Dans les 13/14, la gauche applique le principe de précaution face au RN

Actualité
le 18 Mar 2020
54

Alors que la campagne est suspendue pour une durée indéterminée, les deux listes de gauche qualifiées pour le second tour dans les 13/14 annoncent se désister pour faire barrage au RN. Dans le secteur voisin, les listes Ghali et Printemps marseillais pourraient, en revanche, s'affronter.

Jérémy Bacchi et Michèle Rubirola le 29 janvier. (Image LC)

Jérémy Bacchi et Michèle Rubirola le 29 janvier. (Image LC)

L'enjeu

Face au risque de réélection de Stéphane Ravier (RN), la tête de liste du Printemps marseillais Jérémy Bacchi renonce, suivie par Julien Rossi (liste de Samia Ghali).

Le contexte

Seul encore en lice, David Galtier (LR) pourrait offrir là un quatrième secteur à Martine Vassal, bien placée dans le 6/8, 9/10 et 11/12.

Mardi 14 heures, alors que la France entière se confine, un communiqué politique vient rappeler la tenue dimanche, qui semble déjà si lointaine, de l’élection municipale. Jérémy Bacchi, tête de liste du Printemps marseillais dans les 13e et 14e arrondissements, arrivé troisième dimanche soir, annonce retirer sa liste pour le second tour, dont on ignore encore la date précise :

« Habitant de ces quartiers, petit-fils de résistant qui a lutté contre le fascisme, républicain dans l’âme, je ne peux me résoudre à 6 nouvelles années de gestion du RN de notre territoire. En conséquence, non sans émotion, j’ai décidé de retirer ma candidature du second tour des élections municipales sur les 13ème et 14ème arrondissements, en appelant sans réserve à battre le RN lors du second tour. »

Le candidat du Printemps marseillais, par ailleurs secrétaire départemental du parti communiste, annonce donc appliquer le principe de précaution dans ce secteur qui a basculé dans les mains du Rassemblement national (ex-FN) Stéphane Ravier en 2014, en faisant la plus importante mairie détenue en France par son parti et lui assurant un siège de sénateur. La configuration pourrait d’ailleurs être comparée : arrivée troisième derrière la droite, mais avec des réserves de voix dans d’autres listes de gauche, la liste du candidat socialiste Patrick Mennucci avait choisi de se maintenir, occasionnant une triangulaire dont Stéphane Ravier était sorti vainqueur.

« C’est une décision douloureuse, mais on s’est dit que face aux antécédents de 2014, c’était le mieux à faire », explique Michèle Rubirola, la candidate du Printemps marseillais arrivée en tête des suffrages à l’échelle de la ville au premier tour. « Jérémy a eu l’intelligence politique de faire ce choix, il en a discuté avec ses colistiers qui sont en majorité d’accord avec lui ». Après 2014, la droite a lourdement fait peser la responsabilité sur Patrick Mennucci, qui avait fusionné avec la liste Front de gauche. Lourd de cet héritage, le parti socialiste a appliqué un retrait aux régionales 2015, disparaissant totalement d’une collectivité qu’il gouvernait depuis près de 15 ans.

Alors que les discussions pour le second tour ont été stoppées au sein du mouvement « pour que chacun puisse se concentrer sur les questions de santé », explique Michèle Rubirola, cette décision a été prise dès maintenant pour « ne pas laisser la voie ouverte aux suspicions de magouilles sur ce secteur ». « On a décidé avant d’être sûrs que les listes ne devaient pas être déposées. Une fois la décision prise, autant le dire », ajoute-t-elle.

« Mauvais timing »

La décision de se désister a tout de même fait réagir plusieurs colistiers de Jérémy Bacchi, à commencer par Florence Masse, qui s’est fendue elle aussi d’un communiqué dans la foulée. « Ce communiqué est lunaire avec un mauvais timing. La décision de retrait dans le 7e secteur se serait peut être imposée mais pas avant d’avoir envisagé les pistes d’union », écrit la conseillère municipale socialiste sortante.

