Le dépistage du Coronavirus, un combat politique et sanitaire marseillais

Enquête
le 10 Avr 2020
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Grâce à l'IHU, les Marseillais peuvent se targuer d'être la population la plus dépistée au Covid-19 au monde. Cela a-t-il pour autant une incidence directe sur l'épidémie ? Il est trop tôt pour le savoir. En attendant, les initiatives de dépistages engagées par des mairies de secteur et par le département, posent des questions logistiques, scientifiques et même politiques.

Image d'illustration. Crédit : Synlab Provence.

Image d'illustration. Crédit : Synlab Provence.

Marseille, championne du monde du dépistage. Tel est le message que tient à faire passer l’IHU, l’Institut hospitalo-universitaire en maladies infectieuses de Marseille du désormais célèbre professeur Raoult qui a reçu la visite d’Emmanuel Macron ce jeudi. 2,5% de la population marseillaise a été dépistée [par l’IHU, ndlr] depuis le début de l’épidémie”, indique le site de l’institut qui n’hésite pas à placer la ville dans le palmarès des pays en pointe dans le domaine et à le transposer en graphique (voir ci-dessous). On y lit encore : “les Marseillais sont, de loin, la population qui a été la plus testée au monde, bien davantage que ce qui a été rapporté en Corée du Sud ou en Italie où actuellement, le nombre de prélèvements a augmenté de manière très spectaculaire.”

Source : IHU Marseille.

“Par ailleurs, parmi les 20 987 Marseillais testés, près de 3 486 étaient porteurs du virus, soit un taux de 16,6% de positifs. Cela montre bien l’utilité de ce dépistage”, conclut, lapidaire, l’IHU. Dépister un maximum, isoler, traiter. Voici la doctrine prônée par Didier Raoult. Une doctrine qui n’est pourtant pas celle mise en place à l’échelle nationale, pour le moment. Et qui pose question au niveau logistique, scientifique, voire politique.

Dépistage pour tous à Bagatelle

Une dame est venue et m’a dit qu’avant, elle ne m’aimait pas. Mais que finalement, elle avait changé d’avis en voyant tout ça. Je ne prétends avoir raison, mais je pense que c’est ce qu’il faut faire. Je préfère l’action risquée que la passivité assumée.

Yves Moraine, maire LR des 6/8 qui organise des dépistages.

À la mairie de Bagatelle, on dit avoir une confiance aveugle dans la méthode du professeur Raoult. Depuis ce mardi, le maire LR des 6e et 8e arrondissements a mis en place, grâce à un partenariat avec un laboratoire privé, un centre de dépistage éphémère dans l’immense jardin de sa mairie. Sur rendez-vous et muni d’une prescription, du moins en théorie, chacun peut s’y faire tester. “J’applique une politique de volonté publique pour que l’on sorte le plus vite possible de cette merde sanitaire et économique, dégaine Yves Moraine, qui a été lui même contaminé, dépisté puis traité par Didier Raoult, dont il est proche. Je veux contribuer à l’œuvre collective.”

Passé l’entrée du parc, exceptionnellement ouvert et contrôlé par des vigiles, le maire, candidat avec Martine Vassal aux municipales, accueille lui-même. Du personnel municipal invite ensuite à faire la queue en respectant les distances sanitaires puis à prendre place face à l’un des deux médecins bénévoles présents. Équipés de la tête aux pieds, ces derniers posent rapidement des questions, exactement les mêmes qu’à l’IHU, sur votre état de santé. Sur “le stand” suivant, des infirmières et étudiantes en médecine opèrent le prélèvement.

Stand de prélèvement pour le dépistage Covid-19 à la mairie du 6/8. Photo : Violette Artaud.

Et si vous n’avez pas d’ordonnance ? “Les médecins sur place rédigent une prescription après une rapide consultation, mais on ne souhaite pas le généraliser”, précise Yves Moraine. Les visiteurs dans ce cas seraient pourtant assez nombreux, nous précise-t-on sur place. Pas d’attente, pas de tri à l’entrée : que vous soyez soignant ou simplement curieux, se faire dépister à Bagatelle est simple comme bonjour. Fier de son action, le maire ajoute : “une dame est venue et m’a dit qu’avant, elle ne m’aimait pas. Mais que finalement, elle avait changé d’avis en voyant tout ça. Je ne prétends avoir raison, mais je pense que c’est ce qu’il faut faire. Je préfère l’action risquée que la passivité assumée.” Le maire espère ainsi permettre à 100 personnes par jour de se faire dépister. Mais toutes les mairies de secteurs ne sont pas à même de mettre au point un tel dispositif, que ce soit en terme de personnel ou d’espace (voir encadré). Aussi, dans sa propre famille politique, des voix s’opposent déjà à celles d’Yves Moraine.

“Caution humanitaire”

Lionel Royer-Perreaut, maire LR des 9/10 refuse ainsi d’établir un partenariat avec un laboratoire privé. “Sauf à ce qu’il soit désintéressé et piloté par l’Assistance publique ou une structure de type fondation, a-t-il déclaré à nos confrères de Made in Marseille. Un laboratoire privé accomplit un acte rémunéré sur la base d’une ordonnance délivrée par un médecin généraliste, comme lorsque l’on se rend dans un laboratoire classique. Organiser une opération de cette nature dans un lieu aussi symbolique qu’une mairie a du sens. Cela signifie que nous lui donnons une caution morale et même humanitaire.”

