“En trois mois de grève je n’ai vu passer qu’un seul camion-poubelle”

Reportage
le 27 Jan 2022
23

Au vu du conflit social qui s'éternise entre métropole et FO, certains quartiers de Marseille n'ont pas vu de camion-benne depuis des semaines. Reportage dans des secteurs où la situation devient préoccupante.

Amas de poubelles aux abords du lycée Nelson Mandela, dans le douzième arrondissement
Amas de poubelles aux abords du lycée Nelson Mandela, dans le douzième arrondissement

Amas de poubelles aux abords du lycée Nelson Mandela, dans le douzième arrondissement

Sur le groupe Facebook “Marseille poubelle la vie !”, 21 000 membres, les commentaires affluent. Tous pointent l’absence de ramassage des ordures dans certains arrondissements de Marseille. Très impliqué sur cette page, Romain D., commerçant et habitant du 12e arrondissement, se désole tous les jours de l’état dans lequel son arrondissement est depuis trois mois. Et ce, malgré les pauses dans la grève et les réquisitions. Il a donc proposé à Marsactu de faire un tour du quartier, à partir du métro La Fourragère. À chaque coin de rue, les poubelles débordent, les sacs éventrés s’entassent, rendant parfois l’accès aux entrées des lotissements ou le passage sur les trottoirs impossibles. Dans ce quartier résidentiel, “même ce vieux matelas qui traîne sur le trottoir, c’est du jamais vu. Avant la grève, il ne se serait jamais trouvé là”, s’exclame Romain, au volant de sa voiture.

“En trois mois de grève j’ai vu passer qu’un seul camion-poubelle. C’était un ramassage organisé par Nicollin [une société de gestion des déchets de Montpellier], venu en renfort”, s’énerve ce rôtissier de métier. Une affirmation impossible à vérifier, mais qui traduit l’épuisement à voir la situation s’enliser. “Et lorsque les camions passent enfin, ils ne se donnent même pas la peine d’aller dans les petites rues. Ils vont uniquement dans les avenues principales”, déplore Romain. Dans le 12e, la situation est donc plus critique aux abords des résidences. Côté parking de la résidence des Borromées, des dizaines de poubelles sont alignées, et débordent d’énormes sacs, de cartons et de plastiques.

Tous les soirs, la personne en charge des poubelles de la résidence sort les bennes dans l’espoir que des éboueurs passent les vider.

La ruelle en pente qui mène au parking, fait craindre le pire aux résidents : “lorsqu’il y a de la pluie ou du vent, je vous laisse imaginer l’état dans lequel est le parking”, soupire une habitante, qui promène son chien. De l’autre côté, devant l’entrée piétonne de la résidence, il faut se frayer un chemin entre les grandes bennes noires, d’où dépassent les déchets, pour se rendre à l’école. “Tous les soirs, la personne en charge des poubelles de la résidence sort les bennes dans l’espoir que des éboueurs passent les vider”, ajoute Romain. En quittant l’avenue des Borromées, un camion-benne de la métropole passe justement par là. Il attrape un conteneur gris et reprend sa tournée, sans même le reposer, ni vider les poubelles de la résidence qui s’entassent par dizaines.

“Ils n’ont qu’à envoyer l’armée”

Plus au sud de Marseille, dans le 8e arrondissement, les habitants en ont aussi ras le bol de la situation. Nathalie D. a posté sur le même groupe Facebook, en début de semaine, une photo d’un tas d’ordures à l’angle du boulevard Périer et de la rue Mireille : “c’est inacceptable. On est en période de COVID, aucune mesure n’est prise et les déchets s’amoncellent”, s’indigne celle qui travaille dans le secteur de la santé. “Ils n’ont qu’à envoyer l’armée. À un moment donné il faut prendre des mesures”.

Les poubelles envahissent les rues et les trottoirs sur le boulevard Gaston-Crémieux (8e).

