La bibliothèque des Cinq-Avenues fermée depuis un an, symbole d’un réseau à bout de souffle

Actualité
le 5 Fév 2021
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Les habitants des 4e et 5e arrondissements se désespèrent de la fermeture de la petite bibliothèque des Cinq-Avenues. Réunis en collectif et déterminés, ils espèrent que la nouvelle majorité tiendra ses promesses de "repenser un réseau obsolète et combler un énorme retard" pour toute la ville.  

Déjà sous-dimensionnée par rapport à la taille du quartier, la bibliothèque des Cinq avenues est fermées depuis un an. (Photo CB)

Déjà sous-dimensionnée par rapport à la taille du quartier, la bibliothèque des Cinq avenues est fermées depuis un an. (Photo CB)

“Du pain, du vin, des bouquins !”,À chacun son livre” ou bien encore “Cinq-Avenues et… pas une seule bibliothèque”. Depuis plusieurs mois, ces slogans font partie du paysage des Marseillais qui vivent entre les 4e et 5e arrondissements. Ils ont fleuri à l’automne 2020, sur des feuilles collées à la hâte aux arrêts de tram ou sur un coin de mur, et rappellent aux habitants de l’axe Longchamp, Blancarde, Chave une désespérante réalité : la seule bibliothèque des deux arrondissements et de leurs quelque 100 000 habitants est fermée depuis un an.

En 2019, déjà, on a vécu de nombreuses fermetures intempestives pour diverses raisons, pas toujours justifiées. Souvent, c’était l’ascenseur qui était en panne faute d’entretien. Une autre fois, quelqu’un a épinglé ce fameux message “fermé pour cause de fonctionnement”. Les horaires étaient devenus complètement improbables. Alors on a fini par y aller de moins en moins”, se souvient Véronique Girot, cheville ouvrière du collectif d’usagers monté en mars 2020. Puis, un beau jour, en début d’année dernière, la petite bibliothèque de 250 mètres carrés nichée à l’arrière du centre Fissiaux dans l’impasse du même nom (4e), n’a pas rouvert. Et ses portes sont restées closes après la levée du premier confinement.

89 000 prêts par an

Les habitués savent que cet espace n’est pas le plus pratique : en étage, accessible uniquement par ascenseur, il n’est pas bien grand et doté d’une mezzanine… “Oui mais c’est la seule bibliothèque du quartier, note Marie-Hélène Bastianelli qui habite du côté de la gare de la Blancarde et participe du même collectif. D’ailleurs, en 2019, la bibliothèque des Cinq-Av’ a réalisé 89 000 prêts, ce qui est loin d’être négligeable vus sa taille et son manque de visibilité depuis la rue.

Depuis quelques mois, les affichettes ont fleuri dans le quartier. (Photo Collectif des usagers de la bibliothèque des Cinq-Avenues)

Ils sont une douzaine d’habitants excédés à s’être réunis en collectif d’usagers il y a presque un an. “C’est parti de ce gros, gros ras le bol”, se rappelle Véronique. Le groupe échange et cogite pendant le premier confinement. Et, en lien avec l’association des usagers des bibliothèques de Marseille, affine sa mobilisation à l’automne dernier : affichage, diffusion de communiqués de presse et réalisation d’une enquête auprès de 415 habitants qui font remonter leurs desiderata. Sans surprise, ils demandent la réouverture des lieux “avec des horaires clairs”. Certains esquissent même le rêve fou de voir éclore dans cette partie de la ville “une bibliothèque de quartier digne d’une grande ville”.

100 000 habitants, zéro bibliothèque

Le collectif multiplie aussi les sollicitations auprès des élus du secteur. Le nouveau maire, Didier Jau (Printemps marseillais) et son élue à la culture, Norig Neveu, les reçoivent. “On a été surpris de la rapidité avec laquelle on a eu le rendez-vous, reprend Delphine Bole, autre porte-parole du collectif. Ils avaient clairement identifié le problème. Une mairie de secteur a peu de pouvoir, mais elle peut au moins servir de relais avec la mairie centrale pour appuyer notre demande de réouverture.” 

La difficulté, les membres du collectif ne l’ignorent pas, “dépasse évidemment le 4/5”. Delphine Bole lève les yeux au ciel: “On a un tel déficit ! Presque 100 000 personnes vivent dans ce secteur. Vous imaginez une ville de cette taille sans bibliothèque ? ” Les comparaisons cruelles ne manquent pas. Grenoble et ses 150 000 habitants disposent d’une douzaine de bibliothèques, quand Toulouse (470 000 habitants) en totalise une vingtaine. Et Marseille? Neuf. Dont deux, celles des Cinq-Avenues et du Panier, sont actuellement fermées.