De son côté, Yves Moraine assure que l’opération “ne coûte rien, mais ne rapporte rien” au laboratoire partenaire, Alphabio. Un laboratoire choisi pour sa taille, il couvre toute la ville. Mais aussi “parce que je les connais”, assume le maire de secteur. Dans la convention qui le lie avec le laboratoire privé, une mention indique en effet qu’“Alphabio s’engage à reverser à une association humanitaire l’éventuel bénéfice qui serait réalisé dans le cadre de cette opération d’intérêt général.” Si aucune association en particulier n’est visée, Yves Moraine – qui ne peut vérifier les comptes du laboratoire rémunéré directement par la caisse d’assurance maladie – a bien une idée : “pourquoi pas l’IHU ?”.

Dans les autres mairies de secteurs

Le maire de Marseille a lui-même, par voie de communiqué, incité les autres maires de secteur à imiter l’initiative des 6/8. Un appel entendu par Sabine Bernasconi, maire LR des 1/7. Elle s’apprête en effet à ouvrir son “Centre Covid 1-7” dès ce vendredi. C’est un chemin que serait également prêt à prendre le maire LR du 11/12, Julien Ravier, tout comme la maire RN des 13/14, Sandrine D’Angio. Mais l’installation d’un tel dispositif n’est pas donnée à tous, que ce soit en terme d’espace ou de de personnel mis à disposition. Contacté, le directeur d’Alphabio précise que les salaires des médecins et infirmières ne peuvent être pris en charge par le labo qui se contente de récupérer les tests. Ainsi, certaines mairies de secteurs ont dénoncé un risque d’inégalité sur le territoire.

“Force est de constater qu’à l’heure actuelle, nous ne disposons pas des moyens humains, techniques et matériels pour réaliser une opération, hors de nos compétences, affirme dans un communiqué Roger Ruzé, maire des 15/16 et soutien du Printemps marseillais. Nous avons la volonté de participer activement à la logistique et à l’organisation de ce dispositif mais il est nécessaire que cela soit placé sous l’autorité du maire de Marseille, du préfet et de l’agence régionale de la santé.”

 

À l’IHU justement, on applaudit ce genre d’initiative. Comme depuis le début de l’épidémie, l’offensive politique est commune entre le professeur Raoult et la droite marseillaise.  “Multiplier les acteurs qui mettent en place le dépistage va dans le sens de ce qu’essaye de faire Raoult, c’est-à-dire le plus grand nombre possible de tests”, dit-on dans l’entourage du scientifique. Un avis que tous les spécialistes ne partagent pas. “Tester une personne qui a les moyens de se confiner et qui se doute qu’elle est positive est inutile, c’est dépenser de l’argent et de l’énergie pour rien. Surfer sur la peur des gens comme ça, ce n’est vraiment pas éthique”, oppose un professionnel du dépistage contacté par Marsactu, qui requiert l’anonymat. Pour les mauvaises langues, l’intérêt de l’IHU est ailleurs : “cela permet de fournir en cas positifs le protocole de Raoult”, glisse-t-on depuis une autre structure de santé au fait du sujet.

“Faire du buzz”

Les deux médecins bénévoles assis à l’ombre du petit chapiteau installé à Bagatelle sont eux convaincus de l’intérêt du dépistage de masse : “une personne dépistée positive, c’est une personne de moins qui risque de contaminer les autres”. Le docteur Emsallem relativise néanmoins : “on fait aussi cela pour rassurer. Ce que nous faisons ici n’a pas vraiment d’impact sur l’épidémie. Mais il faut commencer petit pour avoir plus gros. L’impact est plutôt symbolique. Il n’y a pas d’autres solutions que de dépister pour pouvoir déconfiner”.

Après une rapide consultation avec un médecin, les personnes qui se présentent à la mairie du 6/8 peuvent se faire dépister. Photo : Violette Artaud.

Ce dernier précise pourtant que cela vaut plus pour les tests sérologiques, qui permettent d’évaluer l’immunité et qui ne sont pas encore sur le marché, que pour les tests actuellement utilisés. “La sortie du confinement doit s’accompagner de tests de séroprévalence dans la population générale ou les clusters. La stratégies de dépistage est dépendante des volumes journaliers que l’on sera en capacité de faire dès le 1er mai”, a d’ailleurs fait savoir lors d’une conférence de presse organisée par l’Assistance publique des hôpitaux de Marseille (AP-HM) l’épidémiologiste Pascal Auquier, également président de la délégation de la recherche clinique. Mais il ne s’agit pas là des tests dits PCR utilisés actuellement, qui offrent uniquement la possibilité de déterminer si le patient est positif ou non, avec une marge d’erreur moindre, mais réelle. Peu importe, le second médecin de Bagatelle rejoint le premier : “il faut se rappeler que l’épidémie part d’une seule personne. Même si ce que l’on fait ici est merdique, chaque petit niveau a son intérêt. Et puis cela permet de faire du buzz médiatiquement, et peut-être de faire bouger les choses.” Entendez par là, les pouvoirs publics.

