[L’été à la Valentine] Grands magasins et petites mains
On la connaît pour ses magasins à perte de vue, ses embouteillages et ses fast-food. Centre commercial avant tout, La Valentine n'en demeure pas moins un lieu de vie pour des milliers de Marseillais. Pendant l'été, loin des touristes, Marsactu arpente la zone. Deuxième épisode au côté des travailleurs, contraints eux aussi de s'adapter aux nouveaux modes de consommation.
Un livreur attend que son application lui propose une course sur le secteur. (Photo : LC)
Quand beaucoup de Marseillais bullent à la plage ou ont carrément fait leur valise, à La Valentine, été comme hiver, la grande fourmilière qu'est la zone commerciale doit tourner. Et donc maintenir la main d'œuvre présente en nombre, même si l'affluence tend à fluctuer au creux de l'été. Sous un soleil de plomb, on repère aisément Kenza et Cédric à leurs uniformes de vendeurs : chemises blanches manches longues et pantalon noir malgré la canicule. D'un coup de voiture, ils ont quitté la galerie marchande du Géant où ils travaillent pour un opérateur téléphonique et passent leur pause au fast-food, à quelques ronds-points de là.
"La Valentine, c'est très différent de Marseille, c'est plus calme", observe Cédric, natif du 12e arrondissement voisin. "Quand tu travailles ici, tu sors, tu fais tes courses, c'est pratique", prolonge sa collègue, qui a, elle, grandi en région parisienne. "Et puis c'est agréable, les gens ont des sous à dépenser", sourit Cédric, en bon commercial.
Les derniers chiffres de l'Insee commencent à dater mais, en 2014, on comptait 4000 salariés à La Valentine, en faisant l'une des zones de concentration d'emplois les plus importantes de la métropole, hors centre-ville. Ils sont vendeurs, conseillers, caissières, magasiniers, vigiles, serveurs, esthéticiennes, nettoyeurs de voiture, mécaniciens, femmes de ménage, ouvriers... et convergent tous les jours depuis tout Marseille et le reste du département pour y prendre leur service.
Sans surprise, quand on les interroge à la volée, beaucoup vantent le calme de la zone, sa clientèle aisée ou offrent leurs dernières estimations au doigt mouillé sur la fréquentation actuelle, jamais les mêmes que celle du voisin. On pointe les embouteillages monstres à l'approche de . . .
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C’est tellement calme qu’on y entend très bien les règlements de compte pas plus tard qu’hier.😎
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