Guy Moulin : "On apporte l'hôpital public auprès des populations"

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Julien Vinzent_
5 Fév 2014 0

En franchissant la porte de La Timone 2, le 15 décembre, son premier patient a donné le coup d'envoi d'un jeu de chaises musicales hospitalier. Ce bâtiment médico-technique de 55 000 m2, adossé à l'hôpital de La Timone, "va regrouper l'ensemble des urgences du secteur centre de la ville et tout ce qui est qualifié de « plateau technique » (radiologie, endoscopie, salles de réveil, réanimation et blocs opératoires)", détaille Guy Moulin, président de la commission médicale d'établissement (CME).

Cette "sorte de parlement médical qui se prononce sur tous les grands événements de la vie de l'hôpital" a de quoi faire : "Depuis 10 ans, l'AP-HM est en restructuration de façon profonde", rappelle-t-il. Après l'ouverture du pavillon de l'Étoile de l'hôpital Nord en 2009, "on aborde la deuxième phase du projet". Le regroupement des urgences va entraîner la bascule de plusieurs services de la Conception vers la Timone et inversement pour les maladies chroniques et les pathologies de la tête et du cou. Un pas de plus vers "la thématisation de nos sites hospitaliers".

La Timone 2, "l'avenir sur le secteur centre"

En ce qui concerne La Timone 2, elle "donne aux Marseillais et aux gens de la région l'accès à un plateau technique très sophistiqué", estime celui qui y voit "l'avenir de notre secteur hospitalier sur le secteur centre". Il devrait également permettre d'améliorer la prise en charge des urgences avec un service "beaucoup plus vaste" que les "locaux insuffisants en volume" actuellement répartis entre La Conception et La Timone.

Dans une tout autre optique, le projet de centre de santé dans les quartiers Nord, annoncé par Marsactu en octobre 2012, continue de faire l'objet de "discussions avec les collectivités locales, afin de trouver des locaux les plus accessibles possibles pour la population". Pour le praticien, ce pôle a "l'ambition d'apporter le service public auprès des populations dans les quartiers nord. Il s'agit d'améliorer l'accès aux soins, mais aussi au dépistage et à la prévention, notamment pour familles mono-parentales. Souvent ces populations accèdent à la médecine après les autres."

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