zeraibi refuse les propositions de relogement formulées par son bailleur dans le cadre du projet de rénovation urbaine de la Savine. Désormais elle est assignée au tribunal pour expulsion. La pression monte alors qu'une médiation est en cours.
Au centre, Zohra Zeraibi, Saliah Chettal et ses filles entourées des techniciens de Logirem et Eric Vitale.
Un éclair coupe le ciel en deux. Le sort s'acharne. Au loin, la rade de Marseille est sous le soleil, mais un déluge noie la Savine et le courant saute au bâtiment J3 où vit Zohra Zeraibi. Elle est la dernière de son bloc aux balcons squattés par les pigeons. Elle estime que le bailleur social, Logirem, n'a pas tenu les promesses de relogement qui étaient formulées dans le cadre du programme de rénovation urbaine. Car, à terme, cette cité de 1400 logements née dans les années 70 va disparaître (lire notre article).
Avec la panne, les couloirs sont dans le noir et l'ascenseur ne fonctionne plus. Elle patiente dans le hall avec sa voisine, Saliah Chettal qui vit la même situation au neuvième étage du J2. Elle aussi résiste au relogement. Et chez elle, l'absence de courant est arrivée bien avant l'orage du jour. "Cela fait une semaine, qu'il n'y a plus d'ascenseur, plus de lumière dans les escaliers et depuis lundi, même plus d'électricité chez moi", constate-t-elle. Elle ajoute dans un souffle que depuis le "29 mai 2017" son fils est atteint d'une très grave maladie qui l'oblige à une hospitalisation à domicile avec soins réguliers. "La dernière fois, l'infirmier n'a pas voulu monter. La prise de sang, il a fallu la faire dans sa voiture", poursuit-elle.
Sa fille écrit de deux pouces rapides un mail furieux au directeur général de Logirem. Avec la lumière coupée, des gens viennent faire leurs besoins dans . . .
Je ne comprends pas l’obstination de cette locataire à vivre dans un taudis alors que leur état de santé nécessiterait un meilleur confort et des commodités !
Un avocat cupide a du lui faire miroiter de fortes indemnités , sinon c’est incompréhensible !
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