Des changements d’avis incessants de l’État

Sur la question du dépistage le message de l’État est beaucoup moins clair que celui de l’IHU. Manifestement opposé au dépistage de masse au début de l’épidémie, le ministère de la Santé opère des changements de position fréquents depuis. Le 7 mars, un arrêté ouvre aux laboratoires de biologie médicale le droit de réaliser le test de dépistage du Covid-19 avec remboursement. Mais seulement quelques réactifs, dont peu de labo disposent, sont autorisés. Le 29 mars, une nouvelle directive élargit cette liste. “Cinq tests non éligibles au remboursement sont également autorisés, complète François Blanchecotte, président du syndicat national des biologistes médicaux. Nous pouvons tester cinq types de populations s’ils ne sont pas adressés par un médecin, à savoir les symptomatiques, les personnes contacts, les soignants, les donneurs d’organes et les femmes enceintes.” François Blanchecotte ajoute : “les laboratoires privés obéissent aux directives. Ce qui n’est pas le cas de l’IHU, qui a des dotations de l’hôpital mais des comptes à rendre à personne.” 

Depuis le début nous avons une idée prudente de la gestion des tests. Les produits se font rares, nous avons eu des problèmes d’approvisionnement.

Philippe De Mester, directeur de l’ARS.

Récemment, Olivier Véran, le ministre de la Santé, s’est exprimé en faveur d’une ouverture du dépistage au personnel des Ephad. Le sens du vent semble tourner vers une ouverture plus massive, comme le préconise le Professeur Raoult, sans pour autant le généraliser autant que ne le fait l’IHU. Dans cette optique, le département communique depuis une semaine sur l’ouverture de deux centres de dépistage dans le 6e et le 2e arrondissement. Les dépistages y sont réservés aux soignants et aux personnels des structures d’hébergement et de soins à domicile (personnel Ephad, foyers pour enfants…) présentant des symptômes. Mais aussi plus récemment au personnel de la métropole comme les chauffeurs de la RTM. Une ouverture au dépistage qui reste encore loin de celle prônée par l’IHU.

“C’est du gaspillage !”

L’agence régionale de santé (ARS) qui représente le ministère sur le territoire ne démord pas que le dépistage doit être ciblé. “Je ne veux pas de test de confort. C’est du gaspillage !”, tonne Philippe De Mester, son directeur, qui promet des contrôles. “Depuis le début nous avons une idée prudente de la gestion des tests. Les produits se font rares, nous avons eu des problème d’approvisionnement. L’idée de gaspiller ce potentiel de diagnostic n’a pas de sens. Cela fera de l’ombre aux personnes qui en ont besoin. L’approche sera différente avec les tests sérologiques.”

Plusieurs biologistes médicaux sont également montés au créneau pour dénoncer des pénuries. “Matériels, réactifs et consommables manquent cruellement dans les laboratoires de biologie médicale pour développer les test de dépistage du Covid-19”, écrit ainsi dans un communiqué le Dr Sofiane Benhabib, directeur de Synlab Provence. Un manque de réactivité de la part de l’État ? Sans surprise Philippe De Mester met plutôt en avant une “évolution de la doctrine au fur et à mesure de l’avancée de l’épidémie”. Et il défend l’action mise en place par son administration : “un travail énorme a été fait dès que des cas positifs ont été détectés avec des enquêtes de voisinage. Nos équipes ont téléphoné, se sont déplacées pour apporter des masques et du gel et ont redirigé vers des médecins jusqu’à une phase épidémique qui ne le permettait plus. Après, il aurait fallu une armée et nous avons décidé de recentrer ces enquêtes sur les publics fragiles.”

“On a raté le coche”

L’IHU, lui, a misé sur sa force de frappe. “Si ça a demandé du travail et de l’organisation ? La réponse est oui. Nous avons une grosse capacité organisationnelle, des praticiens hospitaliers avec beaucoup d’énergie qui ont géré la logistique et l’approvisionnement”, se targue-t-on dans l’entourage du Professeur Raoult, qui dit réaliser à ce jour quelques 3500 tests par jours. “Si, à la fin, ils n’ont pas des centaines de décès, ils pourront dire qu’ils avaient raison. Mais dans le reste de la France, personne n’avait la capacité de mettre en place un dépistage massif comme ils l’ont fait”, analyse Alexandre Bleibtreu, infectiologue à la Pitié-Salpétrière à Paris cité par La Provence.

À cette heure-ci, environ 70 000 tests ont été réalisés dans la région, dont plus de 50 000 par l’IHU. Dans les couloirs de l’ARS, on avoue à demi-mot avoir le sentiment d’avoir “raté le coche du dépistage massif”. Le dépistage à la chaîne de l’IHU a-t-il permis de ralentir l’épidémie ? Ce chiffre reste néanmoins faible pour parler de “dépistage massif” et il est pour l’heure difficile de le corréler à la stagnation du développement de l’épidémie en PACA. En attendant, les dépistages se poursuivent tous azimuts, y compris dans les labo privés, mais aussi dans les hôpitaux publics. Dans l’un de ces endroits, on glisse entre deux prélèvements : “il faut rester humbles, on ne va pas changer le cours des choses. De toute façon, on n’a pas les outils, sauf le confinement.”

