Le réaménagement de l’anse du Pharo se précise, non sans surprise

Décryptage
le 22 Fév 2021
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Relancé il y a quelques semaines par la métropole, le projet de transformer la petite crique sous le palais du Pharo en village d'entreprises nautiques déclenche déjà des critiques. Les professionnels du nautisme parlent d'une opération "ubuesque".

L'anse du pharo est aujourd'hui principalement occupée par les entreprises de réparation navales. (Photo : Rémi Baldy)

L'anse du pharo est aujourd'hui principalement occupée par les entreprises de réparation navales. (Photo : Rémi Baldy)

Le lieu est aussi historique que secret. Côté mer, on l’aperçoit depuis la passe du Vieux-Port en bateau. Côté terre, une anodine route avec du stationnement sauvage des deux côtés y mène. C’est l’anse du Pharo. L’endroit étonne. En plein centre-ville, la crique semble être presque à l’abandon. Les bâtiments pas vraiment reluisants abritent des entreprises. On trouve ainsi deux chantiers navals artisanaux, Sainte-Marguerite et Borg, le fabricant la Voilerie phocéenne et le club de plongée du groupe de recherche archéologique sous-marine (Grasm).

L’attrait du lieu n’échappe pas aux politiques qui réfléchissent depuis longtemps à un réaménagement. La métropole, gestionnaire des ports, vient de ressortir le projet des cartons avec la Soleam, aménageur public et futur gestionnaire du site. Le but est de faire de l’anse un village d’entreprises d’artisanat de réparation navale”. À peine le projet annoncé, les premières réactions ne se sont pas faites attendre. Au conseil métropolitain de jeudi, Guy Teissier (LR) a demandé que le dossier soit retravaillé. “Le sujet me tient à cœur parce que je l’avais initié il y a six ans à la tête de la communauté urbaine [ndlr : remplacée depuis par la métropole]”, rappelle-t-il avant de mettre les pieds dans le plat : “Il faut revoir le projet et le reprendre dans l’esprit de ce que j’avais proposé à l’époque“. Une proposition qui s’était depuis “endormie dans les casiers” de l’aveu même de l’élu.

La nouvelle mouture prévoit quatre bâtiments, une digue, une contre-jetée, deux pontons, un aménagement du terre-plein de l’anse et une grue de levage pour sortir les bateaux. La route est également repensée pour faciliter la circulation. Le tout pour huit millions d’euros, répartis à parts égales entre la métropole et la Soleam, en plus des trois millions d’euros déjà engagés pour déblayer le terrain. Le chantier doit débuter mi-2023 pour une livraison en 2025.

Plan anse du Pharo. (Image : Soleam)

La grue de la discorde

Parmi les points de crispation soulevés par Guy Tessier, la grue de levage cristallise les désaccords. “Je ne crois pas qu’elle cela soit nécessaire, nous avons déjà installé beaucoup quand j’étais à la communauté urbaine“, signale l’élu. Pour Patrick Biaggini, secrétaire général du groupement des professionnels du nautisme métropole Provence, le projet est tout simplement “ubuesque“. L’association qui revendique 70 adhérents assure ne pas avoir été consultée sur ce réaménagement. “Tous les clubs du Vieux-Port ont déjà leur propre grue, les ports de Corbière et de la Pointe-Rouge offrent déjà ce service. Si une étude de besoin a été réalisée, c’est avec un chien d’aveugle“, s’agace Patrick Biaggini.

Ces réactions étonnent Lionel Royer-Perreaut, président de la Soleam. “Une étude comparative a été faite en juin 2017 par le bureau Earth Case, il en est très clairement ressorti qu’il y avait un besoin sur la petite et moyenne plaisance. Le projet a ensuite été voté par la métropole en octobre 2017 par l’ensemble de la majorité“, déroule-t-il. Celui qui est aussi conseil métropolitain LR souligne “qu’il s’agit d’un projet à taille humaine qui n’aura pas un développement démesuré, je ne crois pas qu’il viendra concurrencer le secteur et même si c’était le cas ça ne ferait pas de mal“.

