Les Z'animaux ne sont pas sur la paille

À la une
le 25 Jan 2013
18

Un zèbre rose trône face au Pavillon M peint par le marseillais Guy Tempier. L’œuvre a été financée par Brescia Invest. Un peu plus loin, l’éléphant de l’Open 13 pose fièrement. Dans un tout autre genre, le Sofitel Vieux Port a acquis le cerf renversé de Luc Dubost. Treize animaux occupent depuis la semaine dernière le centre-ville, rencontrant un vrai succès public. Ils seront quarante d'ici la fin de l'année. Customisé par des artistes marseillais, chacun d'eux a pour propriétaire une entreprise marseillaise. Ça vous rappelle quelque chose ?

En 2007, les vaches en résine de la Cow Parade avaient envahi Marseille, suivies en 2010 par les Cool Globes. Deux belles initiatives certes, mais de qui ? Elles ont été organisées par une société marseillaise d’événementiel, Twins et les deux mêmes compères : Didier Girard et Nicolas Leccia. Le premier, ancien agent de joueurs, est notamment l'initiateur d'OM Foot Village tandis que le second entrepreneur est par ailleurs “consultant mécénat pour Marseille Provence 2013”. Si les deux hommes se retrouvent dans cette nouvelle opération ce n'est pas seulement par goût de la résine colorée mais parce que ça rapporte gros.

Mammouth sous​ galet

Pour les ruminants de 2007, la martingale était mâtinée d'humanitaire. L'idée de base n'était d'ailleurs pas d'eux mais une opération mondiale dont ils étaient les franchisés pour Marseille. Le dispositif est le suivant : acquises par des entreprises pour 7500 euros pièce, elles sont ensuite décorées par des artistes payés par l'entreprise, avant d'être vendues aux enchères au profit d'associations caritatives. La société organisatrice, Twins, fait donc office d’intermédiaire et empoche au passage un pactole intéressant. Dans un premier temps, Twins touche 472 500 euros pour les 63 oeuvres puis 25% du montant des enchères. Celles-ci se sont élevées à 540 000 euros. Un véritable jackpot qu'ils ont reproduit à l'identique pour les Cool Globes, là encore un concept franchisé.

Le schéma financier semble légèrement différent pour les Z’animaux. D'abord, Twins s'est libéré de la franchise même si le principe de base est le même : les entreprises achètent les pièces vierges puis choisissent parmi une liste donnée un artiste pour les décorer. Pour les Z’animaux, le prix de vente aux entreprises est toujours de 7500 euros, mais Nicolas Leccia affirme "qu'aucune vente aux enchères n’est prévue pour l'instant"Parmi les entreprises ayant financé l’initiative des Funny Z’animaux se trouve Elior, grand groupe de restauration collective et scolaire. Pour Arnaud Broquefeuille, directeur du développement, il s’agit "d’un investissement d’Elior dans la communication pour valoriser son image". Même argument de la part du Sofitel Vieux Port. Jusque là, rien d’étonnant. Les montants des sommes injectées par les entreprises partenaires restent confidentielles.

Les statues viennent de la même usine en Pologne, Ola Création. Pour quelle somme ? “Vous n’avez pas le droit de me demander combien nous achetons les statues brutes”, s’insurge l’organisateur. Contactée par nos soins, l’usine polonaise n’a pas voulu non plus révéler le prix par exemple d'un rhinocéros. En revanche, une entreprise aixoise est nettement plus diserte. Et pour cause, selon ses dires, elle bénéficie d'un contrat d'exclusivité avec l'usine polonaise et reproche à Twins de l'avoir court-circuitée pour les Funny Z'animaux. Elle donne donc des prix indicatifs avant négociation : si le rhinocéros brut est vendu 2 900 euros hors taxe au public, une vache vaut entre 600 et 700 euros. On peut penser que Twins a obtenu un prix bien inférieur.

En l'absence de vente aux enchères, on pourrait considérer que Twins est un simple intermédiaire sans culbute exagérée. Pas si simple. En effet, derrière les 40 Z'animaux, se cache un Funny zoo : Twins installera une centaine d’animaux monochromes, qui occuperont les anciennes cages du zoo de Longchamp jusqu’à fin 2014. La société fait ainsi d’une pierre, deux coups.