Promesse de campagne

Nous devons faire face à un héritage lourd. Il n’y a eu aucune gestion prévisionnelle de l’emploi ces dernières années. Mais nous sommes attendus, je le sais.

Jean-Marc Coppola, adjoint à la culture

Autour de la table, les trois représentantes du collectif assument leur vote pour le Printemps marseillais aux élections municipales. Elles rappellent la nouvelle majorité à sa promesse d’une bibliothèque dans chaque arrondissement inscrite dans le programme. “C’est un vrai challenge pour cette municipalité : repenser un réseau obsolète et combler un énorme retard”, reconnaît Delphine Bole.

Samedi dernier, le collectif a organisé une “bibliothèque de rue”, avec contes, ateliers et discussions devant la mairie centrale. Jean-Marc Coppola, adjoint à la culture de Benoît Payan, est passé. “Je suis venu pour dire que nous soutenions pleinement leur démarche, pour leur expliquer exactement la situation et ce que nous faisons, pose l’élu. Nous devons faire face à un héritage lourd. Il n’y a eu aucune gestion prévisionnelle de l’emploi ces dernières années. Mais nous sommes attendus, je le sais.”

40 recrutements

L’adjoint égrène les chiffres : pour faire tourner ses 9 bibliothèques Marseille a besoin de 320 agents. Ils sont aujourd’hui 230 dont 50 en arrêts maladie et 90 vont partir à la retraite d’ici à la fin du mandat. Le manque de personnel formé n’est pas criant, il est abyssal. “Nous sommes à l’heure des orientations budgétaires, prolonge Jean-Marc Coppola, J’ai demandé un plan de recrutement de 40 agents pour l’année 2021. C’est le minimum du minimum.” La bibliothèque des Cinq-Avenues “qui nécessite la présence de cinq ou six agents”, précise de son côté Raymond Romano, secrétaire général adjoint de la CGT cadre, ne rouvrira qu’à cette condition-là. À moyen terme le syndicaliste préconise, lui, un renfort de 90 personnes sur l’ensemble du réseau.

“Mais le problème ne peut pas être réduit aux nombres de postes. Il pourrait bien y en avoir une pluie que cela ne règlerait pas tout ! Il faut aussi réparer les dysfonctionnements de l’existant”, pique Alain Milianti, président de l’association des usagers des bibliothèques de Marseille. Or, aux yeux du représentant associatif “le mépris affiché pendant des années, la gestion opaque et une gouvernance qui cherchait à dégraisser le réseau ont fini par générer une importante souffrance au travail.” Sans de nouvelles relations sociales, point de salut, dit-il en substance.

En manque d’une boussole

Il réclame aussi “une boussole, une feuille de route” pour “ce service à bout de souffle.” Un ancien fonctionnaire chargé, jusqu’à il y a peu, de ces questions abonde : “Il y avait pourtant des ambitions inscrites dans le contrat territoire-lecture – une convention passée entre l’État et la Ville avec des moyens mis en face – mais rien n’a jamais été fait. C’est une boite vide.” Sollicitée, la direction régionale des affaires culturelles qui copilotait ce projet pour l’État n’a pas donné suite.

C’est peu dire que la tâche est titanesque. Jean-Marc Coppola l’assure, il est “déterminé”. Il réaffirme son ambition de faire sortir de terre de nouvelles bibliothèques, malgré une situation financière épineuse. L’élu se félicite déjà de l’action des usagers, sain levier de citoyenneté à ses yeux. “Manifestez, pétitionnez, vous ne faites que m’aider !”, sourit celui qui promet de présenter un grand plan de la lecture publique d’ici à la fin de l’année, pour enclencher “une spirale vertueuse”.

La précédente municipalité avait également lancé un ambitieux plan de lecture publique en 2016 sans rien mettre en œuvre les années suivantes. Si ce n’est la nouvelle bibliothèque Salim Hatubou, au Plan d’Aou, ouverte en octobre dernier… après 20 ans d’attente.

