Marseille confinée, le jour d’après

Reportage
le 18 Mar 2020
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Au premier jour du confinement face au coronavirus, les Marseillais oscillent entre rush de dernière minute dans les commerces, sans beaucoup de précaution, et respect des règles strictes de confinement. Marsactu a parcouru la ville et vous raconte.

Le marché de Noailles peu après le début du confinement le 17 mars. Photo : PID.

Le marché de Noailles peu après le début du confinement le 17 mars. Photo : PID.

En quelques heures, une fois les douze coups de midi passés, Marseille s’est vidée. Les rues sont désertes, mis à part de rares passants qui se hâtent vers une course ou leur travail et, de ci delà, des sans abris qui n’ont que la rue comme confinement. Rares jusqu’à ce week-end, les masques, comme les gants, sont désormais de rigueur. De la protection d’ouvrier en bâtiment, à la version japonaise en tissu en passant par le chirurgical, plus ou moins sophistiquée. Ceux qui n’ont pas de masques montent leur châle ou écharpe sur le nez, en barrière un peu dérisoire face à la menace pandémique.

Un peu partout, les commerces ont connu un rush en matinée. C’est le cas à Noailles (1er arrondissement) où le marché alimentaire n’a pas désempli. À l’angle de la rue de l’académie et de la rue d’Aubagne, la boulangerie a prévu d’ouvrir jeudi, son jour de congé hebdomadaire, « pour répondre à la demande », nous dit Nadir, un jeune homme qui y travaille. Ce midi il n’y a déjà plus de pain.

En face, le commerçant du magasin d’épices et de fruits secs affirme avoir fait face à un flot de clients affolés ce lundi soir et ce mardi matin. « Il se battaient pour acheter un max. On n’a pas arrêté de les calmer, de dire qu’on aurait toujours du stock, raconte Ridha Zerzeri. Ce matin j’ai ramené au magasin tout mon stock qui était prévu pour le ramadan, qui commence le 23 avril. Mais mes fournisseurs disent que pour le moment tout va bien se passer ».

« Mes fournisseurs disent que pour le moment tout va bien se passer », Ridha Zerzeri commerçant à Noailles. Photo : PID.

« Comment on fait pour manger sinon ? »

Les étals du marché de la place des Capucins sont pleins. Comme les commerces alimentaires, ils sont encore autorisés pour l’heure. Même si, par arrêtés municipaux, des communes ailleurs en France ont fait le choix de suspendre leur marché alimentaire, ici les primeurs ne s’inquiètent pas de ne plus pouvoir exercer leur activité dans les prochains jours. « On est autorisé. Comment on fait pour manger sinon ? », nous dit l’un d’eux.

Le marché de Noailles ouvert que le matin
En milieu d’après-midi les primeurs du marché des Capucins remballent tandis que les rues de Noailles se vident. Habituellement le marché termine à 19h, mais pour s’adapter aux mesures visant à endiguer le coronavirus, les autorités leur ont demandé de ne tenir leur stand que le matin. « On travaillera jusqu’à 13h, 14h », dit l’un des vendeurs sans s’inquiéter davantage.

Comme certains commerçants et badauds, des vendeurs de cigarette à la sauvette se sont eux aussi équipés de masques et de gants médicaux. Ils ont prévu de continuer à venir malgré les risques accrus d’être contrôlé par la police, qui viendra faire observer le confinement. « Il faut que je sois là, sinon comment je fais pour manger, pour payer où je dors ? Je suis sans-papiers alors je ne peux pas travailler. Et j’ai ma femme enceinte », confie l’un d’eux, d’origine algérienne.

Quelques heures plus tôt, boulevard Chave (5ème arrondissement), l’ambiance est bien différente. Ici, la queue est disciplinée devant les supermarchés, faisant parfois le tour du pâté de maison. Il y a même une file de plusieurs mètres qui traversent une rue pour aller acheter du pain aux Mains libres, une boulangerie qui cultive son levain avec soin. À quelques mètres à peine, deux boulangeries traditionnelles ont à peine plus de clients que d’habitude. Un des effets du changement sociologique qu’a connu le quartier au fil des années.

La rue commerçante de Saint-Férréol déserte au premier jour du confinement ce 17 mars. Photo : BG.

