Dans les Bouches-du-Rhône, la gauche menace les positions macronistes et le RN surnage

Actualité
le 13 Juin 2022
7

La soirée électorale aura été rude pour la majorité présidentielle, voyant la gauche réaliser des scores inédits dans les Bouches-du-Rhône depuis des années. Le parti de Marine Le Pen, poursuit, lui, son ancrage.

Un bureau de vote à Marseille pendant le premier tour des législatives. (Photo : Emilio Guzman)

Un bureau de vote à Marseille pendant le premier tour des législatives. (Photo : Emilio Guzman)

Ce sont sûrement ceux dont on a le moins parlé durant cette campagne mais la lame de fond du vote d’extrême droite est toujours là. Malgré la dissidence incarnée de Reconquête dans le département, le Rassemblement national sera en course dans 12 circonscriptions sur 16 dimanche 19 juin. Il peut même, pour la première fois […]

Cet article est réservé aux abonnés au journal

Vous seul garantissez notre indépendance Offres d'abonnement à partir de 1€ Poursuivez votre lecture et rejoignez la communauté JE M'ABONNE

Si vous avez déjà un compte, identifiez-vous

Commentaires

L’abonnement au journal vous permet de rejoindre la communauté Marsactu : créez votre blog, commentez, échanger avec les autres lecteurs. Découvrez nos offres ou connectez-vous si vous êtes déjà abonné.

  1. vékiya vékiya

    Jadis tout-puissant, LR sort laminé de ces législatives.

    ça me va, bien que certains seront remplacés par des retourneurs de veste. seul le sigle change.

    Signaler
  2. julijo julijo

    oui, le lr laminé, si on veut. pas assez encore, quelques uns sont encore là sous l’étiquette macron ; et ça ne va pas changer grand chose à notre quotidien et à l’assemblée nationale.
    par contre le score du fn est particulièrement inquiétant.

    Signaler
  3. Electeur du 8e Electeur du 8e

    Plus encore que le score du RN, c’est le score du parti des abstentionnistes qui m’inquiète. Quand 60 % des électeurs, et parfois 70 %, s’en foutent, on a un problème. Il y avait une offre politique inédite, il y avait de gros enjeux, il y avait à choisir, d’une certaine façon, notre avenir dans un monde incertain : ça n’a pas suffi. Que pensent ces gens ? Comment les amener à s’intéresser à nouveau à la vie démocratique ?

    Les tribulations d’un opportuniste comme Lionel Royer-Perreaut n’ont absolument aucune importance à côté des choix que nous devons faire en ce moment.

    Signaler
    • LN LN

      Ben justement, en parlant de choix, dans mon secteur, c’est LRP contre Bez (FN) au deuxième tour. Le top non ?!

      Signaler
  4. julijo julijo

    oui, effectivement, c’est devenu au fil des années passées, mais assez récemment, une manie dommageable pour la démocratie, cette abstention.
    c’est vrai que c’est quelque part, le premier parti de france. et son idéologie c’est surtout : “à quoi bon” ou “à quoi ca sert ? à rien” ou “ils sont tous pourris” et encore mais moins “la politique ne m’intéresse pas”
    je crois qu’ en changeant suffisamment de façon de faire, en se préoccupant davantage de ce que veulent les gens, en se souciant des vrais problèmes, en “assainissant” le personnel élu, en apportant des solutions concrètes et rapides, en ne se moquant pas, en n’étant pas arrogant, suffisant, bref, en changeant le logiciel de l’exécutif d’aujourd’hui, ce sera déjà compliqué, mais possible de faire revenir une partie de ces électeurs dans les urnes.
    des tas de gens autour de moi, ne se sentent pas vraiment concernés, ou bien “ils s’en foutent”.
    ils savent que les décisions prises ne leur plairont pas, mais ils n’ont trouvé d’autres solutions qu’un repli sur soi.
    je crois que le choix qu’ils avaient au premier tour de ces élections, ces électeurs absents n’y ont pas cru, n’en ont pas compris l’importance ; j’en ai eu des exemples autour de moi ce matin. c’est curieux. bon nombre d’électeurs se contentent de peu en matière d’infos et de journaux…
    j’espère que un déclic se fera pour le 2e tour.

    Signaler
    • Pascal L Pascal L

      Il est 17 h, il neige de l’alumine sur la Cabucelle. Depuis 15 ans les gens du quartier se plaignent, ont déposé des plaintes, payés des avocats.
      Pour rien : la préfecture a pondu un arrêté qui interdit de décharger par vent d’ouest et de nord ouest mais les gros cons du port s’en foutent.

