L'inspection du travail fait boire à Unilever le calice jusqu'à la lie
La nouvelle est tombée ce matin, et elle n'est pas pour plaire à Unilever. Alors que le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) avait été validé le 20 avril dernier et les lettres de licenciements envoyées aux 103 salariés, l'inspecteur du travail vient de refuser les procédures de licenciements à l'encontre des 13 salariés protégés (élus au CE, délégués syndicaux) de l'entreprise. Un coup dur pour la direction, qui se refuse à tout commentaire. "Nous sommes en train d'examiner la décision de l'inspecteur du travail", explique Sophie Jayet, porte-parole d'Unilever France, maison mère de Fralib qui souhaite fermer le site de Gémenos. "On utilisera tous les recours nécessaires", ajoute-elle sans vouloir en dire davantage pour le moment.
Peut-être. Mais visiblement, si on se penche davantage sur la décision de l'inspecteur du travail, la direction risque d'avoir du pain sur la planche. Cette procédure de licenciement des salariés protégés, par ailleurs tout à fait classique lors d'une fermeture d'entreprise, a donc été entamée par la direction de Fralib, "dans le cadre de la mise en oeuvre du projet de restructuration industrielle", au même titre que l'ensemble des salariés du site. Procédure refusée donc par la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte) pour deux raisons : le motif économique et la validité du PSE.
"L'employeur a tronqué les constitutifs du PSE"
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