"La modernité est omniprésente dans la musique baroque"

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Élodie Crézé
4 mars 2013 7

A l'occasion de cette année capitale, Jean-Marc Aymes, directeur artistique du festival Mars en baroque a rêvé les choses en grand. Pour cette 11e édition, plus de quinze concerts seront proposés au public, ainsi que des conférences et des films. "Je me suis amusé à dessiner une nouvelle cartographie musicale de la cité", indique le claveciniste, qui a choisi d'occuper treize lieux emblématiques de Marseille, a priori totalement déconnectés du monde de la musique baroque, comme le cabaret aléatoire de la Friche de la Belle de Mai, les archives départementales ou encore le Temple Grignan.

D'autres lieux plus spectaculaires mais moins insolites comme le château de la Buzine ou encore l'abbaye Saint-Victor serviront de décor pour les soirées. Le but est d'attirer un public hétérogène. "Je me suis aperçu que le public est souvent cloisonné en fonction des lieux. Les gens qui vont à la Friche ne vont pas forcément à l'abbaye Saint-Victor. L'idée était d'ouvrir la manifestation à des personnes différentes. La musique baroque n'a pas l'image d'une culture qui se diffuse dans des milieux défavorisés par exemple, ou même auprès d'un public jeune. Pourtant, le concept de modernité est omniprésent dans la musique baroque."

Lien social

En plus des concerts de musique baroque du 17e siècle, l'opéra ne sera pas oublié. Jean-Marc Aymes veut rompre avec l'étiquette d'un art trop prestigieux et peu démocratisé : "Il fallait rendre hommage à cette institution qui créé un lien social dans la cité. Des publics très divers vont à l'opéra… Certes, peut-être moins qu'il y a une trentaine ou une quarantaine d'années. Mais en Italie, l'opéra appartient à la tradition populaire et pas élitiste, c'est cet esprit là que nous défendons."

Être labellisé Marseille-Provence 2013 permettra peut-être, espère Jean-Marc Aymes, de pérenniser le festival. En termes de qualité de la programmation et de communication autour de l'événement, le label s'avère déjà bénéfique. Pour marquer le coup de l'année capitale, le directeur explique qu'il a "essayé d'établir une programmation élaborée autour de la Méditerranée. Le baroque est d'ailleurs né en Méditerranée! C'est aussi un art européen". Bref, "tout à fait dans l'esprit de la capitale européenne."

Le festival se déroule du 5 au 26 mars. Toute la programmation est à retrouver en ligne.

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commentaires

Commentaires

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  1. delamartiale

    Ben voyons… Moi elle me gonfle et ce n’est pas pour rien qu’elle est restée des siècles aux oubliettes… jusqu’à ce que de mauvais musiciens et des chanteurs sans voix (à la résurgence en tout cas) y trouvent un filon… Comme ça à l’air de marcher parce que les acheteurs veulent n’importe quoi de nouveau, tout le monde s’est mis au Canada Dry.
    Et maintenant les voix de m.. des contre-ténors, et autres castrats ! Nul. Archinul. Quand on entend les pubs radio (voix divines… sensualité… etc.) on se dit que le ridicule ne tue plus.

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  2. Anonyme

    Je suis personnellement scandalisée par de tels propos sur la musique baroque : on aime ou on n’aime pas, mais on n’étale pas son ignorance de cette façon .Ecrire que la musique baroque c’est de ma m….et que à part RMC (c’est de votre niveau )les radios ne valent rien , quelle présomption !!! de sot … excusez moi mais personne ne vous oblige à aller au concerts baroque ni à l’opéra !!!

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  3. delamartiale

    Mais je n’y vais pas…

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  4. delamartiale

    Et les instruments d’époque ? Mort de rire ! 30mn pour les accorder pour qu’ils jouent juste 5mn !!!

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  5. Anonyme

    Je vous laisse le dernier mot .. tant de sottise ne mérite pas un débat.

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  6. stoplanguedebois

    qu’est ce que c’est que cet argumentaire. “La musique baroque restée aux oubliettes pendant des siècles”! bon, il faudrait un peu réviser. Cette musique a été jouée régulièrement jusqu’à la révolution, là elle a connu une éclipse jusqu’au 1er tiers du XIXe siècle où Mendelssohn par exemple a beaucoup oeuvré pour la reconnaissance de Bach. Et in ne faudrait pas oublier les concerts baroques de la Schola Cantorum dans les premières années du XXe siècle à Paris qui attirait tous les artistes en tête desquels Debussy n’en manquait pas uns. Alors chaque époque ré-interprète le patrimoine musical à sa manière, mais s’il vous plait n’affirmez pas de telles âneries avec une telle prétention!

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  7. stoplanguedebois

    qu’est ce que c’est que cet argumentaire. “La musique baroque restée aux oubliettes pendant des siècles”! bon, il faudrait un peu réviser. Cette musique a été jouée régulièrement jusqu’à la révolution, là elle a connu une éclipse jusqu’au 1er tiers du XIXe siècle où Mendelssohn par exemple a beaucoup oeuvré pour la reconnaissance de Bach. Et in ne faudrait pas oublier les concerts baroques de la Schola Cantorum dans les premières années du XXe siècle à Paris qui attirait tous les artistes en tête desquels Debussy n’en manquait pas uns. Alors chaque époque ré-interprète le patrimoine musical à sa manière, mais s’il vous plait n’affirmez pas de telles âneries avec une telle prétention!

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