Non loin de là, sur l’avenue du Prado où c’est jour de marché ce mercredi, ou sur la rue Paradis, les poubelles ne regorgent pas de détritus. Certaines sont même vides. La situation est bien différente dans les rues adjacentes. À l’angle de la place Ernest-Delibes et du boulevard Périer, les poubelles débordent et jonchent le sol. À quoi s’ajoutent les tas de sapins, toujours pas enlevés. Rue du Rhône, un peu plus haut dans le même quartier, des sacs-poubelle et des cartons s’étalent sur plusieurs mètres, juste devant une des entrées de la maison de retraite Korian.

Commerçants indignés

Les commerçants de ces deux arrondissements se désolent, eux aussi, de la situation. Devant le Missada, restaurant casher sur le boulevard Périer, une dizaine de gros sacs gris s’entassent. “Avec la grève ça fait une semaine qu’on ne les a pas vu passer”, explique un employé du restaurant, obligé, tous les matins depuis maintenant une semaine, de décaler les tas d’ordures accumulées devant l’établissement. Romain D. s’exaspère aussi en tant que gérant de trois rôtisseries au sujet de la taxe “collecte et traitement des déchets pour les commerçants” reçue en septembre dernier, pendant le démarrage de la grève des éboueurs. “Pourquoi est-ce que je devrais continuer de payer une telle taxe alors qu’il n’y a pas de ramassage ?” s’indigne-t-il.

Mercredi, par communiqué, plusieurs acteurs économiques locaux, la CPME13, la fédération de commerçants Marseille Centre, l’UMIH 13, mais aussi les CIQ ont appelé à la fin de la grève. Ils demandent à FO “d’agir en acteur responsable, de prendre conscience du caractère anachronique de leurs revendications et de cesser ce mouvement de grève qui nous prend tous en otage de manière intolérable”.

Les rats creusent leurs terriers

Les rats sont tellement nombreux autour des poubelles de cette résidence du douzième arrondissement, que leurs terriers sont visibles sur la butte de terre.

Parmi les conséquences sanitaires qui inquiètent commerçants et habitants, l’augmentation de la présence des rats. À la Grande-Bastide-Cazaulx, dans le 12e, il y a un “plein de rats qui prolifèrent sur la colline”, peste un habitant de la résidence. Ils sont tellement présents, que des terriers apparaissent sur la butte de terre derrière l’espace réservé aux poubelles. Pourtant, mardi, le tribunal administratif, sollicité sur la question de la réquisition des agents, n’a pas estimé disposer d’assez d’éléments pour établir la réalité des risques sanitaires.

Afin de limiter l’encombrement des rues, les odeurs nauséabondes et la présence de nuisibles, certains essayent de garder le plus possible leurs détritus chez eux. “On a joué le jeu, on a gardé les poubelles dans la copropriété, mais on ne pouvait plus. On les a mis dehors, reconnaît Nathalie D. Et je ne vous parle même pas des personnes qui en profitent pour vider leur cave et mettre des meubles sur les trottoirs. Il y en a qui n’ont pas de civisme.”

“Un camion qui passe aujourd’hui ne peut pas ramasser toute la rue”

À la métropole, on admet qu’il est impossible dans les conditions actuelles d’assurer un ramassage régulier. “Entre les nombreux agents en arrêt maladie et ceux qui sont en grève, nous sommes obligés d’espacer les tournées. Nous sommes dans une situation de priorisation, pour qu’il y ait un minimum de service là où c’est possible”, commente un porte-parole. Patrick Rué, patron de Force ouvrière, seul syndicat toujours en grève, déclarait, le 18 janvier lors d’une conférence de presse : “j’en ai fait des grèves, mais je n’ai jamais vu une organisation qui mettait plus de sept jours à nettoyer les rues. C’est un problème de compétences de nos élus”. Pour la métropole, “les blocages des centres de transfert par les grévistes empêchent les collectes. Un camion qui passe aujourd’hui ne peut pas ramasser toute la rue.” Mercredi soir, l’institution estimait que les arrondissements les plus touchés étaient les “2e, 3e ,14e, 15e, 16e” ainsi qu’Allauch et Plan-de-Cuques. Elle indiquait aussi que “le recours à des vacations privées, pour compenser l’absence de certains agents en maladie” a permis “de limiter la quantité de déchets qui restent à collecter dans les rues et d’absorber une partie de la production quotidienne”.