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Commentaires

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  1. MarsKaa MarsKaa

    L’état des lieux est incroyable.
    Nombre de bibliothèques/hab. Nombre d’agents en arrêt maladie (les conditions de travail doivent y etre pour quelque chose, ainsi que l’âge proche de la retraite).
    De le voir là, écrit noir sur blanc…
    Il faudrait, pour l’histoire, faire un livre blanc, un recueil de tous les manques et dysfonctionnements hérités.
    Parce que l’on oublie, on s’habitue,on ne sait pas toujours que ce n’est pas normal, que c’est different ailleurs.
    Un état des lieux, thème par thème, service par service, chiffré précisément, avec des témoignages d’agents et d’usagers. Un recueil rendu public.
    Un travail d’historien, d’archiviste, de journaliste, à faire avant que ces éléments de preuve de l’incapacité de la droite locale à gérer la ville ne s’effacent.

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  2. Brallaisse Brallaisse

    Politique culturelle désolante ( et ne me parlez pas de l’année de la culture)+ FO ( copinage+ je me débarrasse de directeurs des bibliothèques compétents) +finances à bout de souffle et même au delà= cette situation honteuse. Concernant l’absentéisme et les arrêts de maladies, il faudra poser certaines questions sur le mode de gestion et notamment sur l’aspect psychologique dans certaines bibliothèques

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  3. Bibliothécaire Bibliothécaire

    Ai découvert hier le prêt d’ouvrages numériques à lire sur tablette. Pas super simple comme manip mais assez pratique.

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    • 236 236

      oui, mais il manquera l’R de la rencontre.
      D’accord avec MarsKaa : “Parce que l’on oublie, on s’habitue, on ne sait pas toujours que ce n’est pas normal, que c’est different ailleurs”.

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    • Bibliothécaire Bibliothécaire

      J’adorerai flâner le samedi ou le dimanche matin à la bibliothèque, voire tard le soir. Mais vu les horaires actuels…

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  4. Brallaisse Brallaisse

    Il vous reste à le faire virtuellement dans les rayons de la BNF ,non pas pour trouver le soleil mais des Illuminations.
    Tiens,je vais me servir un deuxième jaune, ça fait de l’effet à neuf heures quarante cinq.

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  5. jean-marie MEMIN jean-marie MEMIN

    Familier depuis plus de 5 ans de la bibli de l’Alcazar, j’ai fais renouveler ma carte et quel fut mon étonnement de ne pas avoir à payer…! C’est vrai que le confinement, que les petits budgets et autres raisons que je ne connais pas, rentrent en ligne de compte mais de participer un tant soit peu me semble une bonne raison de respecter le personnel, le lieu ainsi que les livres.
    Par ailleurs les conditions d’accueil se font de plus en plus difficiles. La clim, les punaises de lit, le manque de personnel fait que le choix de ”faire la grève” le samedi après-midi me semble assez chafouin…!?
    Pourriez vous me renseigner sur les associations d’amis des bibliothèques de Marseille???

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  6. jasmin jasmin

    50 agents en arrêt maladie sur 320? 15% du personnel? Vous ne trouvez pas qu’il faut commencer par se poser des questions sur le pourquoi? Et pourquoi le collectif constitué et mécontent en accord avec la mairie de secteur ne se propose pas de gérer un mini service à la bibliothèque sur la base du volontariat? Personne n’a remarqué qu’on est dans un gouffre financier monstrueux à Marseille, en plein milieu d’une pandémie où le personnel ne voudra pas aller s’agglutiner au milieu d’une montagne de poussière et de bouquins abandonnés depuis longtemps, sans aération, et se faire un joli cluster de COVID?
    C’est bien qu’une mairie de secteur reçoive des doléances qu’il faut transporter pour déposer dans les bras chargés de Benoit Payan, c’est mieux s’ils retroussent leurs manches et cherchent des solutions avec les citoyens et les associations actives des 4-5.
    Benoit Payan est en train de s’arracher les cheveux à calculer combien de départs à la retraite il peut ne pas remplacer, et son adjoint à la culture veut embaucher 40 personnes pour remplacer 90 qui partent à la retraite (ouf) et 50 qui se dorent la pilule à domicile au frais du contribuable. Il va falloir se parler entre adjoints et maires. Les gens ne veulent pas payer plus d’impôts pour payer les gens qui se mettent en arrêt maladie dans ce genre de conditions. On se demande s’il n’y aurait pas un moyen de mettre seulement des Protestants a la gestion des affaires pour qu’ils se soucient un peu de la situation économique de leurs administrés.

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  7. Pierre12 Pierre12

    Certains aux pm se disent déjà (source un agent de la Ville) « dans quoi s’est on embarqué ».