Scotch au sol et silence nouveau

Dans la plupart des boutiques encore ouvertes, les commerçants ont placé des scotches au sol pour symboliser la limite d’un mètre conseillé par le gouvernement. Selon la taille du magasin, ne pas dépasser cette limite relève de l’exploit. Tout comme boulevard Eugène-Pierre où la file du supermarché se superpose en partie avec celle du primeur. À l’intérieur de la petite boutique, une vieille dame tire son caddie sans ménagement et sans un regard sur les marquages au sol qui tentent de maintenir la distance. « Ah, il faut rester à un mètre ?, interroge-t-elle, un peu éberluée. Je ne suis pas au courant… »

Du côté d’Endoume (7e arrondissement) aussi, les rues sont quasi désertes. Seuls quelques passants se pressent sac de courses en main. Sauf ces deux jeunes garçons, visiblement amis, qui se regardent en chiens de faïence, l’un à sa fenêtre, l’autre dans la rue. Dans le silence nouveau du quartier ils n’échangent pas mot mais communiquent avec leur téléphone. Le haut perché esquisse un sourire : son ami vient d’enfiler un masque… de Dark Vador. Un peu plus bas sur le port, certains cafés ont balisé leur terrasse vide. Un couple de touristes esseulés semble égaré.

Du côté d’Arenc, des dizaines de véhicules chargés à bloc s’agglutinent dans de savantes manœuvres. Masques relevés sur le front, des candidats à la traversée vers l’Algérie se préparent à passer la nuit à la porte Chanterac du port de Marseille. Après plusieurs traversées annulées, un ferry, le Tariq Ibn Ziyad, appareillera ce mercredi pour rapatrier des ressortissants.

« Plus nombreux qu’une veille de ramadan »

Changement d’ambiance au marché aux puces des Arnavaux (15ème arrondissement). En ce début d’après-midi, les commerçants font une pause après le rush conséquent du matin même. « On n’a jamais vu ça, les gens sont fous. Ils étaient venus plus nombreux qu’une veille de ramadan », constate Mounir qui tient un stand de légumes. Il a équipé ses employés de gants. Certains portent des masques mais pas question ici de maintenir la moindre distance. « Mais quand tout le monde arrive en même temps, comment faire ? Il faut bien les servir », justifie-t-il.

La halle alimentaire du marché aux puces des Arnavaux après le rush du matin précédant le confinement. Photo : BG.

À l’intérieur de l’immense halle alimentaire qui constitue le vaisseau amiral du marché aucun filtrage n’a été assuré par le service de sécurité. Dans les bureaux du patron, André Coudert, on confirme l’information de l’absence de mesures spécifiques, sans avancer plus avant alors que ce dernier n’est pas présent. En tout cas, la règle des 100 personnes était largement piétinée, les seuls marchands et employés dépassant ce nombre.

Dans l’allée du marché, face à la mosquée au rideau tiré jusqu’à nouvel ordre Lakhdar charge le coffre de sa voiture. À 77 ans, il a accepté de porter un masque, sur l’insistance de sa famille. Cela fait trois jours qu’il court d’un magasin à l’autre, pour faire des provisions. « Surtout du sec, des féculents mais aussi des fruits et légumes. En trois jours, j’ai dépensé 1000 euros ». Sa fille, Zora approuve : « On est onze à la maison. Ça va vite ». Le plus jeune a quatre ans et l’aînée, c’est elle, 18 ans. Tous confinés jusqu’à nouvel ordre. « Il faut avoir la patience », soupire le vieil homme. Avec le stock déjà constitué, il pense tenir huit jours. « Après, il faudra revenir. Si on est encore là. Mais ça c’est pas nous qui décidons », dit-il en pointant le ciel.

« En trois jours, j’ai dépensé 1000 euros ». Au marché aux puces, Lakdhar, 77 ans, charge les courses pour les 11 membres de sa famille. Photo : BG.