Le renard et le bouc

Les animaux du Funny Zoo ont été présentés en grande pompe au mois de décembre en présence du maire de Marseille. Jean-Claude Gaudin voulait sans doute remercier la société de sa générosité : selon Nicolas Leccia, "ce sont les profits dégagés de la vente des 40 animaux customisés de Funny Z'animaux qui financent ceux du Funny Zoo". C'est pourtant une constante dans ses projets : les collectivités participent au financement via l'achat d'oeuvres. La communauté urbaine comme la mairie ont mis au pot en échange de Z'animaux. Les mêmes avaient déjà acquis des globes et des vaches. Le conseil régional avait lui versé, contre trois sphères, une subvention de 52 000 euros.

De généreux mécènes, publics comme privés, pour des porteurs de projets bien introduits. Ancien de Kaufman & Broad, Didier Girard est administrateur de l'office public de HLM de la ville de Marseille, décrit comme en 2004 "proche de Jean-Claude Gaudin" par l'Equipe. L'attachée de presse des Funny Z'animaux est également celle de Roland Carta, dont la société a craqué pour un kangourou.

Dans le dossier de presse de l'opération, aucune mention du moindre euro. D'ailleurs, Nicolas Leccia est plutôt évasif sur la participation financière des partenaires publics et privés de Funny Zoo. Certains aspects du financement sont pourtant plus que flous. En effet, lors du conseil municipal de mars 2012, il est décidé que la somme de 41 806 euros hors taxes serait allouée à la société Twins "pour l’organisation et la promotion de l’opération Funny Zoo".

A ce propos, Nicolas Leccia ne se démonte pas et dit que cette somme correspond "à la participation de la Ville qui a acheté quatre animaux customisés par des artistes”. Soit 30 000 euros, auxquels s’ajoutent la rémunération des artistes. Mais ce n'est pas une pratique très habituelle de financer un achat public en le cachant sous un autre objet dans une délibération votée en conseil municipal. Jointe par nos soins, la Ville n'a pas souhaité éclaircir cet aspect. Impossible de savoir non plus pourquoi une association baptisée du même nom et logeant à la même adresse aurait touché 25 000 euros de subventions de la région en 2011. Le patron de Twins se dit totalement étranger à cette affaire.

Pour Nicolas Leccia, le but officiel du Funny Zoo est désintéressé : "En tant que Marseillais, cela nous tenait à coeur de mettre en avant le zoo de Longchamp en y installant des animaux en résine". Quand le coeur se met à parler difficile d'évoquer l'aspect financier ? C'est d'ailleurs la réponse de l'adjointe aux emplacements quand on on l'interroge sur la mise à disposition gratuite de l'espace public. Martine Vassal s'insurge : Intéressez-vous plutôt à l’aspect culturel des Z’animaux plutôt qu’au financier !” Vive la politique de l'autruche.

Un zèbre rose trône face au Pavillon M. Peint par le marseillais Guy Tempier. L’œuvre a été financée par Brescia Invest. Un peu plus loin, l’éléphant de l’Open 13 pose fièrement. Dans un tout autre genre, le Sofitel Vieux Port a acquis le cerf renversé de Luc Dubost. Une quarantaine d’animaux occupe depuis la semaine dernière le centre-ville. Ça rappelle quelque chose…

En 2007, les vaches en résine de la Cow Parade avaient envahi Marseille, suivies en 2010 par les Cool Globes. Deux belles initiatives certes, mais de qui ? Elles ont été organisées par une société marseillaise d’événementiel, Twins et les deux mêmes compères : Didier Girard et Nicolas Leccia. Ce dernier est par ailleurs “consultant mécénat pour Marseille Provence 2013”. Que ce soit la Cow Parade, les Cool Globes ou les Funny Z’animaux, on dirait bien que ça rapporte gros.

Mammouth sous​ galet

Les vaches de la Cow Parade ont ensuite été vendues aux enchères au profit d’associations caritatives, permettant aux organisateurs de toucher un pactole fort intéressant. La société organisatrice, Twins, fait donc office d’intermédiaire. Pour mémoire, les vaches de la Cow Parade avaient été vendues 7500 euros aux entreprises – soit 472 500 euros pour les 63 pièces – puis aux enchères pour une valeur totale de 540 000 euros, dont la moitié a été reversé aux associations. Pour le coup, Twins a donc touché 472 500 euros pour les animaux (moins le prix d’achat des statues en résine), plus 25% du fruit de la vente aux enchères. Jackpot.

