L’État et la Ville jouent à la patate chaude avec la réussite éducative
Depuis des mois, les principaux partenaires de la politique de la Ville, l'État et la municipalité se chamaillent autour du programme de réussite éducative, censé prévenir le décrochage scolaire. L'Etat qui reprend le dispositif en gestion pointe la faiblesse du bilan. En attendant de changer de patron, les salariés se sentent abandonnés.
Une vue de l'escalier du passage de Lorette au Panier. Photo : Marin/Flickr
À la fin du mois de juin, les 17 salariés du programme de réussite éducative (PRE) ne sont pas certains d'avoir besoin d'une trousse et d'un cartable à la rentrée. Et pour cause, ils n'auront pas tous un emploi à cette période. Depuis des mois - voire des années - la municipalité et l'État jouent à la patate chaude avec ce dispositif particulier de la politique de la ville. Mis en place à titre expérimental en 2005, ce programme vise à prévenir le décrochage scolaire en mettant en place des actions individuelles de suivi pour les élèves repérés par l'éducation nationale.
La démarche est fort louable : de 2 à 16 ans, chaque enfant est suivi par un référent en accord avec les parents. Ce dernier réalise un premier diagnostic et des préconisations. Celles-ci sont ensuite soumises à une équipe pluridisciplinaire de soutien composée de représentants des différentes institutions (caisse d'allocations familiales, structures sociales, département, éducation nationale, agence régionale de santé, éducateurs...). "Selon les cas, nous décidons ensuite de la mise en place d'une action spécifique soit sur le terrain de la santé, de l'action socio-culturelle, du suivi scolaire ou du social", détaille un salarié sous couvert d'anonymat. Une partie du dispositif passe également par des associations partenaires.
La rage et la mort du chien
Au fil des années, le programme de réussite éducative a évolué au gré des changements de politique nationale et des décisions conjointes des deux tutelles réunies au sein du groupement d'intérêt public qui pilote la politique de la ville à Marseille. Avec, à chaque changement d'orientation, un sentiment diffus d'échec pour les équipes en place. "Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage. C'est comme ça que nous l'avons vécu en interne", reprend le même salarié.
En 2015, avec l'arrivée de la métropole et "la montée" de . . .
Le Dros, le CCAS de Marseille et l’Agam travaillent actuellement sur la thématique « des décrocheurs » en région Paca, il serait peut-être intéressant de les contacter.
Bien à vous,
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