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Commentaires

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  1. Tarama Tarama

    Les petites jalousies du milieu. Le discours sans vergogne du directeur de l’ARS, “du gaspillage !”, éructe-t-il… ARS qui détruit les lits d’hospitalisation par milliers.

    C’est dommage cette gêne des gens “de gauche” face à Raoult, on sent que vous y allez un peu avec une pince sur le nez, mais la tonalité a quand même changé.

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  2. Jean-Florent Jean-Florent

    Très bon article qui permet de lire entre les lignes. Je me delande pourquoi l’ihu semble e pas avoir de problème de pénurie de reactifs ? Sont ils en mesure de les fabriquer eux mêmes ou sont indepéants de fournisseurs comme le labo departemental dont vous ne parlez pas.
    Noter aussi que nombreux sont ceux a se faire tester plusieurs fois notamment chez les soignants exposés et les malades qui suivent le protocole raoult.
    Enfin merci de noter le liennde copinage entre le maire et le labo. Tout est dit. Combien coute chaque test a la secu ? Peut on venir sans carte vitale ? Le médecin sur place facture t il une consultation en plus du test ?

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  3. Electeur du 8e Electeur du 8e

    “Passé l’entrée du parc, exceptionnellement ouvert et contrôlé par des vigiles, le maire, candidat avec Martine Vassal aux municipales, accueille lui-même.” Ce qui est consternant dans cette affaire, c’est que la médecine et l’intérêt sanitaire sont passés au second plan, loin derrière la politique politicienne, la communication et la recherche du buzz.

    On assiste à un festival de prises de position d’autant plus tranchées que leurs auteurs sont incompétents, de Valérie Boyer à… Frigide Barjot, l’une des égéries réac de la Manif (pas) pour tous.

    La doctrine Raoult, “dépister un maximum, isoler, traiter”, semble plutôt de bon sens. Mais le festival de bêtises et de réflexes sectaires qui l’entoure nuit à la clarté du message.

    Et à Bagatelle, pendant la crise, la campagne électorale continue.

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    • corsaire vert corsaire vert

      Campagne électorale financée par la sécu ..ils ont vraiment atteint le fond de l”‘abjection .

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  4. Brallaisse Brallaisse

    3 articles en 24 heures: le dépistage du Coronavirus, le comité Théodule de la mairie , la métropole qui va faire dépister son personnel. Trois articles qui convergent sur le fait que cette droite conservatrice “chrétienne” qui est aux manettes est prête à tout pour conserver le pouvoir. La place est vraiment bonne visiblement. Mais bien sûr tout ceci pour servir les Marseillais et eux au passage, ils se donnent tellement de mal.
    Le comité Théodule de la mairie qui évoque, qui suppute, qui pense que , etc. Le seul objectif du machin être sur la photo dans la Provence le lendemain . D’ailleurs ils auraient du remplacer carrément le mot population marseillaise , par populace marseillaise. Les choses auraient été claires.
    Concernant Vassal, il faudra qu’elle me donne l’adresse de son coiffeur d’ailleurs car elle à refait la “couleur” et le brushing et en cette période de confinement cela est très difficile de trouver un artisan , Bref. Après avoir utilisé l’argent public pour sa “Com” elle remet le couvert en doublant la mise avec la métropole sur le dépistage des fonctionnaires. Faut bien les soigner , et puis sa vote , et puis je pourrais dire que j’ai agis. Et puis cette “Com” elle ne me coûte pas cher puisque les “cons” payent. Au sujet de Moraine , exemple typique du jambon marseillais dont l’horizon se limite “Au David” , à Bagatelle et à la “Villa”, L’entre soi poussé à l’extrême. Même causes et même effet sur ce dossier coronavirus en terme de communication.
    Et pendant ce temps , le Printemps Marseillais est en hibernation , Berland a disparu à moins qu’il ne soit sur le terrain dans les hôpitaux , les Verts sont au vert et Bruno Gilles silence radio .
    La campagne est repartie avec des formes que l’on n’osait pas imaginer de la part de cette droite en jouant sur l’inquiétude des gens et une démagogie incroyable.
    Nous aurions pensé que cette période méritait une trêve politique, mais pas eux.
    Alors réveillez vous !