    Je pense que la déception va être très au delà de l’espoir que l’élection avait suscité chez les électeurs du pm.

    Pour le moment, ils ont l’excuse des années gaudin, des finances dans le rouge, de la mise en place des nouvelles équipes, mais dans 6 mois (ça fera un an qu’ils auront été élus), même les fidèles soutiens vont commencer à dire, mais qu’est ce que c’est cette equipe de bras cassés.

    Pour ceux qui n’ont pas encore compris, le personnel de cette ville est ingérable…la seule solution c’est d’embaucher encore car il en manque, non je plaisante vous l’avez compris.

    Le pire c’est qu’il y en a encore qui le pensent et que le problème vient du management ou de l’ancienne municipalité…je suis impatient de voir les nouveaux managers à l’eouvre 🤣🙄🙄🙄

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  8. Brallaisse Brallaisse

    Pierre 12, c’est quoi votre problème ?.vous avez des remontées gastriques,un problème personnel avec Payan,vous êtes mandaté par l’équipe des branquignols de l’ancienne mairie ?. Si vous prenez vos sources chez FO c’est sûr ils ne vont pas aller à l’inverse de vos avis.D’autres sont contents ou espèrent du changement.Personnel ingérable grâce à Gaudin et FO,cela sûrement,situation financière déplorable,oui sûrement merci la gaudinie.
    Être critique oui, souhaiter l’échec visiblement est votre carburant. Entre Pierre et Pierre 12 nous avons là une jolie paire d’ aigris à moins que deux ne fassent qu’un ?.

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    • Pierre12 Pierre12

      Bah je fais comme Benoît et ses amis ont fait pendant 10 ans, je souligne, je critique, je tance, le verbe haut…à la différence que j’aspire pas « un brin » à prendre leurs responsabilités.

      D’autres part, je vois que les arguments évoluent, puisque après le « c’est la faute à gaudin », maintenant « c’est la faute à fo ».

      Peut-être, un jour qui sait, vous vous direz que c’est la faute aux agents de la ville, tout simplement…qui font leur job par dessus l’épaule, et que c’est pas forcément la faute des deux premiers.
      Avec le temps, vous vous direz aussi que la majorité n’était pas si nulle, des « bons à rien » comme je lis souvent ici, vi ce qui se profile, vous risquez même de les regretter 😉.

      Sinon, je ne souhaite pas l’échec, vraiment ! Mais il arrivera, je ne vois pas comment ça peut en être autrement.

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  9. Dark Vador Dark Vador

    Un des problèmes qui complique sérieusement la bonne gestion de cette mairie, c’est la gigantesque sujétion/compromission/inféodation avec le syndicat FO. Organisation hégémonique et totalitaire, voulue et assumée par Defferre, perpétuée par les maires suivants et surtout, boostée outrageusement par Gaudin.
    Véritable état dans l’état, le vrai maire c’est Rué. Il aurait dû se présenter officiellement mais c’est plus facile de tirer les ficelles dans l’ombre et le secret.
    Le PM aura-t-il l’énergie et la volonté de le remettre à sa juste place?.

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    • Brallaisse Brallaisse

      Sa place est dehors !

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    • Pierre12 Pierre12

      FO a bon dos, la moitié des agents sont en arrêt maladie, absents, font pas leur job, et certains leur trouvent encore des excuses….management, sous effectif, plus le moral, qu’ils aillent travailler dans le privé, ils verront ce que c’est le travail.

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    • Electeur du 8e Electeur du 8e

      “FO a bon dos”, oui, mais à juste titre et il y a de la documentation à ce sujet. Le management du personnel de cette ville lui a presque été sous-traité, par faiblesse, par l’ancien maire, au point qu’il en a été désigné “adhérent d’honneur” (“donneur” serait plus exact).

      Mais puisque l’on parle ici des bibliothèques, autant citer un témoignage émanant de l’intérieur, qui montre le caractère délétère de ce “management” où la carte du “bon” syndicat remplace les compétences : https://www.lemonde.fr/idees/article/2011/01/20/marseille-gache-ses-talents-culturels_1467882_3232.html

