En grève depuis un mois, les infirmiers du SAMU défendent une profession en pointe
Bras armé du SAMU des Bouches-du-Rhône, les infirmiers du SMUR sont en grève depuis un mois. Ils s'opposent à la création de nouveaux postes partagés entre les urgences et le Samu, qu'ils jugent dangereux. Une décision vécue comme un manque de reconnaissance de la spécificité de leur travail, après 15 mois de lutte contre le Covid.
"Nous sommes des gens de première ligne, on ne fait pas de l'expérimentation avec des vies humaines". Au SMUR (Service mobile d'urgence et de réanimation) de la Timone, l'indignation règne. Après plus d'un an de crise sanitaire, les infirmiers sont de nouveau au front, cette fois-ci contre leur direction. Depuis le 13 mai, ils sont en grève illimitée, soutenus par la CFDT de l'AP-HM (Assistance publique-Hôpitaux de Marseille), contre la création de postes dits "50/50". Le principe est de travailler deux mois au service des urgences de La Timone puis rejoindre le SAMU (qui englobe le SMUR) les deux mois suivants. Dans une lettre ouverte adressée à leur direction, ils écrivent leurs craintes : "Une personne à 50/50 ne pourra pas au bout de deux mois dans un autre service, être opérationnelle du jour au lendemain pour partir en intervention sans être délétère pour le patient."
Des équipes sur le front du Covid
Pour les équipes du SMUR, cette décision soulève colère et incompréhension. Après avoir traversé les . . .
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