À la boucherie hallal située à proximité, Miloud signe des attestations autorisant ses sept employés à se déplacer pour venir travailler. Il montre ses étales, vides, témoignages de la ruée matinale. « Tout ce qu’on avait mis est parti, une folie ». Il a fait venir des renforts pour pouvoir servir tout le monde. « Mais demain, je ne sais pas comment ça va se passer. J’ai aussi des inquiétudes pour l’approvisionnement. Pour le bœuf et l’agneau, cela vient de France, ça va. Mais la volaille vient d’Espagne, d’Italie, de Belgique, on ne sait pas si les routiers vont continuer à venir… »

Fafa, vendeur de légumes, constate une flambée sur les légumes qui se conservent : « principalement, les oignons et la pomme de terre. Je vous mets au défi d’en trouver encore une ». Il affirme que le prix de l’Agata, une pomme de terre blanche, est passé de 45 centimes le kilo à 1,30 aujourd’hui. « Et je ne sais pas comment ça va évoluer dans les jours qui viennent en fonction du nombre des magasins ouverts ». Tous craignent qu’après le rush vienne le grand vide dû au pic épidémique.

Benoît Gilles, Pierre Isnard-Dupuy, Julien Vinzent, Violette Artaud

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Commentaires

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  1. Tarama Tarama

    Légèrement anxiogène sur la fin alors qu’on voit qu’encore une fois ce sont uniquement les phénomènes de panique qui vident les magasins.

    Et pour les journalistes, vous faites partie des professions autorisées à circuler ?

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    • Benoît Gilles Benoît Gilles

      Bonjour,
      la carte de presse nous permet effectivement de circuler librement même si certains collègues font état de demande de laisser-passer. Nous avons pris les devants en nous nous en octroyant afin de faire notre possible pour continuer de vous informer.

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  2. Pascal L Pascal L

    Je suis étonné par la mesure qui consiste à n’ouvrir les commerces que quelques heures car elle parait aller au contraire du bon sens. Le but étant d’éviter que les gens soient en contact physique rapproché, il serait donc intéressant d’étaler leur venue sur la totalité de la journée.

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    • Elric Menescire Elric Menescire

      Macron est un irresponsable qui SAVAITq, et ce depuis plus de cinq semaines, que ce virus se répandait de façon exponentielle. Lui, Édouard Philippe, le directeur général de la santé Joseph Salomon ainsi que tous les hauts fonctionnaires avaient été mis au courant… C’est un scandale d’état, car ce qui s’est passé cette semaine, ces phénomènes de panique, ont encore plus largement contribué à la diffusion de cette saloperie. Je dis »plus »car nous avons perdu cinq semaines, comme l’a avoué buzyn hier, à tergiverser, alors que le nombre de contaminés double toutes les 24 heures.

      Tous les experts s’accordent à dire que la moitié des personnes infectées sont asymptomatiques, et certaines produisent 1000 fois plus de charge virale que les autres, contaminant des dizaines voire des centaines de personnes comme sur ce marché de noailles, par exemple. La plupart des masques et des gants ne servent à rien comme me l’a confirmé mon médecin-ehhh oui, j’ai un syndrome grippal et suis sous traitement, mais j’ai de la chance, car ça va, et ma famille aussi, et je ne saurai pas jamais si c’est ce virus ou une simple grippe…car la France ne teste que les malades avec symptômes graves… Autre façon de faire mentir les statistiques. Porter des gants sans les nettoyer entre chaque client revient en fait à transmettre le virus à chacun d’entre eux….

      Cette crise est gérée de la pire façon qui soit, les français sont largement contaminés aujourd’hui (les experts pensent qu’il faut multiplier par 150 voire 200 le nombre de cas « officiels », je vous laisse calculer) et ce gouvernement est criminel. Quand les urgences seront débordées par les 5% de cas graves nécessitant réanimation, et que des milliers de personnes mourront, si nous nous en sortons… Nous demanderons, nous, citoyens, des comptes.

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    • Pascal L Pascal L

      Je ne suis pas d’accord avec vous mais ce n’est pas grave. Je trouve à quelques détails près que c’est bien géré. Effectivement les scientifiques savaient que la croissance des contaminations étaient inéluctable et les décisions pour l’éradiquer vouées à l’échec. Ils savaient aussi que la létalité n’est pas si importante que cela (ce n’est pas la peste du moyen age) . Effectivement il y a peut-être 100 fois plus de contaminés mais pas plus de morts. Tous les gouvernement savent qu’entre 60 et 70 % de la population sera affectées et que donc la surmortalité sera de 0.2 à 0.6 % . En effet il faut prendre en compte que plus de 1 % de la population décède chaque année et parmi ce nombre déjà les plus fragiles.
      Tout arrêter pourrait provoquer plus de morts. Imaginez vous sans eau ni électricité. Certains pays ont décidé de ne rien faire, ils changeront peut-être d’avis car un problème nouveau est apparu : la durée en réanimation est plus longue que prévue donc ça engorge les services. Tout ça pour dire que tous le monde navigue à vue. Et M. Macron ne me semble pour l’instant pas pire que les autres.