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  5. jean-marie MEMIN jean-marie MEMIN

    Trois points:
    1)-Dépister, traiter , confiner. Ce fut le credo de Raoult qui l’a mis en place à l’IHU. Pourquoi pas au niveau national ou même régional. Parce qu’il n’y a pas assez de tests et que la doctrine passée fut une immunité collective pensant que le virus était bénin (Une gripette…!) donc on confine tout le monde avec les conséquences futures que l’on va subir plus tard…
    2)-De nombreux conflits d’intérêts sont en cours mais Marseille est la championne du ”monde” de ce genre de conflits d’intérêts financiers et politiques.
    Financiers: quels sont les propriétaires/actionnaires de ce labo Alphabio. Notre journal préféré peut être enquêtera sur celui ci…?
    Politiques: même proposition…? Le P.P.P. semble être une donnée de droite de notre pays même si j’ai souvenir que c’est Berégovoy qui le premier privatisa les banques nationalisées et ainsi de suite. Une idée d’enquête de notre journal préféré: le P.P.P. est-il une fatalité dans la région? N’y a-t-il pas des secteurs qui doivent rester à la ”puissance publique”.
    3)-Détails de l’article:
    -Marsactu en sous titre dit qu’il y a 20987 marseillais dépistés. Quelles sont les preuves hormis l’IHU et les soignants?
    -Au monde? Recoupements? y a-t-il des villes à l’étranger qui ont testées ?
    -M. Moraine dit qu’il y a ”passivité” soit des pouvoirs publics, soit d’autres tendances dans la population. Mais faudrait quand même souligner que le Printemps Marseillais joue une carte plus ”souterraine” à long terme sur l’entraide et la solidarité active. Ne peut-on pas en parler?
    Merci pour cet article quand même…!

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    • Julien Vinzent_ Julien Vinzent_

      Bonjour, le fondateur d’Alphabio est Philippe Halfon, qui exerce par ailleurs en tant qu’infectiologue à l’hôpital européen.

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    • jean-marie MEMIN jean-marie MEMIN

      Ma question était la suivante: quels sont les propriétaires/actionnaires de ce labo Alphabio. Notre journal préféré peut être enquêtera sur celui ci…?
      Je vous remercie, J. Vinzent, mais il s’agissait des propriétaires/actionnaires et non le fondateur…!!!
      Notre journal préféré botterait-il en touche?

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    • Julien Vinzent_ Julien Vinzent_

      Bonjour, il n’y avait nulle volonté de botter en touche dans ma réponse. Le fondateur est aussi l’actionnaire principal, entre autres aux côtés de Jean-Marc Feryn, biologiste médical. Je ne vois nul nom parmi les propriétaires qui justifient un doute particulier. Vous oui ?

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    • jean-marie MEMIN jean-marie MEMIN

      Extrait de Libé ce soir Le Luxembourg devant Marseille

      Le Luxembourg, enfin, annonçait jeudi 27 521 tests. Sur ce total, 4 871 ont été pratiqués sur des non-résidents. En ne comptabilisant que les tests pratiqués sur les résidents, le pays affiche, compte tenu de la population du pays (626 000 habitants), un ratio de 36 200 tests par million d’habitants. Le pays compte 3 115 cas positifs et 52 décès.

      En résumé : Il est indéniable que l’IHU de Didier Raoult, en raison de ses capacités et de sa politique de dépistage large, a fait de Marseille une ville singulière en matière de tests. Même si plusieurs petits pays ayant eux aussi opté pour le dépistage massif présentent des ratios supérieurs et empêchent d’affirmer que la population marseillaise est la plus testée au monde.
      Dont acte…!!!

      Cordialement

      Signaler
  6. Latécoère Latécoère

    Pour compléter l’horizon géographique d’Yves Moraine, le laboratoire Alphabio c’est juste en face de “La Villa”.
    Chez les agents immobiliers on appelle ça le “Carré d’or”

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  7. Félix WEYGAND Félix WEYGAND

    Quelques remarques :
    On a là la rencontre de deux logiques très différentes :
    1°) Les politiques, surtout dès lors qu’ils sont élus, ont absolument besoin d’inaugurer des trucs, d’organiser des rencontres avec un public qui les approuve et qui permet ensuite d’avoir des retombée positives en communication. C’est pour cela qu’ils font sans cesse des “manifestations”, des “discours”, des “visites de terrain” qui n’ont rien à voir avec les compétences de l’institution dans laquelle ils siègent, qui ne servent à rien, mais qui leurs donnent de la visibilité. Par exemple : ils ne sont pas capables de faire enlever correctement les poubelles, ce qui est une compétence “normale” et très utile de la Métropole, mais ils font asperger les containers et les trottoirs de désinfectant ; cela ne sert à rien mais cela leur permet de se mettre en scène.
    2°) Raoult avec son look et ses propos volontiers provocateurs, explique me semble-t-il clairement ce qu’il fait et qui est logique pour un scientifique et pour un patron d’équipe et d’institution scientifique :
    – Il a une hypothèse : “le Cov19 est somme toute un infection pas trop grave puisque 80 à 85% des gens vont guérir tout seul. Il faut éviter qu’ils restent contagieux et contaminent les 15 à 20% des gens pour lesquels cela risque d’être meurtrier. Si l’on fait baisser rapidement la charge virale des nombreux cas bénins, on résout donc le problème : je fais l’Hypothèse que le traitement que je préconise va avoir cet effet.”
    – Il teste son Hypothèse de manière quantitative : “je repère le lus grand nombre de porteurs possibles, je les qualifie statistiquement, je leur administre le traitement, et je mesure si ça marche, sur qui ça marche et dans quelle proportion ça marche”.
    – Il met en avant les jeunes chercheurs de son équipe et défend la réputation de son IHU garante du maintien de ses financements dans les années à venir : “mon équipe est à fond, on est super bien organisé, on publie à tour de bras parce qu’on a des résultats à partager avec les reste de la communauté scientifique, on fait notre boulot de médecin en soignant des malades”.
    Il me semble bien qu’il n’a jamais dit autre chose dans ses communications publiques. Et ce qu’il dit est inattaquable. Il se peut qu’au terme de l’expérience, son Hypothèse soit invalidée… c’est le sort de toute recherche scientifique… En fait comme c’est souvent le cas on va plutôt s’apercevoir que le traitement qu’il teste a un spectre de validité qui ne concerne qu’une partie des cas et qu’il supporte aussi des contre-indications… Mais je ne crois pas que Raoult ait jamais prétendu le contraire.