Aussi présent sur la liste, Patrice de Luca a raillé sur Twitter un candidat « pressé de partir en vacances (sic) sans prendre le temps de prévenir ses colistiers et en laissant les habitants du 13/14 en rase campagne ». Plus largement, des soutiens du Printemps marseillais s’interrogent sur ce choix stratégique de renoncer d’emblée au secteur qui envoie le plus de conseillers municipaux à la mairie centrale (16 sur 101), à l’heure où une victoire est envisageable à l’échelle de la Ville. En tête les trois autres plus gros secteurs, Martine Vassal pourrait à l’inverse y trouver le complément nécessaire pour obtenir une majorité jusqu’à lors incertaine.

Le retrait écarte l’hypothèse d’un « arc progressiste » incluant Yvon Berland et même Bruno Gilles

« Je ne prendrais jamais le risque de refaire passer le RN, mais si la fenêtre de tir existe, j’y vais », complète Florence Masse auprès de Marsactu, évoquant la possibilité d’un « arc progressiste » pouvant rassembler le Printemps, la liste de Samia Ghali avec qui elle estime partager « 90 à 100 % du programme », celle d’Yvon Berland mais aussi du divers-droite Bruno Gilles, qui a employé cette même expression au soir du premier tour.

Ghali emboîte le pas, et déplace la discussion sur les 15/16

Quelques heures après le communiqué de Jérémy Bacchi, Samia Ghali a fait savoir qu’elle non plus ne maintiendrait pas de liste dans ce secteur afin de « mettre toutes les chances du côté du seul parti républicain en capacité de battre l’extrême-droite ».« On ne veut pas reproduire les erreurs de 2014 », plaide encore Julien Rossi, qui menait sa liste, arrivé à 11,3 % des voix et donc en capacité de se maintenir. Par communiqué, mardi, Martine Vassal a salué les gestes des deux candidats, les remerciant pour leur « esprit républicain et un grand sens de la responsabilité politique ».

Mais la décision de Julien Rossi fait évidemment suite à celle du Printemps marseillais, rendant impossible la création d’un troisième pôle dans ce scrutin. « Ils ont refusé de discuter avec nous, donc en tant que 4e, je ne peux pas jouer à l’apprenti sorcier », regrette-t-il.

La question des 13/14 est forcément liée à une autre bataille qui se joue dans le secteur voisin. Arrivée en tête et prête à la bataille pour conserver son fief, Samia Ghali a appelé lundi le Printemps marseillais à la rejoindre sur ses listes. Invitation que Jean-Marc Coppola, qui a obtenu 19,16% des suffrages et est même largement en tête dans le 16e arrondissement, ne serait guère tenté d’honorer pour le moment. « Les tensions ont été trop loin avec Ghali, on ne peut plus travailler ensemble », estimait un cadre du Printemps dimanche soir.

Le combat contre le RN ne peut pas être à géométrie variable, le Printemps doit être en cohérence sur tous les secteurs.

Julien Rossi

Dans ce secteur, le risque d’une victoire du RN ne peut toutefois pas être complètement écartée, sa candidate Sophie Grech se classant deuxième, trois points devant le Printemps. En 2017, au second tour des législatives, dans une circonscription recoupant peu ou prou le secteur, la même Sophie Grech avait obtenu 41 % des voix. « Le combat contre le RN ne peut pas être à géométrie variable, le Printemps doit être en cohérence sur tous les secteurs », lance Julien Rossi.

Preuve que dans les listes des secteurs du nord de la Ville, les enjeux sont très spécifiques et l’influence de Samia Ghali importante, la candidate de la liste écologiste Debout Marseille, Chaidati Soilihi, qui a obtenu dimanche 5,40 % des voix annonce soutenir la sénatrice pour le second tour, « seule force de gauche à surclasser le Rassemblement National et à pouvoir battre l’extrême droite » à ses yeux. Cette candidate avait remplacé quelques jours avant le dépôt des listes Lydia Frentzel, partie rejoindre le Printemps marseillais, justement en invoquant le risque d’un passage au RN.