Les ports sont gérés par des incompétents

Patrick Biaggini, groupement des professionnels du nautisme

Au-delà de la seule anse du Pharo, Patrick Biaggini critique la gestion politique des espaces portuaires. “Tout est fait à l’envers, il faut d’abord prioriser les sujets. J’en ai marre que les instances nous demandent des projets qui n’aboutissent pas. Patrick Boré [vice-président LR aux ports en 2017, ndlr] nous avait demandé nos idées dans le cadre d’un livre bleu mais rien n’en est finalement sorti. Les ports sont gérés par des incompétents”, appuie le secrétaire général du groupement des professionnels du nautisme métropole Provence. On peut d’ailleurs s’étonner que la Soleam, une société publique plutôt spécialisée dans l’aménagement urbain se retrouve à gérer une anse maritime via une concession de 25 ans. Mais pour Lionel Royer-Perreaut, “il s’agit d’une zone d’activité pas d’un port“.

La concurrence du Vieux-Port en ligne de mire

Dans l’anse du Pharo, le discours est radicalement différent. Denis Borg, à la tête du chantier éponyme installé dans l’anse depuis 1956, ne cache pas sa satisfaction. “Cela va permettre à tout le monde de se développer en faisant varier les entreprises sur place et de pérenniser cette zone économique“, défend-il. Au chantier Sainte-Marie voisin le son de cloche est le même. “Nous allons pouvoir travailler avec des sous-traitants sur place“, se réjouit le responsable Paul Codaccioni. Les deux dirigeants espèrent également que cette activité leur permettra d’attirer de nouveaux clients. Ils assurent que le marché est saturé. Ce que réfute Patrick Biaggini, qui évoque seulement “des pics d’activité“.

Autre argument avancé en faveur du projet, le projet d’organiser l’activité et de lutter contre le carénage au noir. “Ça ne structurera rien du tout, le black restera toujours moins cher“, balaie Patrick Biaggini. Le Vieux-Port, zone de chalandise immédiate avec le Frioul pour l’anse du Pharo, est notamment pointé du doigt. “Les aménagements ont été payés par MPM, c’est de l’argent public dont profitent des sociétés privées“, souligne Paul Codaccioni.

L’anse est nichée au pied du palais du Pharo. (Photo : Rémi Baldy)

Un ponton de trop et un terrain militaire

Voisin des chantiers, mais sur un tout autre domaine d’activité, le club de plongée du Grasm (groupe de recherche archéologique sous-marine) est le seul à s’inquiéter ici des plans dévoilés. “Un ponton est prévu devant notre zone, là où nous mettons nos bateaux et où la gendarmerie manœuvre aussi car c’est un terrain militaire”, s’inquiète Serge Ximènes, le président fondateur. La situation de l’association est un peu particulière puisqu’elle loue un bâtiment au ministère de la Défense et un autre à la Soleam pour son école européenne de plongée. Une rencontre avec l’aménageur est prévue sur le sujet. “J’espère en début de semaine“, glisse Serge Ximènes.

Pour Paul Codaccioni, le cas du ponton doit se régler. Car l’installation pourrait aussi directement impacter le chantier Sainte-Marie. “Ce n’est qu’une esquisse, je dois rencontrer les architectes à ce sujet car cette installation se trouverait dans l’axe de mes rails et m’empêcherait de sortir les bateaux de l’eau ou de les y remettre“, avance le dirigeant.

La difficile ouverture au public

Sentier au-dessus de l’anse du Pharo. (Photo : Rémi Baldy)

Au-delà de la partie économique du projet, le réaménagement prévoit également une partie ouverte au public. Elle concerne le petit sentier sauvage sous le palais du Pharo qui pourrait s’étendre jusqu’à l’accès routier à l’anse, un projet inscrit dans les aménagements du Vieux-Port en 2013 et tombé aux oubliettes. Le tracé slalome au niveau de la Voilerie phocéenne. “Je me demande comment on pourra assurer la sécurité du public et concilier cet accès avec les chantiers“, s’interroge Hervé Cordesse, le gérant. Pour Sophie Camard, maire des 1er et 7e arrondissements, le projet décidé est “un bon compromis” entre vie des entreprises locales et accès au public. “Dans le plan local d’urbanisme cette zone est identifiée comme une activité économique, note l’élue. L’architecte des bâtiments de France a aussi indiqué que la réparation navale artisanale sur ce site était un patrimoine à conserver“.