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    • Zumbi Zumbi

      Remarque : ici ce n’est pas Moraine “dès qu’il est élu” mais Moraine en campagne.
      Son argument clé est remarquable : “mieux vaut faire quelque chose qu’attendre”. Avec un tel niveau de réflexion on prescrirait à celui qui se noie de se débattre en hurlant (curieusement les secouristes diront qu’il vaut mieux se calmer et fermer sa bouche au lieu de brailler en avalant de l’eau) ; ou à celui qui dérape de tourner le volant brutalement tout en freinant (curieusement le moniteur d’auto-école lui dit de ne surtout pas le faire, de rester calme et de guetter la reprise d’adhérence pour reprendre le contrôle du véhicule).
      Mais l’injonction “On va pas rester à rien faire” permet de faire parler de soi.

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    • Tyresias Tyresias

      Je suis tout à fait d’accord avec ton avant-dernière phrase (sauf supporter : avoir plutôt 😉 ), mais pas la dernière : si, déjà à ne pas avoir dit ce que tu dis, et avoir plus que laissé entendre que ce que tu dis pèse peanuts, c’est bien exactement ce trou je dirais, qui lui est reproché.

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    • Félix WEYGAND Félix WEYGAND

      Antoine ! Je n’ai pas compris… ce que tu dis que j’avais dit et avec quoi tu n’es pas d’accord…

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    • MarsKaa MarsKaa

      La communauté scientifique conteste ce que dit et affiche le Pr. Raoult. Il est contesté en France et dans le monde et depuis longtemps pour des travaux et des méthodes contestables pour ne pas dire condamnables. Voir enquête mediapart entre autres.
      Ce qui se passe n est rien d autre que du populisme.
      “Les maarseillais la population la plus testée au mooonde”…. (levée des yeux au ciel)

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  8. Félix WEYGAND Félix WEYGAND

    Tout autre est cette histoire de généralisation des tests ! Sauf pour amener plus de patients à Raoult c’est du pipeau. Tant que l’on n’a pas de tests permettant de valider le fait que les personnes ont développé des anticorps et ne sont plus contagieuses, tester massivement tout le monde ne sert pas à grand chose (bien sûr il est important de tester les professionnels qui doivent rester au contact de la population et ne peuvent pas être confinés) :
    – Soit tu n’as pas le Cov19, mais tu risques quand même de l’attraper et donc tu dois retourner te confiner ;
    – Soit tu l’as et si tu n’es pas public à risque (obèse, âgé, immunodéprimé…), c’est à toi d’arbitrer entre filer chez Raoult pour tester son hypothèse ou attendre chez toi que cela passe tout seul. Mais a fortiori il faut resté confiné.
    – Soit tu l’as et tu es public à risque (et probablement tu as déjà des symptômes qui n’ont pas besoin du test pour être repérés) tu dois donc bénéficier d’une prise en charge médicale et, éventuellement, hospitalière d’urgence.

    En fait les seuls vrais publics (autres que les professionnels) qui devraient être systématiquement testés sont ceux qui risquent de passer entre les trous de la raquette sanitaire : les SDF, les isolés, les clandestins, les roms dans leurs baraquements…

    Je ne pense pas que Moraine va organiser des maraudes pour les faire venir dans sa Mairie de mangeurs de chocolat

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    • Tarama Tarama

      Donc c’est “normal” d’être enfermé, avec en plus tous les petits cadeaux macroniens qui vont avec (casse du droit du travail, disparition de l’État de droit derrière l’état d’urgence, etc.) ?

      Je suis toujours étonné de la capacité d’acceptation dont font preuve les gens.
      Même à gauche, malheureusement (si ce n’était pas le cas on n’en serait pas là).

      Ça fait trois semaines là, mais si ça dure six mois, on acceptera pareil ?
      (Tout ça pour combler les carences de l’État qui plus est).

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  9. Titi du 1-3 Titi du 1-3

    Je me trompe ou le test en question sert juste à savoir si il le covid-19 est présent sur la muqueuse nasal, rien de plus ?