Article en accès libre

Soutenez Marsactu en vous abonnant

OFFRE DÉCOUVERTE – 1€ LE PREMIER MOIS

Si vous avez déjà un compte, identifiez-vous.

Commentaires

L’abonnement au journal vous permet de rejoindre la communauté Marsactu : créez votre blog, commentez, échanger avec les autres lecteurs. Découvrez nos offres ou connectez-vous si vous êtes déjà abonné.

  1. patrick patrick

    ghali, masse ça fait rêver.

    Signaler
    • Assedix Assedix

      Vous la détestez, ok. Vous avez vos raisons. Peut-être même avez vous raison tout court. Mais en l’occurrence, quand on ne connait pas les acteurs personnellement, c’est quand même plutôt le PCF13 qui donne une image particulièrement glauque dans cette histoire.

      Signaler
    • Assedix Assedix

      Pour mémoire,
      Bacchi décidé très tôt de partir seul alors qu’une union était possible avec d’autres listes
      Bacchi se fait prendre en photo avec Sylvie Andrieu
      Coppola débauche dans des conditions étranges une tête de liste adverse à 15 jours du premier tour
      Bacchi décidé très vite et seul de se retirer alors même qu’il peut, si ce n’est gagner son arrondissement, faire gagner la gauche à Marseille.
      Coppola se maintient envers et contre tout sans au risque de faire perdre la gauche à Marseille et peut-etre de faire gagner le RN dans son secteur

      Signaler
  2. Tarama Tarama

    N’est-ce pas offrir l’élection à Martine Vassal ?
    J’ai l’impression de revivre le coup des castors. Je suis très circonspect…

    Signaler
  3. Tarama Tarama

    Mieux vaut avoir Rubirola à la mairie et Ravier dans le 13/14 (avec des conseillers d’opposition) que Vassal partout…

    Je suis assez effaré de ces combinés qui puent la magouille politicienne et c’est une douche froide par rapport à l’espoir suscité dimanche soir.

    A se demander si certains ne sont pas là pour torpiller le mouvement…

    Signaler
    • LN LN

      Tout à fait d’accord. La douche est froide….

      Signaler
    • Savon Savon

      Absolument. Ces idiots se sabotent eux-mêmes.

      Signaler
    • Electeur du 8e Electeur du 8e

      De deux maux, il faut choisir le moindre. Un maire de secteur RN, c’est l’horreur, mais il a les pouvoirs de la reine d’Angleterre. Une Martine Vassal à la mairie centrale, c’est reprendre le gang de Gaudin pour six ans, avec tous les pouvoirs.

      Je ne comprends pas le timing, de surcroît : rien n’obligeait à se précipiter pour annoncer une décision aussi lourde de conséquences potentielles. Le contexte de 2020 n’est pas celui de 2014.

      Signaler
    • patrick patrick

      effectivement, c’est préférable mais ici on parle et on réfléchi après.

      Signaler
  4. Félix WEYGAND Félix WEYGAND

    Nous découvrons sans doute que maintenant comme hier c’est le Département qui continue à veiller que les petites dépenses de la fédération du PCF soient couvertes…
    Que cette « gauche » « radicale » qui organise le tintamarre dans la rue ne veut en fait surtout pas du pouvoir mais se contente bien d’être les « chefs » d’une opposition sans influence.
    J’espère que tous ceux qui ont conspué la liste d’Yvon Berland et ont rejeté d’emblée toute idée d’alliance des progressistes comprennent bien ce qu »ils ont fait.