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  10. Brallaisse Brallaisse

    Pierre 12 ,les solutions ne sont pas très compliquées,il faut du courage politique. Payan n’est pas Churchill nous sommes d’accord, mais il à un avantage ou deux.
    Même les employés municipaux pensent que dans leur immense majorité cela ne peut plus durer, à part bien sûr les plus durs fanatiques de FO. Nous pouvons se poser d’ailleurs la question de savoir si a la suite des enquêtes sur la gestion du personnel la direction nationale de FO va continuer à soutenir la section locale.
    L’Etat et l’Europe ont les moyens d’aider cette ville si on le demande. L’audit de finalité peut devenir un outil et permettre de s’alléger et de trouver des économies.
    Payan , vue les casseroles de la droite locale peut s’appuyer sur les patrons locaux. Je ne parle pas de la CCI avec un agent immobilier à sa tête, ni de l’UPE 13 avec un patron d’une agence de voyage à 3 millions d’euros de CA qui dirige ce barnum,mais des vrais patrons,il y en a.Etre constructif avec le Port, l’écologie est dans le vent,il y a quelque chose à bâtir aussi avec les croisières. Ne pas être en opposition systématique.
    Après reste le cas Vassal .
    Une piste Payan, nous n’avons aucune grande administration décentralisée à Marseille, ou un grand service d’un ministère basé dans notre ville.Une idée à creuser avec l’Etat pour en faire venir un.Revoir enfin la fiscalité locale qui n’est ni logique,ni équitable,mais l’on sait pourquoi. Les promoteurs immobiliers sont à l’affût de terrains et d’immeubles,que la ville de sépare non pas des bijoux ( villa Valmer) mais des éléments non patrimoniaux . Il y a vraiment de quoi faire. Comme disait un scripteur ayons une gestion ” protestante”

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    • Pierre12 Pierre12

      Vous connaissez les « yaka foqu’on » ?
      A vous écouter c’est tout simple.

      Villa valmer je me languis de savoir le montant de l’indemnité que va verser Benoît à l’opérateur immobilier, vous risquez d’en tomber de la chaise. Tout cela encore pour de l’idéologie mal placée.

      Doux rêveur(se)!

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  11. Brallaisse Brallaisse

    Pierre 12.
    La vous n’y êtes pas du tout,mais vraiment pas.
    Si vous n’êtes pas FO , votre carrière nada. Si vous êtes FO c’est open bar, Si vous êtes chef de service, vous ne pouvez rien dire,rien faire .Une remarque vous avez FO sur le dos. Et si vous comptez sur le soutien de votre direction, même pas en rêve.

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    • Pierre12 Pierre12

      Je sais qu’il y a que vous qui savez.

      Je me demande pourquoi d’ailleurs vous n’avez pas rejoint la liste du pm, vous avez l’air de tout savoir et de trouver cela facile, tout comme les gens du pm le pensaient il y a un an.
      Ils ont déjà tous changé d’avis.

      Gerer la deuxième ville de france, qui concentre des problèmes insurmontables ne s’improvise pas, surtout avec des gens qui à la base n’ont pas tous les mêmes idées, une chef qui n’en n’était pas une, et des adjoins qui n’ont jamais fait dans leur vie que de conseiller ceux qui décident, et encore, quelques un seulement.

      Regardez le cv de l’adjointe à l’urbanisme, de l’adjoint aux écoles…j’ai plus d’expérience qu’eux, à la différence que je ne prétends pas avoir les capacités de gérer la deuxième ville de france et ses 17.500 agents publics.

      Ça fait peur !

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  12. Brallaisse Brallaisse

    Votre problème vous confondez la décision et le management. Quand vous aurez compris que vos interlocuteurs ne sont pas que des imbéciles,des incultes,vous aurez fait de grands progrès,mais je doute grandement de cette capacité.
    Il y a dans cette administration municipale des gens de valeurs,et oui Pierre, il n’y a pas que des cons à la mairie.
    Il y a des cadres capables de travailler ,de manager à condition d’avoir des décisions et les bonnes de la part des élus qui sont là pour donner des orientations et les cadres pour les manager.Le CV n’est pas toujours la référence, la preuve j’ai croisé des énarques,des polytechniciens qui étaient de véritables ânes dans ma vie professionnelle. Votre problème de fond , vous n’aimez pas les gens. Alceste avait une philosophe de vie , vous rien. Rien n’est facile dans cette ville , personne ne le conteste mais à vous lire ce n’est même pas dépriment,c’est vide.

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    • Pierre12 Pierre12

      Cv = experience, pas que les diplômes !
      C’est quoi l’experience de mathilde chaboche, de yoann ohanessian ?
      Eclairez ma lanterne svp.