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  10. MarsKaa MarsKaa

    Le test en question (qui pose question sur les moyens de l ihu, alors que des personnes à risques de contamination ne peuvent être testée en France), n est en effet qu un test de “surface”. Si le virus est descendu dans les poumons, ce test ne sert à rien.
    “Ce que l on fait est merdique, mais au moins ça fait le buzz” dit un des medecins.
    C est la méthode Raoult.

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  11. MarsKaa MarsKaa

    C est du populisme et la droite locale compte sur ce buzz pour se “refaire une santé” c est le cas de le dire.
    L article de V.Artaud montre bien les dessous et les limites de cet activisme local : intérêts croisés ihu-droite locale-labo privé.
    C est à dénoncer politiquement et médicalement.
    Mais qui écoute les scientifiques prudents, quand on clame que l on a un remède miracle, un sauveur haut en couleur, que “l’Etat parisien meprise” ?

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    • Tarama Tarama

      Qui êtes-vous ?
      Ce n’est pas une question méchante, mais comme vous en dites beaucoup, je serais curieux de savoir ce qui vous fait penser tout ça. Si vous êtes chercheur (énervé par Raoult, il y en a plein), politique de gauche, militant ?

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  12. Brallaisse Brallaisse

    Eh oui , il fallait s’y attendre , un nouvel album de Martine , vient de sortir ce matin dans la Provence. Martine se transforme en Marie Madeleine. Elle a eut après son passage à l’hôpital la révélation. Révélation de la précarité , de la souffrance, que les priorités d’hier ne sont plus celles d’aujourd’hui et qu’il fallait désormais faire de la politique dans le sens noble du terme. Comme Marie Madeleine , elle regrette . Encore 48 heures de plus et Moraine va se transformer en Jean le Baptiste en donnant le Baptême dans l’Huveaune. Tragediate, Comediante.
    NB: Amis Chrétiens je ne blasphème pas et je ne me moque pas , il s’agit simplement de métaphores.

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  13. jean-marie MEMIN jean-marie MEMIN

    Cette crise est comme une grosse colère pour un certains nombres de personnes en vue ou non. Elles sont dépassées par leurs paroles et vont les regretter à plus ou long terme. À moins qu’elles les ”oublient”. Je rêve d’un.e élu.e qui se tairait, dont la parole serait suffisamment rare pour qu’on l’écoute et…qu’on l’entende.
    C’est le rôle de notre journal préféré de rappeler ces nobles paroles de nos élu.e.s en temps utile.
    Le rôle d’un journal c’est le présent et il faut comprendre qu’actuellement la tache est rude pour les petites et grandes mains mais aussi de rappeler aux fidèles lecteurs le passé plus ou moins proche de certaines déclarations sur le coup illogiques autant que tonitruantes.
    À lectorat fidèle, journal préféré.

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  14. Regard Neutre Regard Neutre

    LA LÉGENDE DU COLIBRI
    Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le Raoult, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : “Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! ”
    Et le petit colibri —représentant d’une très petite nichée— lui répondit : “Je le sais, mais je fais ma part” dans mon quartier, entre les deux tours, du concours de beauté …
    PS:Que Pierre Rabhi me pardonne d’utiliser et surtout de modifier le sens de la légende amérindienne qui traduit, elle,l’engagement naturel et désintéressé du vrai colibri!

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  15. MarsKaa MarsKaa

    Tarama vous me demandez qui je suis, mais qu est ce que ça change ? Lisez l article de Mediapart (à moins que vous refusiez, a priori, de lire ce media, parce qu il est selon vous x -ou y-). Ne craignez rien, ce n est pas de la propagande, c est une enquête qui croise différentes paroles.

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    • Tarama Tarama

      Je l’ai lu, c’est intéressant, mais ça reste bien à charge (et Edwy a ses tête et est capable de pilonner, personnellement je préfère Arfi). Raoult joue le jeu du système de notation des études et des publications. Ce n’est peut-être pas terrible, mais ça reste étonnant que ce lui soit reproché maintenant.

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  16. MarsKaa MarsKaa

    Tarama je lis que vous politisez vous-même le débat, en affirmant que les gens de gauche se “pinceraient le nez”. Si vous saviez le nombre de gens de gauche qui pensent que le Pr Raoult est un révolutionnaire contre l’establishment de droite -profs de médecine, contre le lobby des labos pharmaceutiques, contre le gouvernement Macron…
    C est ça le populisme…
    Dans tous les cas, de droite, de gauche, sans étiquette, le problème est le manque de culture scientifique et le besoin de croyance… c est humain… mais certains jouent de cette ignorance, pour des intérêts tres personnels.

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    • Brallaisse Brallaisse

      Ne vous mettez pas le doigt dans l’œil, le Pr Raoult fait bien partie du système, sinon il ne serait pas là où il en est à l’heure actuelle au plan de sa carrière.

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    • Tarama Tarama

      Je vois pointer la votre de ligne… (dénonciation du “populisme”), ce n’est pas grave, chacun la sienne.
      Oui, je vois des pincettes chez la gauche “Libé”, la gauche “Le Monde” (si on peut appeler ça la gauche), par exemple.

      La “culture scientifique”, quand on nous enferme pour un temps indéfini avec une disparition dans un éternuement, de l’état de droit, je comprends qu’elle passe un peu à l’as.