Ceux qui espéraient voir l’anse du Pharo plus accessible vont être déçus. L’idée d’en faire une plage, notamment exprimée dans notre Agora ainsi que dans notre carte “Tous maire” où le projet remportait un vif succès, ne verra pas le jour. “Ce n’est pas l’endroit idéal que cela soit à cause de la pollution ou de la sécurité“, tranche Sophie Camard. De quoi laisser l’anse encore secrète pour un bout de temps.

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Commentaires

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  1. Brallaisse Brallaisse

    On parlait de la disparition des films d’horreurs au cinema et de l’extinction de ce genre cinématographique. Que nenni! , à Marseille il est toujours d’actualité. Avec ce projet métropole/soleam, nous avons “Le retour de la Momie ” avec Guy TESSIER dans le rôle éponyme. Ahhhhhhhh!, quelle horreur.

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  2. Dark Vador Dark Vador

    Pour employer une expression “djeun” je kiffe vos commentaires Brallaisse!
    Je ne sais pas ce que votre pseudo veut dire mais je déguste toujours avec gourmandise vos interventions 😎

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    • Brallaisse Brallaisse

      Mal habillé , toujours la chemise dehors

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    • Jacques89 Jacques89

      On s’en doutait un peu mais pourquoi le “i” est-il mal placé…aussi?

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  3. kukulkan kukulkan

    ce projet revient à installer une cimenterie sur le mont saint michel
    le site est trop exceptionnel et central pour rester fermé au public ! une honte que les élus du PM se contentent de ce projet démesuré, qui ne vise non pas à conserver l’activité existante mais à la multiplier !! quel gâchis !

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    • Jacques89 Jacques89

      Possible mais la dépollution risquerait de coûter très cher au regard du nombre de baigneurs. Par ailleurs, ce type d’activité est peu compatible avec une cohabitation publique. C’est donc soit l’une soit l’autre. M’étonnerait qu’ils optent pour déménager l’activité. Quant à la grue, vous allez voir que Boré va se débrouiller pour faire financer un ascenseur par l’Etat, maintenant qu’il s’est rapproché de « la caisse ».

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    • kukulkan kukulkan

      qui peut penser que le nombre de baigneur sera faible ? même en plein hiver quand le ciel est bleu la plage des catalans accueille beaucoup de monde ! cette nouvelle plage rencontrera un succès certain !

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  4. LOU GABIAN LOU GABIAN

    moi ce qui me scandalise c est que marseille perde ses traditions : aucune marina n ‘est prevu

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  5. Brallaisse Brallaisse

    Ce qui est fabuleux dans cette ville et cette région , c’est que lorsque nos élu(e)s se rasent le matin , ils se disent en se regardant dans la glace , quelle connerie vais je pouvoir inventer aujourd’hui ?. Ils sont d’une inventivité redoutable , a contrario , ils sont nettement moins bons pour régler les problèmes qui semblent d’un abord plus simple. Il est vrai que tous sont dotés d’une intelligence au dessus de la moyenne et que les problèmes bassement matériels qui nous concernent tels que se transporter, s’éduquer, se soigner , se loger , des rues entretenues et propres semblent si futiles à leurs yeux par rapport à un télésiège , un pont transbordeur, un musée immergé aux Catalans , et tous les projets de grandeurs à venir, mais ils oublient toujours ce vieux précepte : “Du sommet des grandeurs trop élevées on ne descend pas, on tombe. ”
    Adolphe d’Houdetot 1853.
    MAlheureusement certains n’ont toujours pas compris.

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    • Jacques89 Jacques89

      « … se transporter, s’éduquer, se soigner, se loger, des rues entretenues et propres ». Un élu ça veut laisser sa trace pour la postérité. Leur « projet » c’est leur « bébé » comme ils disent. Comme la plupart ne peuvent plus en faire (des bébés) ils se rasent en pensant à autre chose… et “c’est nous qu’on paie” les transferts délirants.

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  6. Mistral Mistral

    Nous restons dans la logique de l’ancienne municipalité, la privatisation des espaces pour quelques privilégiés, parce que pour quelques travaux sur les bateaux il y a surtout beaucoup de barbecues et de fiestas dans ces batiments au bord de l’eau ! passez y le week-end et vous verrez, et même en plein confinement ils faisaient la fête sans respect des gestes barrières !