    Signaler
    • AlainG AlainG

      Félix,
      Gauche radicale et Printemps Marseillais,
      Berland et progressiste,
      Que d’oxymore en si peu de lignes…
      Bon, sinon, tout à fait d’accord sur la première partie.
      On peut se demander si devant l’obstacle on n’a pas choisi d’attendre la prochaine dans 6 ans ou les suivantes… Au bénéfice du RN et de l’abstention. Rien ne change décidément à Marseille.

      Signaler
    • Laurent Malfettes_ Laurent Malfettes_

      Bonjour Félix,
      Imaginons un instant que Jérémy Bacchi aille au bout de sa logique et que personne, au Printemps Marseillais, ne trouve la force ou les arguments pour l’empêcher de faire une grosse bêtise.
      Alors, tout espoir pour la gauche de (re)conquérir la mairie serait anéanti.
      Tout espoir ? Pas tout à fait. L’éventuel maintien d’Yvon Berland dans le 6-8 pourrait (ce n’est pas sûr mais c’est possible) favoriser la victoire de la gauche dans ce secteur historiquement à droite, comme symétriquement le retrait de la gauche dans le 13-14 pourrait faire triompher la droite dans un secteur historique de la gauche.
      Le sort de la ville, et le destin politique du Printemps Marseillais seraient alors entre les seules mains d’Yvon Berland.
      Cocasse, non ?

      Signaler
    • Félix WEYGAND Félix WEYGAND

      Laurent, ce petit plaisir ne me fera pas décolérer pour autant !!

      Signaler
    • ANTOINE HIBON ANTOINE HIBON

      Je crois qu’il y a au moins trois langages :
      – celui des fondamentaux.
      – celui de la tactique marseillaise.
      – celui des élections qui vont suivre, avec au bout la perspective la Présidentielle.
      On ne peut pas exclure que le tout sauf Ravier, soit le faux-nez de tout sauf une alliance avec Larem et Gilles.

      Signaler
  5. Noodles Noodles

    Je suis de gauche et vis dans le 13ème et je ne voterai ni pour la peste ni pour le choléra ! Les décisions de Bacchi donnent la mairie à VASSAL ! il faut une liste progressiste au 2nd tour dans le 13ème

    Signaler
  6. Otox Otox

    C’est un sabordage… La stratégie de la chaise vide ne marche pas!

    Signaler
  7. eolienne eolienne

    Pourquoi pas faire un front commun des gauches contre le RN ? Croyez-vous que les populations désespérées qui ne votent pas, seront motivées pour le faire contre lui en ne lui proposant qu’une alternative à nouveau peu enthousiasmante ? C’est bien le parti de Vassal qui a abandonné les populations de ces quartiers depuis 20 ans. En faisant voter pour le LR elles ne voient aucun changement et laisse la place doucement au RN renforcé un peu plus tard. Cela fait quatre décennies que la France démocratique entretien cette peur et en se trahissant ne fait que renforcer les idéologies d’extrême droite.

    Signaler
  8. Opiniatre Opiniatre

    Bacchi se retire pour que Coppola batte Ghali, Barles soutient Ghali pour se venger de son mauvais score et de s’être fait piquer sa tête de liste, le tout dans la précipitation alors que le dépôt des listes est repoussé, le tout pouvant permettre à Vassal de conserver la mairie centrale, tout ca n’est ni glorieux ni intelligent.
    Restez chez vous.

    Signaler
  9. Make OM Great Again Make OM Great Again

    Petit PCF …

    Signaler
  10. Tarama Tarama

    Apparemment, d’après les communiqués sur les réseaux sociaux (de madame Masse par exemple), c’est une décision individuelle de la tête de liste et sa seconde n’est pas d’accord. La messe n’est peut-être pas dite, les listes étant loin d’être constituées pour le deuxième tour…

    J’aurais aimé plus d’éclaircissements sur le sujet dans l’article.

    Signaler
    • Assedix Assedix

      Croisons les doigts… Je ne suis d’ailleurs pas sûr que la liste PM ne fasse pas un meilleur score débarrassée d’un guignol pareil.