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  17. Brallaisse Brallaisse

    Tarama , vous me faites penser sur la forme à la Martine avec son “scandale d’Etat”. Nous sommes dans un Etat de Droit . Simplement , personne et je dis bien personne n’a prévu, ne pouvait prévoir cette catastrophe. Après effectivement vous avez la longue liste des y’a qu’a et faut qu’on et des opportunistes du moment. Les “Mandarins ” de médecine qui se disputent l’os, le MEDEF qui se dit c’est l’occasion de faire péter les congés et les jours fériés , FO qui en mets une couche avec les primes pour rester à la maison ( méritées pour les gens de terrain , là oui) aux territoriaux et municipaux ( méritées pour les gens de terrain , là oui), ne parlons même pas des politiques de la région plus lamentables les uns que les autres et qui se découvrent une fibre sociale en ayant pratiqué la ségrégation du même nom depuis des années. La liste est longue.
    Une chose , vous me direz ils ont voulu y être et je ne vais pas les plaindre , mais être à la place des Macron , Merkel, Johnson, Conte cela ne doit pas être facile.
    Le seul droit que nous avons c’est d’être confiné, faire attention aux autres , avoir un minimum de sens civique. Et puis si nous en avons envie ,Tarama, nous avons le Droit de s’exprimer et de râler grâce à Marsactu. Souvenez vous de ce médecin chinois qui s’est exprimé le premier dans un Etat de non Droit , le seul qu’il a eu , de Droit,c’est celui de mourir.

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  18. penchi penchi

    Une question sans réponse, et j’ai vu que je n’étais pas la seule à me la poser: combien coûte le dépistage ? est il intégralement pris en charge ? combien l’IHU se met il dans les poches avec cette opération et combien cela va-t-il coûter à la CPAM (donc à nous)? et les tests complémentaires pour vérifier les négatifs, idem, quel coût ?

    Je suis gênée par la phrase d’accroche de cet article: “Grâce à l’IHU, les Marseillais peuvent se targuer d’être la population la plus dépistée au Covid-19” – c’est ce dont l’IHU se targue, mais est ce vrai?

    Et je ne peux aller que dans le sens de corsaire vert: voilà une belle “campagne électorale financée par la sécu” car pour ce qu’il se passe dans les mairies de secteur, il s’agit sûrement bien plus de politique que de santé publique. “On fait du buzz” dit l’autre.

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  19. Brallaisse Brallaisse

    On fait du “buzz” et du “buzziness”. Plus belle la vie à Marseille.

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  20. Félix WEYGAND Félix WEYGAND

    De quoi parle-t-on ?
    Le traitement à l’Hydroxychloroquine n’est ni de droite, ni de gauche, ni du centre. C’est une hypothèse scientifique qui, comme c’est souvent le cas dans la science, est soumise à controverse et à débat public et le restera tant qu’elle ne sera pas validée ou invalidée.
    Pour l’instant ce que l’on sait, c’est :
    1°) Que Raoult explique qu’il traite des patients en début de maladie et qui ne présentent pas de terrain à risque et que son traitement fait baisser la charge virale en 10-15 jours.
    2°) Donc cela veut dire qu’il traite des patients qui auraient pour la plupart guéri tout seul en 10-15 jours. On ne saura l’intérêt réel du traitement que dans des mois après de soigneux travaux statistiques qui mesureront les % d’amélioration imputables (ou non) au traitement. D’ici là on ne parlera sans doute plus autant du Cov19.
    3°) Dans nos pays développés où le confinement est respecté et ou les infrastructures de santé publique , même au taquet, sont efficaces. Le traitement de Raoult ne sert probablement pas à grand chose : c’est une expérience scientifique.
    4°) Dans les pays pauvres, sans système de santé publique cohérent et avec le plus grand mal à confiner des population mal logées et ne pouvant pas arrêter de cherche de la nourriture ou des revenus, chaque % d’efficience du traitement peut, peut-être, éviter un carnage.
    5°) Pour une fois que c’est nous, les “riches” du Nord qui pouvons servir de cobayes pour un truc utile aux “pauvres” du Sud.

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    • Jacques89 Jacques89

      “On ne saura l’intérêt réel du traitement que dans des mois après de soigneux travaux statistiques qui mesureront les % d’amélioration imputables (ou non) au traitement.”
      On peut déjà tirer quelques leçons des stats disponibles à ce jour. Les chiffres comparatifs des différents départements français, nous montrent déjà que PACA sort du cadre épidémique des zones à forte densité de population. De quoi se poser des question?!
      https://marsactu.fr/agora/covid-19-quelques-chiffres-qui-en-disent-long/
      Et avant que le Monarc nous sorte sont prochain écran de fumée, il vaut mieux avoir la réalité en tête.

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    • Félix WEYGAND Félix WEYGAND

      @jacques89
      Voir mon post sur votre contribution. C’est surtout les autres départements de la région qui pondèrent la sur-mortalité et la densité https://www.insee.fr/fr/information/4470857. Les stats des Bouches du Rhône pour mars ne sont pas fiables.

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