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  3. jean-marie MEMIN jean-marie MEMIN

     »Dans La Doctrine du choc, je-Noami Klein- parle de ce qui s’est passé après l’ouragan Katrina. Des groupes d’experts de Washington comme la Heritage Foundation se sont réunis et ont créé une liste de solutions “pro-libre marché” pour Katrina. Nous pouvons être sûrs que le même type de réunions se tient maintenant. En fait, la personne qui a présidé le groupe Katrina était Mike Pence (N.T : la personne qui préside maintenant le dossier Coronavirus). En 2008, ce mouvement s’est traduit par le sauvetage des banques, où les pays leur ont remis des chèques en blanc, qui se sont finalement élevés à plusieurs milliards de dollars. Mais le coût réel de cette situation a finalement pris la forme de vastes programmes d’austérité économique [réductions ultérieures des services sociaux]. Il ne s’agit donc pas seulement de ce qui se passe maintenant, mais aussi de la façon dont ils vont payer à l’avenir, lorsque la facture de tout cela sera due… »
    Notre pdt est dans la ligne des libéraux. C’est pourquoi quand ce sera fini chacun devra rendre des comptes et surtout ceux qui soutiennent d’une façon ou d’une autre l’économie libérale. Demain je vous communique le reste, les propositions que Noami Klein au quotidien pour les gens comme nous; ceux sur lesquels le pouvoir s’exerce et qui de pouvoir n’ont que ceux de leurs mains et de leur cerveau…Bon confinement!

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  4. Un électeur du 9 ème Un électeur du 9 ème

    Le confinement est parfaitement justifié et il aurait dû être organisé bien plus tôt de même que les règles de distance et il aurait fallu préconiser les gestes barrières bien plus tôt mais les modalités actuelles de confinement ont été fixées sans concertation aucune et de façon autoritaire. On commence même à parler d’un nouvel « état d’urgence sanitaire »

    La poursuite de l’activité professionnelle dans certains secteurs à forte concentration comme les usines, car il en existe encore, est contraire au principe du confinement à domicile et le discours officiel instaure le mythe du télétravail alors que celui-ci ne peut concerner qu’une partie de la population.

    Dans son discours Macron recommande profiter du confinement pour lire mais les vraies librairies de qualité (qui ne sont pas faite pour recevoir 100 personnes) resteront fermées car il ne faut pas faire de concurrence aux hypermarchés où le choix est très réduit de façon à favoriser la pensée unique.

    L’activité des supermarchés et des hypermarchés avec ses produits frelatés et nocifs pour la santé dont il faudrait limiter l’activité pour est favorisée compte tenu de la limitation des déplacement alors qu’il conviendrait de favoriser les commerces de proximité.

    Les coiffeurs dont l’activité est indispensable à une bonne hygiène capillaire sont fermés, et on pourrait multiplier les exemples d’activité se déroulant à flux discontinu ou sur rendez-vous qui sont cependant fermés et on pourrait multiplier les exemples.

    Enfin la population est autorisée à des « bref déplacements, à proximité du domicile » liés à l’activité physique individuelle mais il doit s’agir de déplacement de proximité. Il n’est donc pas question d’aller se promener en forêt ou dans les calanques ou en colline alors que de telles promenades serait tout à fait bénéfiques sur le plan psychologique et que ces déplacements n’impliquent aucun contacts supplémentaire puisque notre espace géographique marseillais est suffisamment vaste. Se promener à 10 kilomètres de chez soi en utilisant un moyen de locomotion individuel n’est pourtant pas plus dangereux que de se promener à 100 mètres de son domicile.

    L’article 13 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948 qui précise que « Toute personne a le droit de circuler librement » se trouve ainsi suspendu sans motif sérieux !

    Les contrevenants ne correspondant pas aux 5 critères prévus par l’attestation se verront donc infliger une amende fixé à 135 € ou 375 e si elle est majorée car pour prendre quelques libertés il faut être riche.