Le schéma financier semble légèrement différent pour les Z’animaux. Le principe de base est le même : les entreprises achètent les pièces vierges puis choisissent parmi une liste donnée un artiste pour les décorer. Pour les Z’animaux, le prix de vente aux entreprises est le même mais pour le moment, aucune vente aux enchères n’est prévue. Mais pour cette troisième initiative, les organisateurs ne sont plus soumis au principe de franchise, qui les obligeait pour la Cow Parade et les Cool Globes à reverser une partie des bénéfices à l’inventeur du concept.

Les statues viennent de la même usine en Pologne. Pour quelle somme ? “Vous n’avez pas le droit de me demander combien nous achetons les statues brutes”, s’insurge l’organisateur Nicolas Leccia. Contactée, l’usine polonaise n’a pas voulu dire combien valait par exemple un rhinocéros en résine. Mais une autre entreprise fabriquant des objets en résine, qui dit avoir un contrat d’exclusivité avec cette même usine et a donc été court-circuitée dans l’affaire, donne des prix indicatifs : si le rhinocéros brut est vendu 2 900 euros hors taxe au public, une vache vaut entre 600 et 700 euros. Et ça, c’est avant négociation. On imagine donc que Twins s’est fourni pour un prix bien inférieur.

Twins ne s’arrête pas la puisqu’à la suite des 40 funny z’animaux du centre ville viendront une centaine d’animaux en résine, monochromes pour le coup, qui occuperont jusqu’à fin 2014 les cages du zoo de Longchamp. La société fait ici d’une pierre deux coups.

Le renard et le bouc

Parmi les entreprises ayant financé l’initiative des Funny Z’animaux se trouve Elior, cador de la restauration scolaire. Pour Arnaud Broquefeuille, directeur du développement, il s’agit “d’un investissement d’Elior dans la communication pour valoriser son image”. Même argument de la part du Sofitel Vieux Port. Jusque là, rien d’étonnant. Les montants des sommes injectées par les entreprises partenaires restent donc confidentiels. Mais comment sera financée la centaine d’animaux en résine qui occuperont les cages du Parc Longchamp jusqu’à fin 2014 ? Selon Nicolas Leccia, “ce sont les profits dégagés de la vente des 40 animaux customisés” qui seront réinjectés. Les partenaires officiels, parmi lesquels Suez, Elior et la Ville de Marseille, participeront  également au financement.

Pour ce qui est des sommes allouées par les collectivités publiques (Ville de Marseille et Marseille Provence Métropole) c’est l’opacité totale. Selon l’organisation, “la ville a participé en achetant quatre animaux”, soit 30 000 euros, auxquels s’ajoutent la rémunération des artistes. Lors du conseil municipal de mars 2012, il est décidé que la somme de 41 806 euros hors taxes serait allouée à la société Twins “pour l’organisation et la promotion de l’opération Funny Zoo”. Un peu brumeux tout ça, non ? D’autant plus lorsque l’on sait la proximité de Didier Girard avec Gaudin. Pour l’initiateur du projet, Nicolas Leccia, le but officiel du Funny Zoo est tout autre : “Ce qui nous a paru intéressant était de mettre en avant le zoo de Longchamp en y remettant des animaux en résine”. Il était impossible d’opter pour de vrais animaux, pour des raisons de conformité, le filon était donc tout tracé. Ajoutez à ce flou artistico-financier la mention de Twins (domiciliée à la même adresse) qui aurait reçu 25 000 euros de subventions aux associations de la part de la région en 2011 et vous aurez un beau bazar. Mais peut-être cette liste est-elle erronée.

“Intéressez-vous plutôt à l’aspect culturel des Z’animaux plutôt qu’au financier !” s’indigne Martine Vassal, adjointe au maire aux emplacements (UMP), lorsqu’on l’interroge sur le financement de ce zoo en résine. On ne touche pas aux z’animaux ! Une idée d’initiative du genre à soumettre à Didier Girard et Nicolas Girard pour récidiver en 2014 et refaire une belle opération marketing ?