      Les politiques sont saisis régulièrement mais “ils ne sont pas là pour s’occuper des poubelles” ou “ils ont déposé une motion”, ou “c’est le GPMM et on n’a pas de prise”

      La DREAL et ou la préfecture répond (pas très souvent) “on va faire des mesures”

      Et comme rien ne se passe mais aussi parce que nous savons que si nos actions étaient trop violentes (on peut en avoir envie, surtout les jours où tu ne peux pas rester dehors car les yeux te piquent, aujourd’hui par exemple), alors même que nous sommes les victimes, nous serions les condamnés par la loi comme certains “gilets jaunes” exaspérés.

      C’est peut-être pour cela que beaucoup de mes voisins ne votent plus et qu’un certain nombre aurait même envie de “laisser arriver l’extrême droite au pouvoir” pour donner des coup de pieds au cul de ceux qui le méritent.

      Sauf que, l’histoire l’a toujours montré, ça n’a jamais été la bonne solution … mais ils ne le savent pas ou ils l’ont oublié.

      Ils en restent à “un.e politique ça coûte très cher et ça ne rapporte rien” mais à Marseille peut-on vraiment leur donner tort ?

      Signaler
    • AlabArque AlabArque

      Je repense (quel rapport avec la choucroute, ou avec la bouillabaisse dénoncée par Pascal L ?) au printemps 1975, ‘vacances de Pâques’ = j’étais en 1ère, mes parents m’ont offert LE voyage en Grèce (dont je rêvais depuis que gamine j’étais tombée amoureuse d’Ulysse en lisant l’Odyssée en cachette). Donc, périple en bus, groupe avec le lycée, rendu possible par la chute des colonels – car jusqu’au printemps précédent, nos profs avaient choisi de NE PAS organiser ce voyage, en raison de la dictature militaire … Le bus nous ‘pose’ à l’hôtel au centre d’Athènes vers 19 h, le temps de laisser nos sacs dans les chambres, on ressort – petite ‘bande’ de 4 ou 5 de la même classe = la grande rue la + proche doit mener vers l’Acropole et ça fait bigrement envie (on l’a aperçue par une fenêtre de l’hôtel) !
      Oui mais la rue, fort large, est pleine de monde – pas de bus, quelques autos klaxonnent, et une foule qui avance en riant et blaguant et se tapant sur les épaules, mais dans la direction opposée à l’Acropole. On essaie un peu d’avancer à contre-courant, mais on ne fait pas le poids, et on a du mal à rester groupés, on se demande ce qui se passe (l’un veut s’acheter à bouffer, l’autre inquiète veut regagner l’hôtel) – soudain, un des autochtones mobiles et blagueurs s’adresse à nous ‘Pardon, pardon, vous êtes Français ?’ Et nous ‘Oui’. Alors ‘Et d’où, en France ?’ Et bien sûr, sans malice, ‘De Marseille’.
      ‘Aaaah ! MARSEILLE ! Defferre SOCIALISTE ! Camarades!’ enchaîne l’autochtone francophone, ravi. Et il enchaîne quelques phrases très rapides lancées à la cantonade (et bien sûr, on ne pige rien, le grec ‘parlé’ n’a pas la même sonorité que celle qu’on enseigne aux lycéens français). Et voilà soudain un remous de la foule, on nous sourit, on nous embrasse, on nous serre les mains, et nous voici séparés – oh ! pas éloignés, mais chacun.e de nous est hissé.e sur les épaules ou les bras de quelques porteurs qui continuent d’avancer dans le flot de plus en plus dense. Les cris ‘MARSEILLE’ et ‘DEFFERRE’ et ‘CAMARADES SOCIALISTES’ sont repris, acclamations et applaudissements leur répondent, on débouche ainsi sur une place couverte de peuple, la place Omonia (= en grec ‘la Concorde’), et nous, ‘portés’, sommes au niveau d’une estrade pavoisée dressée au milieu de la place. Les tribuns nous jettent un coup d’oeil, agitent la main, sourient … et finalement nos ‘porteurs’ nous déposent à terre, toujours avec le sourire, et un francophone nous glisse ‘Aujourd’hui en Grèce élections … Socialistes gagnent élections ! Marseille socialiste CAMARADES’
      Retour à l’hôtel un peu éberlués, il s’avère que cette LIESSE ponctuait les résultats des premières élections libres (municipales, je crois) après les années de dictature (depuis 1967). C’était mon premier séjour en Grèce.
      J’y suis retournée, chaque année en ‘vacances’ studieuses, puis pour 4 ans ‘expat’ (archéologue à plein temps), puis en séjours d’études. Mais je ne peux oublier tout à fait que la France était, alors, l’incarnation de la démocratie et de l’espoir – et que Marseille, ‘Massalia’ en grec, était la familiarité, la proximité, l’adelphité – et le signe que la liberté restait possible.
      Faites-la taire, quelqu’un …

      Signaler

Vous avez un compte ?

Mot de passe oublié ?


Ajouter un compte Facebook ?


Nouveau sur Marsactu ?

S'inscrire