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  7. Pierre12 Pierre12

    Mais vous avez fini de râler !?

    Pour une fois qu’un projet recueille l’aval de tous, les professionnels sur site, les élus y compris celle du pm, vous n’êtes toujours pas contents.

    Le site est pollué, ce n’est pas moi qui le dit c’est sophie CAMARD, si l’on en faisait une plage, vous reprocheriez aux élus de ne pas en tenir compte.

    Vous reprocheriez aussi de ne pas soutenir les chantiers navals d’une ville qui est pourtant tournée vers la mer.

    Une pétition recueillant 250 signatures, ah oui c’est énorme pour une population de 840.000 habitants.
    Et si l’on gouvernait en tenant compte des pétitions, rien n’avancerait, c’est déjà d’ailleurs le cas, avec des gens qui se croient toujours plus forts que les élus et les sachant.

    Décidément, je vais vraiment finir par croire qu’ici, il n’y a que des frustrés.

    Si vous êtes si forts, faites campagne, présentez vous et faites vous élire, vous verrez c’est beaucoup plus facile derrière son téléphone ou son pc.

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    • Simon BECHELEN Simon BECHELEN

      Un endroit pollué peut se dépolluer… Sur le long terme et pour le bénéfice de tous, je pense que réfléchir et investir sur le choix de l’ouverture d’une plage pour tous est le bon choix. Il n’y a qu’à voir l’attrait touristique et surtout pour les habitants d’une plage. Combien de personnes sur la plage des Catalans???

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    • Pierre12 Pierre12

      Bah oui, ya ka, faut qu’on.

      Et les chantiers navals, vous les déménagez ou ?

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    • BRASILIA8 BRASILIA8

      Les professionnels du nautisme parlent d’une opération “ubuesque”.
      en lisant l’article ce n’est pas évident que les professionnels soient vraiment d’accord

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    • Pierre12 Pierre12

      « Dans l’anse du Pharo, le discours est radicalement différent. Denis Borg, à la tête du chantier éponyme installé dans l’anse depuis 1956, ne cache pas sa satisfaction. »

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    • Simon BECHELEN Simon BECHELEN

      Mais c’est normal, on va réhabiliter l’anse qui est son chez lui…
      J’ai pu constater lors d’une visite qu’il organisait (M. Borg est sympathique) que l’anse n’était pas dans un état extraordinaire…

      Je ne dis pas que ça ne bénéficierait pas à quelques uns mais que l’intérêt du plus grand nombre est ailleurs 🙂

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    • Pierre12 Pierre12

      C’est vrai mais ça ne répond pas à la problématique de trouver un autre espace pour les chantiers navals, avec les emplois qui vont avec…et qu’ils pollueront à nouveau.

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  8. Simon BECHELEN Simon BECHELEN

    “Ce n’est pas l’endroit idéal que cela soit à cause de la pollution ou de la sécurité“, tranche Sophie Camard.

    Je crois que vu les milliers de personnes qui s’agglutinent sur la plage des Catalans chaque été et dès qu’il fait beau, un aménagement en plage serait plus que souhaitable peu importe les difficultés rencontrées. Cela bénéficierait au plus grand nombre. C’est la version bétonnisation d’une plage de centre-ville ^^

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  9. PromeneurIndigné PromeneurIndigné

    8 millions d’euros , La rénovation de cette zone va coûter un pognon de dingue qui pourrait être beaucoup mieux utilisé ailleurs. Combien d’écoles insalubres, de logements indignes, de locaux pour migrants isolés pourrait-on créer avec cette somme, qui sera très probablement dépassée. Combien de kilomètres de pistes cyclables ? Etc. Décidément nos « décideurs » comme on dit au sud de la Méditerranée, même si ce sont des civils n’ ont toujours rien compris.

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    • Pierre12 Pierre12

      Heureusement que vous, vous comprenez tout, nous sommes sauvés !

      Pour votre information, la métropole ne finance pas les écoles (c’est la ville), ni les logements indignes (c’est la ville et encore, ce sont aux privés ou aux ophm)…
      Pour les pistes cyclables, ce n’est pas le financement qui manque, mais la faisabilité. Pour les logements pour migrants, beaucoup des lecteurs préféreront que l’on loge mieux les marseillais avant de loger les étrangers…et là encore ce n’est pas à la métropole de se charger de ce sujet.