Sur la page “Marseille poubelle la vie !”, un appel est lancé par Sarah Bourgeois, l’administratrice, par ailleurs candidate en 2020 sur les listes de Martine Vassal, présidente de la métropole (LR). L’idée ? Aller déposer des centaines de poubelles au pied des locaux de Force ouvrière. Plus de 200 personnes ont réagi à cette publication et semblent prêtes à participer.

*Actualisation le 27/01/22 à 17 h 45 : modification concernant Sarah Bourgeois, qui n’est plus élue municipale comme nous l’écrivions et a démissionné de son poste de conseillère d’arrondissements d’opposition en 2020.

Cet article vous est offert par Marsactu
Marsactu est un journal local d'investigation indépendant. Nous n'avons pas de propriétaire milliardaire, pas de publicité ni subvention des collectivités locales. Ce sont nos abonné.e.s qui nous financent.

Commentaires

L’abonnement au journal vous permet de rejoindre la communauté Marsactu : créez votre blog, commentez, échanger avec les autres lecteurs. Découvrez nos offres ou connectez-vous si vous êtes déjà abonné.

  1. vékiya vékiya

    Sur la page “Marseille poubelle la vie !”, un appel est lancé par Sarah Bourgeois, l’administratrice, mais aussi élue sur les listes de Martine Vassal, présidente de la métropole (LR).

    Et devant la porte de son amie vassal responsable avec gaudin de cette situation, eux qui ont donné les pleins pouvoirs à rué.

    Signaler
    • toine toine

      Elle est quand même un peu gonflée Sarah Bourgeois!
      Elle est partie prenante de cette équipe qui cautionne ce clientélisme depuis XX années et elle joue les pleurnicheuses via son compte Facebook… Où est la logique?

      Signaler
  2. barbapapa barbapapa

    “Ni la préfète de police des Bouches-du-Rhône qui n’a pas produit de mémoire en défense ni la Métropole Aix-Marseille-Provence ne produisent aucun élément de nature à établir les risques avancés dans l’arrêté en litige en termes de sécurité sanitaire résultant de l’accumulation des ordures ménagères, de troubles pour la sécurité et l’ordre public en raison de l’encombrement des voies et des trottoirs, d’incendies, d’inondations et de pollution des eaux et des plages en cas d’épisode pluvieux”
    Les termes de ce jugement sont ignominieux pour la population marseillaise, une accumulation d’ordures ménagères ne serait pas un trouble évident à l’ordre public, et à la sécurité sanitaire ??? On peut s’interroger sur la qualité des avocats choisis par la Métropole et la Préfecture pour laisser passer des trucs pareils, ou il faut porter plainte contre les juges qui prononcent de tels “jugements” !

    Signaler
    • GENIA GENIA

      Les avocats qui travaillent pour les collectivités locales, aménageurs, sont justement choisis pour défendre l’indéfendable et en plus plus c’est gros, plus ça passe !!!

      Signaler
  3. Alceste. Alceste.

    Je me marre un peu concernant les intervenants ou témoins de ces quartiers, quartiers gaudinistes si il en était, ce sont les mêmes d’ailleurs notamment dans le 12 ème ou à Sainte Anne qui hurlent contre les permis de construire et les programmes immobiliers à outrance
    Ils subissent maintenant le système Gaudin, passé le saint, passé la fête.Cela s’appelle un retour de flamme.