      Signaler
    • Julien Vinzent_ Julien Vinzent_

      Bonjour, la position de Florence Masse est précisée dans l’article. A noter que légalement c’est la tête de liste qui a la seule responsabilité de déposer ou non sa candidature.

      Signaler
    • Noodles Noodles

      Peut être une mise à jour demain ?

      Signaler
    • Assedix Assedix

      @Julien Vinzent: merci pour cette réponse… même si elle fend le coeur :’-)

      Signaler
    • Tarama Tarama

      Bonjour Julien, merci pour votre commentaire.
      J’avais vu en effet la position de Florence Masse, mais ce que je n’ai pas compris c’est est-ce que la décision de Bacchi n’engage que lui ?
      Ou bien, s’il en est décidé ainsi, une liste Printemps Marseillais (avec Masse en n°1 par exemple) pourra être déposée ?

      Signaler
    • Laurent Malfettes_ Laurent Malfettes_

      Ainsi, parce qu’elle en aurait « le droit », une tête de liste prendrait la décision seule, sans consulter ses colistiers (pas même la numéro 2 : Florence Masse), imposerait son point de vue et remettrait les clés de la ville à Martine Vassal sans débat ? Ce n’est pas conforme à la promesse de démocratie participative du printemps Marseillais (à la quelle je n’ai jamais cru, je me suis déjà exprimé sur le sujet)… La décision à prendre est très grave, au moins aussi importante – sinon plus – que le choix de la tête de liste pour Marseille, et elle revient de droit aux adhérents du Printemps Marseillais. UN VOTE S’IMPOSE

      Signaler
    • Laurent Malfettes_ Laurent Malfettes_

      La tête de liste est effectivement habilitée à confirmer la candidature de toute sa liste en cas de qualification pour le second tour, mais il semble que la procédure soit différente pour notifier le retrait qui impliquerait un accord majoritaire et écrit des colistiers. Je demande l’arbitrage de la VAR 😁

      Signaler
  11. Reuze Reuze

    La seule explication rationnelle possible serait que le PM se retire dans le 13-14 pour enlever un levier de chantage à Samia Ghali.
    Ghali aurait tout à fait pu agiter le risque FN dans le 13-14 pour forcer le PM à un accord global sur la ville incluant de se retirer ou fusionner au profit de Ghali dans le 15-16.
    La stratégie de Ghali depuis le début de la campagne est de faire un bon score dans les quartiers populaires pour, au mieux, forcer le PM et EELV à se ranger derrière elle après le 1er tour pour gagner la ville, et au pire récupérer le 15-16 et sécuriser son siège de sénatrice pour attendre les prochaines municipales.
    Vu les scores du PM au premier tour, il ne lui reste que la 2e option et elle y va à fond.

    La stratégie du PM est extrêmement risquée, mais c’est bien Ghali qui joue avec le feu à son seul profit.

    Signaler
    • Assedix Assedix

      Non, je vois deux hypothèses nettement plus plausibles:
      — soit Jérémy Bacchi a reçu de Vassal une promesse de compensation en échange de son retrait.
      — soit le PCF13 roule uniquement pour Jean-Marc Coppola et sacrifie sa deuxième tête de liste afin que celui-ci puisse s’entêter à sa guise.

      Quant à la suite de votre analyse… « La stratégie de Ghali depuis le début de la campagne est de faire un bon score dans les quartiers populaires », je ne vois rien de très machiavélique là-dedans.

      Signaler
    • AlainG AlainG

      Tout a fait d’accord avec Assedic. Les 2 hypoth9 ne sont d’ailleurs pas exclusifs l’une de l’autre…

      Signaler
    • Félix WEYGAND Félix WEYGAND

      Je suis d’accord avec Alain G (même si ça te fait du mal :** D d’être d’accord avec moi !) et Assedix. Je ne dirais pas forcément que c’est Coppola ou Bacchi intuitu personæ, je crois que c’est le PCF qui sécurise son actif, ce peut-être simplement avec des engagements de Vassal concernant « l’aide aux communes » du Département en direction des Villes qu’il tient encore, ou d’autres facilités pour ses élus et les institutions qu’il tient encore et qui auront besoin de la Ville, du Département et de la Métropole pour joindre les deux bouts.