      Et puis ce raisonnement qui consiste à dire, on devrait dépenser « ce pognon » ailleurs, vous mène à une ville male entretenue ou tout est laissé à l’abandon, et après on se plaint, vous le premier, que la ville a 30 ans de retard.

      Petit conseil pour que votre prochain commentaire soit plus « constructif », renseignez vous avant de jeter des paroles, des écrits, dignes du café du commerce.

      Amitiés.

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    • PromeneurIndigné PromeneurIndigné

      Bonsoir , merci de me tendre la perche ! Certes l’ entretien des écoles communales fait partie des compétences de la commune de Marseille . Le moins qu’on puisse dire c’est que pendant 25 ans il n’y a pas eu grand-chose fait. Mais le département et la métropole ne se sont pas privés d’intervenir lorsqu’il s’agissait d’écoles implantées dans « les fiefs » des élus de l’ancienne majorité. Par exemple dans le triangle Prado, Perrier, Paradis.

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    • Pierre12 Pierre12

      Qu’il n’y ait eu pas grand chose de fait pour les écoles, les logements indignes (200 immeubles au bord de l’effondrement à Paris), les migrants je ne sais pas, je ne peux pas trop vous contredire….les pistes cyclables, oui, sinon le lien avec l’aménagement de l’anse, je cherche, je ne le trouve pas.

      Pour votre parfaite information, le département sous jean nono a donné quelques centaines de milliers d’euros à la Ville en 16 ans et 8 mois de présidence…autant dire pas grand chose pour l’un des plus riches départements français. J’entendais d’ailleurs pas des cris d’orfraies à cette époque.

      Enfin, je ne pense pas que les écoles du « triangle d’or » soient mieux entretenues grâce aux subventions de la metropole…que la ville les entretienne plus oui, qu’elles soient plus respectées par les usagers aussi.

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  10. Brallaisse Brallaisse

    On doit bien pouvoir trouver une petite place à l’intérieur du GPMM, Borg est un magnifique artisan charpentier de marine ,mais ce n’est quand même pas les chantiers de l’Atlantique.

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    • Pierre12 Pierre12

      Le gars est là depuis des lustres, peut probablement revendiquer une propriété commerciale, bon courage si vous voulez le déménager au gpmm, qui dépend de l’état et qui s’en fou un peu des problèmes de plage de la ville.

      Vous rajoutez à cela que le gpmm ne disposera probablement pas d’une anse comme celle-ci, qu’il n’y a pas un mais plusieurs professionnels à déménager et que le projet a bientôt 10 ans et qu’à un moment il est bon d’avancer un peu, plutôt que de toujours tergiverser.

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  11. Dark Vador Dark Vador

    Cher Brallaisse, ultime mise au point et on passe à autre chose : j’ai activement recherché sur différents sites du parler Marseillais et n’ai rien trouvé sur votre pseudo… Ok les brailles sont les vêtements (débraillé-rembraillé) mais rien ne correspond à brallaisse… 😢

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    • LN LN

      Si je peux me permettre… Le i est mal placé et si vous y ajoutez le suffixe péjoratif d’exagération marseillais “asse” (pétasse, grognasse, poufiasse, bestiasse, bonnasse, brutasse, blondasse…) on peut imaginer alors braillasse/brallaisse, ça lui va si bien. Mais seul l’auteur peut nous l’assurer 😉

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  12. Brallaisse Brallaisse

    Deux petites remarques , Pierre12 , vous savez qu’au sein du GPMM il y a des chantiers navals , avec des grues, ces trucs qui servent à mettre les bateaux qui vont sur l’eau , ce qui me fait dire que cela ne serait pas totalement idiot que Borg , qui a ma connaissance ne fabrique ni des corvettes ou des escorteurs pourrait s’intégrer dans son environnement . C’est une idée , sans plus.
    Concernant LN , vous me plaisez et me décevez aussi beaucoup car vous oubliez dans votre liste de noms d’oiseaux mon préféré, celui que j’adore , dont la musique me ravît et c’est le mot que je hisse au dessus de tous les autres.
    Mais je vous comprends , petit cachotier , vous le gardez jalousement , vous le chérissez ce mot qui vous caractérise et vous définis , c’est celui de radasse.