    Signaler
    • julijo julijo

      j’ai un peu du mal à comprendre ! qu’est ce qui vous fait marrer ?
      il y a dans le 12e – j’y suis- des électeurs qui ont voté et qui votent depuis des années contre les incompétents gaudinistes. dans le 8e (à Ste Anne notamment) tout pareil, tous les électeurs de votaient pas pour l’ancienne nullicipalité.. la preuve ils ont élu majoritairement la liste du PM aux dernières municipales.
      alors je ne vois pas bien le rapport entre les gens qui se plaignent à juste titre de la gestion par la métropole des ordures ménagères, et ceux -pourquoi pas les mêmes- qui hurlent contre les programmes immobiliers envahissants ? On en sait quelquechose dans le 12e, où le moindre m2 est vendu à prix d’or, voit s’installer un immeuble, sans construction d’écoles, de services publics nécessaires, de transports en commun…etc.
      j’ai dit parfois, qu’on avait les élus qu’on mérite, mais c’est une boutade, un peu niaise.
      faites moi rire avec vous !

      Signaler
    • LN LN

      “Mercredi soir, l’institution estimait que les arrondissements les plus touchés étaient les “2e, 3e ,14e, 15e, 16e” ainsi qu’Allauch et Plan-de-Cuques.”
      Faut acheter des lunettes Braillasse et vous n’êtes pas obligé de commenter, tout, tout le temps…

      Signaler
    • Electeur du 8e © Electeur du 8e ©

      Merci, Julijo, de rappeler que la présidente de la métropole a tout de même été battue par le suffrage universel dans son propre secteur, avant de bénéficier d’un repêchage à la moralité démocratique douteuse.

      J’ajoute que le cas de Ste-Anne est précisément assez remarquable : même si Mme Pila, devenue par hasard présidente de la RTM, y prêche la bonne parole gaudiniste à l’église, le projet de création d’une sorte de mini-Manhattan autour de la Cité Radieuse a été massivement rejeté par les riverains, et est l’une des causes de l’échec de l’héritière. La sociologie du quartier a changé ces dernières années, mais Gaudin et son gang ne s’en sont pas aperçus.

      Signaler
  4. Alceste. Alceste.

    Sûrement des électeurs n’ont pas voté pour cette équipe de bras cassés dans ces deux quartiers,mais une large majorité oui,c’est comme cela.Ce qui me fait marrer c’est que les plus fervents supporters de Gaudin dénoncent Rué et FO alors que se sont les mêmes qui ont mis ce système en place avec les conséquences que nous connaissons.
    Ce vieux gag de l’arroseur arrosé me fait marrer, comme les CIQ du 12e véritables agents électoraux de Gaudin qui hurlent comme des putois après les programmes immobiliers signés par l’ancienne majorité.

    Signaler
    • julijo julijo

      “Sûrement des électeurs n’ont pas voté pour cette équipe de bras cassés dans ces deux quartiers,mais une large majorité oui,c’est comme cela”…
      brallaisse, la loi PLM a beaucoup fait pour gaudin.

      L’ensemble des ciq, sont des agents électoraux de gaudin, c’est lui qui les a mis en place avec beaucoup d’attention, du reste l’ancienne présidente des ciq était l’adjointe de gaudin

      Donc, j’ai bien compris : puisque les électeurs de ces quartiers ont largement, à l’époque voté gaudin, ils méritent les amoncellements de poubelles, c’est bien fait pour eux….arroseur arrosé !
      Vous m’aviez habitué à mieux dans vos commentaires !!
      dommage.

      Signaler
  5. Karo Karo

    Pour ceux qui veulent aller plus loin sur les chiffres et performances en matière de collecte tri et autres
    Observatoire régional des déchets qui produits des cartographies à l échelle régionale des indicateurs ce qui permet de comparer
    https://www.ordeec.org/

    Signaler
  6. Alceste. Alceste.

    LN et je fais ce que je veux,comme je le veux et quand je le veux.Na!

    Signaler
  7. jacques jacques

    Elle est gonflée Sarah! C’est devant chez elle et Vassal qu’il faut les jeter!

    Signaler
  8. Hde mars Hde mars

    Normalement dans le 2eme c est une societe privee qui fait ramassage je ne comprends pas pourquoi ils sont en greve eux aussi ?