    Ainsi, les règles actuelles de confinement fixées sans concertation et de façon autoritaire ressemblent étrangement à la répétition générale d’un coup d’état militaire en appui à une prise de pouvoir dictatorial.

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    • petitvelo petitvelo

      Pour vous répondre rapidement :
      -le confinement aurait pu commencer plus tôt, concerner plus de monde : oui mais comme annoncé c’est un compromis entre continuer l’activité économique, éviter la panique (nourriture, …) et ralentir la propagation pour que l’hopital puisse en sauver un maximum
      -les règles de confinements ne sont pas très cohérente : mille fois oui, mais les règles cohérentes étant peu respectée (cf photo de l’article) il faut se mettre dans des situations faciles à contrôler, ou chacun ne peut pas y aller de son interprétation personnelle des « vrais » risques
      -enfin sur le manque de démocratie, s’il y a bien urgence, c’est effectivement inquiétant de la part d’un gouvernement déjà assez autoritaire (ordonnances, répression policière couverte, article 49.3) et rester vigilant en démocratie est toujours nécessaire … mais il y a aussi des signes de bonne volonté : la presse reste libre de circuler, les réformes ont été suspendues, les élections ne sont pas annulées

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  5. Brallaisse Brallaisse

    Eugène Saccomano avait une très bonne émission sur RTL, on refait le match.
    Vous êtes en train de le refaire avec des théories complotistes, des scientifiques complices de je ne sait qui.
    Fait arrêter les cachets.

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    • Un électeur du 9 ème Un électeur du 9 ème

      Que des invectives et pas la moindre trace d’un argument ou d’un raisonnement …
      Faut arrêter les chaines TV en continu.

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  6. Brallaisse Brallaisse

    Cher 9e, à votre place j’irais rejoindre le maquis de Roquefort la Bedoule. Attention aux chars Leclerc si vous passez par Carpiagne

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  7. Brigitte13 Brigitte13

    Le jour d’après s’est bien passé pour moi et mes voisins. Nous avons la chance de bénéficier de cours/terrasses individuelles et avons profité du soleil. Nous avons tous pensé aux professionnels de santé, aux salariés des commerces ouverts (peu protégés). C’est un peu difficile pour la petite voisine de 18 mois qui réclame la poussette.
    Une petite copro sympa à la Belle de Mai

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  8. poutchpoutchpoutch poutchpoutchpoutch

    Merci Marsactu pour cet article, et pour votre travail. Courage à tous

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  9. corsaire vert corsaire vert

    Ils paieront pour leur incurie : irresponsabilité quant aux mesures prises trop tardivement : il fallait bien laisser le temps aux marchés de s’organiser pour faire de gros bénéfices boursiers …après ….
    Mépris de Philippe quant aux obsèques : le respect aux morts et le réconfort aux familles endeuillées nécessiterait une organisation trop coûteuse ( masques et autres moyens de protection) pour ces gérants non de l’humain mais valets de la finance ,obsédés par le PIB et autres commerces criminels au point de continuer à vendre des armes aux fous de guerres .
    Au fait, où sont passées les stocks de matériel médical dont les hôpitaux devraient être pourvus actuellement ?
    On se rappellera de leur attitude méprisante et violente souvent, lorsque les médecins criaient leurs craintes dans les manifs il y quelques mois à peine : aujourd’hui ils encensent ces mêmes qu’ils n’écoutaient pas alors car le virus est plus fort qu’eux et leur libéralisme forcené .
    Ils balaient tout cela à grand coups de menton et de mesures oppressives et brutales espérant de dédouaner et faire oublier leur incompétence à la Johnson et à la Trump .
    On n’oubliera rien et ils devront payer ….

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  10. Nicole Dossat Nicole Dossat

    Comment peut-on laisser encore le marché Noailles ouvert. Votre photo montre la promiscuité de ces acheteurs. La configuration même et la grande fréquention, de ce marché ne permet pas l’éloignement obligatoire. A Marseille, on nous fait subir un dur confinement en laissant une port ouverte au virus. Comment alerter les pouvoirs publics pour expliquer qu’on peut comprendre de laisser les petits marchés avec quelques commerçants ouverts mais celui là est trop important.

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