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    • Pierre12 Pierre12

      Je suis certain que les établissements Borg seront ravis de rejoindre les chantiers navals dans le 15ème, alors qu’ils sont implantés dans l’anse du pharo depuis 1956….qui plus est avec des sociétés qui ne font pas du tout le même métier, du moins pas à la même échelle.

      Je vous laisse leur proposer, je suis impatient de connaître leur réponse 😉

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  13. Brallaisse Brallaisse

    Ce chantier aujourd’hui à u cette place me semble être une anomalie ,sans plus. En ce qui concerne les métiers de la navale à Marseille, je vais oser vous contredire,mais il y a vraiment toutes tailles d’entreprises. Après concernant le déménagement de la société Borg si vous lui offrez des moyens supplémentaires il peut réfléchir,et puis dans le 15 e, il y a des gens pas mal et qui bossent.
    Pour LN , le suffixe ASSE n’est pas marseillais mais français , après captation locale cela est sûr et doublé d’un provençalisme nous retrouvons nos fameux mots exagérés, comme ma réponse je n’allais quand même pas vous décevoir dans vos certitudes.Les gens adorent entendre ce qu’ils attendent.

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  14. BRASILIA8 BRASILIA8

    Pierre12 pour les pistes cyclables ce n’est pas un problème de faisabilité mais de volonté politique
    supprimer une file de circulation ou de stationnement pour la remplacer par une piste cyclable n’a rien de compliquer on l’a vu sur la Corniche où il a fallu 25 ans au politique pour se décider et 6 mois pour réaliser

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  15. Make OM Great Again Make OM Great Again

    Pollution des sols, ça se résout effectivement. Mais je crois que CAMARD parlait de la pollution des eaux. Avec les sorties d’eaux du Vieux-Port etc.
    Dans l’idéal, une nouvelle plage serait bien plus d’intérêt général qu’un endroit privatif, et en regard de la surfréquentation des plages du CV ce ne serait pas un luxe.
    Mais je ne crois pas qu’on puisse se baigner ici sans s’abimer la santé… Je n’attends qu’être (scientifiquement) contredis !

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  16. Tarama Tarama

    Il y a effectivement la qualité de l’eau qui doit être assez mauvaise à la sortie des ports, et aussi le fait d’avoir des baigneurs directement sur le chenal de sortie… Je ne suis pas sûr que ce serait une bonne idée vue le trafic maritime ici.

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  17. Brallaisse Brallaisse

    Et dire qu’il y a 55 ans l’on se baignait aux pierres plates,mais à cette époque je ne sais si l’eau était polluée ou non ,mais l’on s’amusait bien.

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  18. jasmin jasmin

    Merci à tous pour ce merveilleux moment de détente, j’ai ri à m’éclater la panse! C’est vraiment sympa ces discussions animées où on débat, et on se chamaille. C’est tellement Marseillais et Français! J’adore. En plus je perfectionne mon dialecte marseillais (j’ai vérifié radasse dans le dictionnaire, wow, Braillaisse, Really??).

    Enfin.
    Il me semble déduire de tout ce débat qu’il aurait été bien sympathique d’avoir cette anse comme plage, mais vue la pollution des eaux du port et le trafic fluvial, ça serait dangereux pour la santé et que dépolluer, ça serait les travaux d’Hercule. Donc une activité navale artisanale, même s’ils se tapent l’apéro le soir, c’est le moindre mal et ça sort de cette forme de taudis abandonné bien que si romantique et charmant, j’avoue. Tous ces endroits charmants et quasi abandonnés au bord de l’eau ressemblent au Brooklyn des années 80, qui a bien changé d’ailleurs. Ils auraient pu en faire un lieu de promenade, un parc littoral, un peu comme l’anse de Malmousque que les Légionnaires ont aidé à transformer. On n’est pas nécessairement contraint d’utiliser le littoral de Marseille pour faire de la réparation navale et polluer encore plus. J’aurais aimé voir plus d’industrie propre non polluante. Ils ont des think-tank à gogo pour trouver des solutions au lieu de se résoudre à emmener Borg, que tout le monde semble connaitre ailleurs; yaka fokon comme aime bien citer Pierre12.

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