      C’est un peu comme si l’on mettait à la tête d’une entreprise de 1000 ou 10.000 salariés, une personne qui n’a jamais fait le job, ou qui n’a jamais eu de responsabilité.
      Aucun actionnaire ne ferait ça.
      Bah, à Marseille on l’a fait, on a voté pour Michèle, aucune experience politique sauf adjointe de Benoît en tant que conseiller departemental je crois, on a vu le résultat.
      Vous verrez ce sera pareil pour mathilde, sophie, yoann…attendez quelques mois.

      Je suis sûr que vous faisiez partie il y a un an, des gens qui devaient dire que Michèle allait assurer, qu’elle avait les épaules et qu’elle allait incarner la fonction.

      Pour les agents, même si vous avez 50 % d’agents de valeur, ce qui probablement fort possible, si les autres 50 % ne veulent rien faire, se plaignent tjs, considèrent qu’ils ne sont pas assez, ça ne peut pas marcher.

      Mais l’espoir fait vivre.

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  13. Brallaisse Brallaisse

    Pierre pour aller jusqu’au bout.
    Faites un calcul de rentabilité du projet Vallet. Un gouffre.
    Deuxième épisode,c’est un gouffre, le projet, vendre à un promoteur.
    Si il y a des indemnités éventuellement, téléphonez à votre poto à St Zacharie.
    Vous êtes vraiment vide.

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    • Pierre12 Pierre12

      Bah le calcul, c’est un loyer que la ville aurait perçu, la ça sera ZERO, une indemnité à verser, et investir x millions d’euros pour remettre le site en l’état, l’entretenir…une gabegie.

      C’est quoi votre calcul à vous ?

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  14. Brallaisse Brallaisse

    Projet Valmer

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  15. Brallaisse Brallaisse

    Allez Pierre,je vais vous taquiner.
    Vous avez raté le concours pour rentrer à la “Ville” ,c’est pas possible de leurs en vouloir tant que cela ? 😜

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    • Pierre12 Pierre12

      😂😂😂
      Si vous saviez…le pire c’est que je travaille avec eux, et les agents sont très sympas, hyper détendus, ça fume, ça papote toute la journée, ça ne produit rien…mais ce n’est pas de leur faute, c’est celle de F.O et du management…😉

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  16. Larnese Larnese

    La bibliothèque de l’Alcazar étant à quelques stations de métro ou de tramway des cinq avenues, les priorités, selon moi, se déclineraient ainsi :
    1 pourvoir en bibliothèques les quartiers ne disposant pas ou peu de transports en commun ;
    2 ouvrir la BMVR tous les jours de la semaine et y compris le dimanche ;
    3 réouvrir la bibliothèque des cinq avenues.

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  17. eolienne eolienne

    A bout de souffle au bout de plus de 16 ans d’existence de l’Alcazar. A sa création, le personnel n’avait pas ménagé sa peine (plus de 500 000 documents traités aux nouvelles normes plus un grand nombre de nouvelles acquisitions), Elle ouvrait de nouvelles perspectives, bien qu’à son ouverture les syndicats CGT et FSU dénonçaient une ouverture horaire insuffisante et la fermeture des petites bibliothèques de quartier accompagnée de l’arrêt des bibliobus. L’Alcazar était pensé au sein d’un réseau de médiathèques. Il n’en a pas été ainsi. le maire ayant coupé le ruban… son ambition s’arrêtait probablement là. Les premières années 12 à 13 000 emprunteurs quotidiens. Nous avions à coeur d’offrir le meilleur service public possible, or ces dernières années, je vois la dégradation de ses services. A la tête de son réseau, nous avons assisté au départ de plusieurs directeurs compétents devant céder la place à des diplômés FO, avec l’approbation du maire. Une grande partie de son personnel découragé est parti quand il le pouvait, attiré par d’autres lieux plus satisfaisants. Les bibliothèques de quartier au lieu de s’étendre ferment. Notre ville est une réunion de villages, aujourd’hui de quartiers, leur présence en leur sein aurait leur utilité. Elles sont un lieu de convivialité : l’écolier, l’étudiant, le chômeur, le curieux désirant acquérir de nouvelles connaissances ou se préparant à une nouvelle profession… pourraient s’y installer non seulement pour emprunter des documents mais aussi pour les utiliser sur place, entre autre quand son domicile ne le lui permet pas. Bibliothécaire est un métier, il est urgent de les rechercher dès maintenant afin d’offrir un service à la hauteur des besoins parce que les Marseillais le méritent bien !

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  18. Avicenne Avicenne

    Plus de bibliothèque et plus de piscine Vallier !! De mieux en mieux .

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