Pour le plaisir (et pour savoir si vous investirez dans la prochaine affaire de Girard et Leccia), voici leur argumentaire pour les Cool Globes. Les pages 12, 13, 14 valent le détour :

Article en accès libre

Soutenez Marsactu en vous abonnant

OFFRE DÉCOUVERTE – 1€ LE PREMIER MOIS

Si vous avez déjà un compte, identifiez-vous.

Commentaires

L’abonnement au journal vous permet de rejoindre la communauté Marsactu : créez votre blog, commentez, échanger avec les autres lecteurs. Découvrez nos offres ou connectez-vous si vous êtes déjà abonné.

  1. citoyen marseillais citoyen marseillais

    Ces Z’animaux sont une trés bonne idée !! Dommage qu’une nouvelle fois cette bonne idée et ce beau projet soit terni par les magouilles financières de GAUDIN-CASELLI et VAUZELLE

    Signaler
  2. lejust lejust

    excellent article, très enrichissant ! JC Gaudin nous prend vraiment pour des buses…

    Signaler
  3. Electeur du 8e Electeur du 8e

    Quelle opacité ! Conclusion : comme toujours avec M. Gaudin, l’argent et l’espace publics sont destinés aux « amis. » Marseille n’est plus dirigée par ses élus, mais quelques entrepreneurs dont l’objet social n’est probablement pas l’intérêt général…

    Mais l’argumentation vaseuse de Bécassine Vassal montre à quel point l’équipe municipale actuelle méprise les Marseillais.

    Signaler
  4. ALAIN PERSIA ALAIN PERSIA

    Bravo Marsactu pour avoir lever ce lièvre! Encore une bande de copains copains qui se servent sur le dos des finances publiques .Encore un plan louche des duettistes CASELLI -GAUDIN !
    L’ère GAUDIN aura été gangrénée par de tels agissements .Quant à VASSAL comme MORAINE , elle récite ce que lui dicte le cabinet du Maire. Il est vrai qu’en remerciements pour services rendus GAUDIN a promis à MORAINE la mairie du 6/8 et à VASSAL le poste de députée européenne.

    Signaler
  5. Anonyme Anonyme

    Les copains et les coquins démasqués ! On n’a rien contre les animaux, au contraire (même si l’année de la capitale culturelle on eut aimé une expression plus…artistique), mais c’est opaque (pire qu’à l’OPAC), et malsain ! beurk Gaudin et sa clique

    Signaler
  6. miloudb2 miloudb2

    Oh là là comme si c’etait la première fois qu’il y avait des magouilles c’est lié à l’espece humaine que voulez vous. Un grand socialiste un certain Jaures a meme dit une fois que pour changer la sociète il faudrait pouvoir changer le coeur de l’homme; pour ma part je pense que 1)toute personne ayant exercé une fonction élective devrait devenir inelligible pour les 7 années suivantes2)un mandat une personne plus de cumul possible. 3)toute personne briguant un mandat doit démissioner de toutes fonctions qu’elle occupe. Apres on peut rédiger une nouvelle constitution. allez vaye viens on se prend un pastis cordialement M

    Signaler
  7. savon de Marseille savon de Marseille

    Superbe article . Beau travail d’investigation.
    Mais on n’en saura pas plus … -hélas – car échafauder le bilan financier précis de l’opération reviendrait à décortiquer le maillage et la mécanique du business. Un vrai jeu de poupées russes! Encore bravo pour l’article.

    Signaler
  8. Johnny Johnny

    Marre de ces magouilles, quand on voit ces animaux « en bois », on se doute qu’il y a un truc pas clair dessous. Ils nous prennent vraiment pour des buses, ou des ânes (enfin, des animaux qu’on ne met pas au zoo…)

    Signaler
  9. Anonyme Anonyme

    Encore vous n’avez pas vue , la série des enfants du bon Dieu,que vous devrez prendre pour des cansrds sauvages.
    Du pur art.

    Signaler
  10. KaossPat KaossPat

    La moitié de ces animaux étaient déjà à l’OPEN 13 en février 2012…

    Et on se souvient de toutes les vaches multicolores dans Marseille en 2011.

