L’épidémie de pneumocoque, le syndrome des détachés du port

Actualité
le 4 Fév 2020
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Les seize cas de pneumocoques détectés au sein de la réparation navale mettent en lumière le recours aux travailleurs détachés sur la forme 10 du port de Marseille ainsi que leurs conditions de travail. L’entreprise qui exploite le chantier renvoie la balle vers l’armateur.

L'enjeu

L'ARS pointe les conditions de travail et l’autarcie des chantiers comme cause de transmission de la bactérie. Un cas qui illustre l’importance des travailleurs détachés dans la réparation navale.

Le contexte

Près de 4000 travailleurs des chantiers navals sont invités à se faire vacciner après la détection de 16 cas d'infection à pneumocoque.

Le scénario ferait un bon début de film catastrophe. Pendant qu’un nouveau virus venu d’Asie est sous haute-surveillance à Carry-le-Rouet, une épidémie de pneumocoque se déclenche à quelques kilomètres de là, sur les chantiers de la réparation navale de Marseille. « Il y a 16 cas confirmés qui sont traités et vaccinés, un cas est […]

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Rémi Baldy
Pierre Isnard-Dupuy
Journaliste.

Commentaires

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  1. Cbastien Cbastien

    Ben il faut mettre un plan de formation adapté pour les marseillais, non !

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    • Brallaisse Brallaisse

      Cela existe il y a même des lycées à Marseille qui font cela , mais visiblement le prix de nos jeunes est encore trop cher . Excuser moi, remplacez prix par salaires.

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  2. Tarama Tarama

    Comment, ces milliers d’emplois promis par la réparation navale et subventionnés à coup de millions d’euros d’argent public ne seraient en fait que de la poudre aux yeux et de l’exploitation de pauvres venus d’ailleurs ?
    On nous aurait menti ?

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  3. Pascal L Pascal L

    Pas d’emploi, OK, mais des retombées !
    Poussières, pollutions, bruits et maintenant des bactéries.

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    • Jacques89 Jacques89

      Il faut rappeler aussi que les composés organostanniques contenus dans les peintures antifouling (sur la coque des bateaux) sont interdits en Europe depuis 2003… mais pas dans le reste du monde (et la Norvège n’est pas dans l’UE). Les pauvres bougres qui poncent ces peintures sans protection risquent forcément d’avoir des problèmes respiratoires. Les CNM ont-ils demandé les documents nécessaires pour prendre les précautions qui s’imposent?

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  4. bernard bernard

    Monsieur Hardelay est agacé mais ce n’est pas la première fois que cet accueil de main d’oeuvre flottante et cosmopolite (13 nationalités sur 16 malades – chiffres les plus bas parmi ceux déja publiés dans la presse -c’est beaucoup) se produit même si l’effectif est cette fois ci très important .Les autorités le savaient : préfecture, police aux frontières , GPMM et capitainerie . Elles auraient dû se saisir du problème de formation et de stabilisation juridique d’un corps d’intermittents spécialisés avec un suivi médical sèrieux ( des références existant dans la législation française). Elles vont devoir le faire.

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  5. pierre-yves pierre-yves

    Une question secondaire à la lecture de cet article très intéressant : Pourquoi laisse t’on des bateaux se transformer en hôtels flottants comme si la ville ne pouvait accueillir ces travailleurs ?
    Cela a une incidence sur la pollution car ces bateaux ne sont pas reliés à l’électricité.

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  6. Brallaisse Brallaisse

    Il faut savoir que le monde maritime est une zone pratiquement de non droit et vous avez à faire à des fournisseurs de main d’œuvre qui sont de véritables marchands d’hommes . Ceci expliquant cela et tout le monde se met les anchois devant les yeux.

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    • pierre-yves pierre-yves

      Je découvre tout cela et j’avoue que mes bras m’en tombent.

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  7. Brallaisse Brallaisse

    Nous nous émouvons à juste titre du travail des enfants dans les pays asiatiques ou africains pour des grandes marques de textiles , et effectivement nous avons chez nous , devant nos fenêtres des pratiques de gestion d’êtres humains pas jolies, jolies. Alors la palourde dans l’étang de Berre c’est important mais il faut relativiser.

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