Drame de la rue d’Aubagne : des propriétaires face aux juges
À l'issue des six années d'instruction, ils étaient quatre prévenus à être poursuivis pour homicides involontaires par négligence. Au jour de l'ouverture des débats, le tribunal doit déterminer s'il juge dans la même audience les propriétaires de trois appartements et les anciens responsables de Marseille Habitat et du syndic Liautard.
Le 65, rue d'Aubagne, la veille de son effondrement. (Image : DR)
Y aura-t-il un ou plusieurs procès du drame de la rue d'Aubagne ? C'est la première question que le président de la sixième chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Marseille, le juge Pascal Gand, et ses deux assesseures, Lola Vandermaesen et Margaux Kennedy, devront trancher dès les premiers jours du procès des effondrements qui s'ouvre ce jeudi 7 novembre, dans la salle dite des "procès hors norme" à la caserne du Muy, dans le quartier de la Belle de Mai à Marseille. Outre l'avalanche de demandes de nullité déposées par les avocats de la défense, les juges devront dire s'ils entendent poursuivre quatre ou... seize prévenus en même temps.
À l'origine, le juge d'instruction Matthieu Grand a limité les poursuites à quatre mis en examen pour blessures et homicides involontaires par négligence : Julien Ruas, adjoint au maire chargé de la sécurité durant le dernier mandat de Jean-Claude Gaudin (Les Républicains), seul politique poursuivi, l'expert Richard Carta, et deux personnes morales, la société d'économie mixte Marseille Habitat, filiale de la Ville de Marseille, propriétaire du 63 rue d'Aubagne, et le cabinet Liautard, syndic du 65.
Mais le jeu des citations directes ajoute à cette courte liste douze nouveaux prévenus. Ils sont renvoyés devant la sixième chambre directement par les avocats des parties civiles, qui représentent les proches des disparus et les locataires survivants de la catastrophe.
Trois scénarios
Lors de la conférence de presse de présentation du procès . . .
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