Picon-Busserine : la Préfecture joue la médiation sur les nuisances liées aux chantiers

Actualité
le 22 Nov 2016
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Vendredi soir, trois préfets et de nombreux élus avaient donné rendez-vous aux habitants de Picon et de la Busserine pour faire le point sur les désagréments liés aux chantiers de la rocade L2 et la rénovation urbaine en cours. Le dialogue s'installe doucement.

La visite du quartier effectuée par les officiels début octobre. (LC)

La visite du quartier effectuée par les officiels début octobre. (LC)

Vendredi soir, une petite cinquantaine de personnes sortait au compte-goutte des salons de la préfecture. Une nouvelle étape dans le processus de dialogue exigé par les habitants de Picon-Busserine (14e arrondissement) s’y tenait, avec les responsables des différents chantiers dont ils subissent les nuisances au quotidien. Le préfet de région Stéphane Bouillon avait rassemblé tous les acteurs concernés pour une réunion solennelle, après une visite sur place menée le mois dernier par le préfet délégué pour l’égalité des chances Yves Rousset.

Étaient donc présents les responsables des principaux chantiers que subissent les résidents : les différents bailleurs sociaux en charge de la rénovation du bâti et la société de réalisation de la L2 (SRL2) dont le chantier passe au milieu des cités. Mais aussi des élus, Arlette Fructus, adjointe (UDI) en charge de la rénovation urbaine -et nouveauté – Richard Miron adjoint (LR) aux sports élu dans le secteur ou encore Henri Jibrayel, député socialiste dont la circonscription englobe ces cités. Plusieurs représentants associatifs portaient de leur côté la parole des habitants, le tout sous l’égide des trois préfets Stéphane Bouillon, Yves Rousset et Laurent Nunez, préfet de police.

Un aréopage impressionnant pour des débats qui ont tourné autour de questions proches de la réunion de syndic : réfection des balcons, goudronnage de certaines voies, remise en état de l’éclairage public, sécurisation des chantiers, mise en place du chauffage collectif… Tous les acteurs institutionnels en sont ressortis visiblement confiants. Sur les marches de la préfecture, Inouk Moncorgé, directeur de la SRL2 s’est félicité d’un “bon dialogue” au cours duquel il a pu présenter des propositions – la pose de ralentisseurs sur le passage des camions par exemple – ainsi que des photos de réalisations déjà achevées. Arlette Fructus a souligné de son côté des “avancées” permises notamment grâce aux retours des groupes de travail mis en place sur les différentes thématiques depuis cet été.

“La façon dont la concertation a été organisée n’a pas été suffisante”

Yves Rousset, préfet délégué pour l’égalité des chances, affichait aussi sa satisfaction. “On a rétabli une relation de confiance qui n’était plus là. Face à leur revendications, la réponse institutionnelle permet de dire : on est là”. Et l’ordre du jour très concret permettra, explique-t-il, de se pencher par la suite sur des sujets plus globaux tels que l’emploi et l’insertion dans ces quartiers. Du côté des acteurs officiels, un air de mea culpa s’est donc fait entendre. “La façon dont la concertation a été organisée n’a pas été suffisante”, reconnaît Yves Rousset, tandis qu’Arlette Fructus espère voir les conseils citoyens récemment mis en place permettre de “l’améliorer”.

À la fin des échanges, qui ont duré plusieurs heures, les représentants des habitants ont aussi affiché des mines rassurées, bien que prudentes. “Il y a eu une toute petite avancée, un espoir”, analysait une habitante. “La pêche ne m’apparaît pas miraculeuse, commentait pour sa part Pierre Lézeau, membre de plusieurs associations du grand Saint-Barthélémy, un peu plus virulent. À un moment, il va falloir dire aux bailleurs leurs obligations. Pour un problème de chauffage, le préfet doit nommer un médiateur ! L’avancée, c’est que ce processus de dialogue organisé par le préfet ne s’arrête pas ce soir”. Le petit groupe d’habitants est reparti vers le nord de la ville avec l’espoir de “ne plus être seuls face aux chantiers”. Une prochaine réunion pour faire le point est prévue pour la mi-janvier. Entre temps, une commission se réunira pour évoquer la question du chauffage collectif dans les résidences.

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