    Pour l’instant MP2013 c’est (presque) uniquement une compilation de ce qui existait déjà avant…

    Signaler
  11. lionel13 lionel13

    merci pour votre article tout a fait objectif et particulierement bien renseigné. vous avez fait un excellent travail d’investigation!! comme touours on retrouve les methodes habituelles a marseille une majorite qui brouille les cartes, mele argent et espaces publics avec les interets prives de quelques amis, meprise ses concitoyens ou les medias en cas de grogne ou simplement de question legitimes… le tout accompagne d’une opposition manquant singulierement de peps, voir inexistante… c’est malheureux a dire mais : « bienvenue a marseille… »

    Signaler
  12. Anonyme Anonyme

    Peut-être avez-vous une information sur une immense communication publicitaire recouvrant un échafaudage angle Canebière et rue Paradis, face à la chambre de commerce, affiche mêlant publicité pour les fringues d’une boutique de prêt à porter, Marseille 2013 et « rendez-vous au pavillon M » ??? ça fait quelquefois que je regarde ce truc, et les bras m’en tombent

    Signaler
  13. piéton marseillais piéton marseillais

    Je suis allé voir, et la première chose qui m’a sauté aux yeux c’est l’intitulé : funny zoo, le zoo fait son come back ! huit mots, quatre anglicismes. Très bon début pour l’année culturelle à Marseille. Quand je suis arrivé c’était déjà la désolation : l’éléphant avait perdu la tête, les chevaux gisaient au sol les jambes cassées, le tyranosaure était littéralement explosé, etc. Un véritable carnage. Pourquoi n’y a t-il pas eu un minimum de surveillance ou de protection? Comme toujours à Marseille l’intendance ne suit pas : on lance une idée et on laisse courir. Dans ce cas précis,il s’agit tout de même, une fois de plus, de l’argent du contribuable qui est jeté par les fenêtres.

    Signaler
  14. Anonyme Anonyme

    Dire que des pauvres commerçants ambulants payent des fortune a Mme Vassal pour avoir un emplacement.
    Mais Mme Vassal était en Ecole de commerce avec mr Girard , cela aide
    et en plus ces animaux sont en location et en 2014 zou il partiront du Zoo
    Et dire aussi que certaines PME qui n’ont pas d’amis doivent passer par les marché publics et faire des prix trés bas sous peine de mourrir

    Signaler
  15. habitante du 7ème habitante du 7ème

    Les « z’animaux du Funny Zoo » (bravo la langue française et la culture) ont été à plusieurs reprises massacrés et « restaurés » (comprenez recollés avec du scotch). C’était prévisible : la nuit le jardin Longchamp abrite une faune qui n’est pas en résine, on s’y bat, on s’y drogue, on y boit, on y fait ses besoins, et bien sûr on y détruit tout ce qui peut l’être. Pour 2013 la Ville a investi des millions d’euros dans l’ancien jardin zoologique sans compter les frais de restauration et d’entretien.Mais on a pas investi un centime pour la surveillance et le gardiennage. Bizarrement aussi s’agissant d’un jardin, on a pas investi un centime pour l’aspect végétal, en faisant ainsi une curiosité inédite : le seul jardin en France où on plante du plastique. De l’argent d’autant plus jeté par les fenêtres que si mes renseignements sont bons, à court terme l’ancien zoo laissera place à un parking. Le béton au moins, ça dure….

    Signaler
  16. Marseille leve toi Marseille leve toi

    Et bien Didier Girard est en garde à vue dans l’affaire de l’OM et bizarement la presse ne site jamais son nom????????, comme quoi les relations ca aident

    Signaler
  17. Marseille au travail Marseille au travail

    @Marseille lève toi :
    Y’a pleins de gentilles z’agences de comm’ parties prenantes de ce juteux coup des z’animaux qui ne sont pas non plus citées dans cet article…

    Signaler
  18. JL41 JL41

    Ô Marseille, une ville inénarrable. Il nous manque un film de Kusturica sur notre bonne ville. L’article est un peu décousu (pas vraiment un reproche, c’est ce qui m’a fait penser à Kusturica) mais Marsactu a encore une fois fait du bon travail. Il ne manque que les dons des lecteurs, en attendant un abonnement, pour financer ce travail. Pour rester dans le zoo, nous sommes quand même un peu vaches de ne pas y penser.

    Signaler

Vous avez un compte ?

Mot de passe oublié ?


Ajouter un compte Facebook ?


Nouveau sur Marsactu ?

S'inscrire