    Signaler
  9. 9zéros 9zéros

    Mais qui tire les ficelles? Quid des transactions entre mafias, politiciens et institutions de l’état sur ce pactole des poubelles? Un travail journalistique fouillé serait-il envisageable?….
    Je rejoins la pensée de certains, on a bien la gouvernance que l’on a élue, ou pas!
    Le point intéressant de ces grèves est peut-être?? la prise de conscience du citoyen lambda sur notre consommation outrancière et de son corollaire qui est la gestion et le recyclage des matériaux produits.
    L’incendie de St. Chamas est édifiant sur ce sujet, en 2022 on a rien pensé de mieux que le stockage sans contrôle à des incompétents profiteurs…. c’est à pleurer sur l’intelligence de l’homme..

    Signaler
  10. TINO TINO

    Habitant le quartier la Fourragère (12é arrt ), je l’atteste, en ce moment et depuis pas mal de semaines, c’est la “chienlit”. Accumulation nauséanbonde des ordures, stationnement anarchique des voitures car le parking du métro “la fourragères” est fermé pour cause de travaux de très longue durée ( on fait un parking riquiqui au départ, par soucis d’économie, puis on se rend compte que le riquiqui n’est pas à la hauteur de la demande des clients ). C’est l’incurie à l’oeuvre dans toutes les instances administratives de notre métropole qui produit ce triste tableau.

    Signaler
  11. toine toine

    Pareil dans le 9eme où j’habite… Ces derniers semaines, on a dû voir passer 2 ou 3 fois max les éboueurs dans notre ruelle alors que la grève était finie et qu’ils sont censés passer tous les jours… Plusieurs signalements effectués à la métropole mais aucune action au final.

    Signaler
  12. gastor13 gastor13

    Comme on dit : A qui profite le crime ?
    Ces grèves à répétition depuis que le maire a demandé à s’occuper des déchets c’est sans doute dû au hasard !
    Mais je crois que l’on y gagnerait, il doit sans doute pouvoir prendre pas mal de bon conseils auprs de son mentor Jean Nono…
    Toute la ville est aux mains de vraies mafias. Marseille pourrait être si belle et si dynamique. Mais pour cela il faudrait virer tous ces élus professionnels qui sont là depuis des lustres. Une seule solution : la tutelle !

    Signaler
  13. RémiP RémiP

    Pour information, Sarah Bourgeois n’est plus élue : elle a démissionné de son mandat dans le 1-7 le 25 janvier 2021.

    Signaler
    • Lisa Castelly Lisa Castelly

      L’info ne nous était pas encore parvenue ! Nous corrigeons, merci !

      Signaler
  14. Patafanari Patafanari

    Une utopie se transformant en dystopie : Imaginons Marseille avec des rues impeccablement propres, plus de crottes de chiens et les ordures ramassées dans l’heure. Chaussées et trottoirs sans fissures, sans trous et tous les véhicules garés convenablement . L’on verrait alors les marseillais tituber, désorientés, ne pouvant plus se raccrocher à leurs repères habituels, rats et gabians faméliques cherchant leur pitance dans les bacs de verdures installés par amoureux de la nature.

    Signaler
    • claquette claquette

      Mais quel cauchemar!

      Signaler
  15. Nath Nath

    La métropole,la ville ont annoncé l’installation de bennes où il serait possible de déposer nos poubelles..Quartier des Baumettes? ..Rien, côté Leclerc Sormiou ? Rien…. Côté Mazargues ? Rien
    Nous sommes excédés de d’assister à tant d’incompétence et d’inaction. La métropole a mal préparé son dossier….une seconde pollution de nos plages, de nos îles s’annonce lorsque les eaux de pluies vont rejeter le nettoyage des rues par ruissellement à la mer !

    Signaler

Vous avez un compte ?

Mot de passe oublié ?


Ajouter un compte Facebook ?


Nouveau sur Marsactu ?

S'inscrire