      Signaler
    • Reuze Reuze

      Ghali préférera toujours négocier avec Vassal quelques voix de grands électeurs pour les sénatoriales et un coup de pouce dans le 15-16, plutôt que de négocier un accord avec le PM qui n’accorderait pas à la Madonne de Marseille toute la place qu’elle mérite évidemment.
      Le PCF13 me semble un méchant trop commode, mais peut-être est-ce vous qui avez raison.

      Signaler
  12. Palissade Palissade

    Dingue comme décision. Nous verrons mais on peut déjà parier que la Mairie est perdue.

    Signaler
  13. Palissade Palissade

    Quel C.. ce Bacchi. Mais c’est quoi cette stratégie ?! On sacrifie le 13/14 (de toute manière ça vote extrême droite là bas) pour gagner la ville ! Il se prend pour qui ? Un résistant ? On croit rêver. Ça fait vraiment chier …

    Signaler
  14. Regard Neutre Regard Neutre

    Le retrait républicain, adopté par les vraies forces de gauche dans le 7ème secteur, réparera l’énorme faute commise en 2014 par les caciques présentiels du PS qui ne visaient au 2ème tour que les élections sénatoriales. Les observateurs ont néanmoins souligné — que cette pratique peu républicaine — a assuré une rente personnelle pendant six années a un élu de gauche ! Ce positionnement politique de 2014 n’était donc pas en rapport avec les convictions et les valeurs de gauche mais bien dans une démarche de cuisine et de calcul bassement alimentaire. Cette faute morale a offert, pour longtemps, la mairie au RN. Cette stratégie a décrédibilisé le PS marseillais.
    En 2020, qui peut s’avancer pour prétendre reprendre un territoire aujourd’hui conquis et cajolé par le RN ? Même un général quatre étoiles —aussi brillant fut-il—, envoyé en première ligne « sabre au clair » par Mme Vassal, battra sûrement en retraite aux portes de la Mairie du bastion RN… Un maire sortant est très difficile à battre.
    Le calcul de l’addition des voix de l’électorat des partis dits républicains ne donnera pas un compte juste, car l’abstentionniste intermittent ajouté à l’abstentionniste « durable » et conjugués à la démobilisation de l’électorat de gauche profitera de facto à M. Ravier.
    Aussi, en campant sur ses valeurs et ses convictions, le Printemps Marseillais s’absout de toute manœuvre tordue, et montre ainsi, une nouvelle voie claire pour conquérir avec fierté la Mairie centrale.

    Signaler
    • Make OM Great Again Make OM Great Again

      Intéressant, mais trop risqué. Je suis persuadé qu’un « arc républicain » battrait Ravier dans ce secteur. Sauf que si celui-ci est LR, la mairie centrale le sera aussi.

      Signaler
  15. Pitxitxi Pitxitxi

    Quelle tambouille ! Le PM a suscité l’espoir, et se retrouve à tomber dans cette bassesse, bien aidé par Ghali et EELV qui, de concert, tombent dans la même médiocrité…

    Vu les réactions des colistiers, je pensais que la décision avait été prise seule par Bacchi. Rubirola semble valider cette stratégie, j’en tombe à la renverse…

    La gauche va donc faire l’impasse sur le secteur qui offre le plus de sièges. Rien ne dit que la droite l’emportera face au RN. Et surtout, vaut-il mieux un RN confiné dans sa mairie de secteur, avec des prérogatives limitées, ou une Vassal à la mairie centrale qui va continuer 25 années de destruction de la ville ?

    Je remets l’article publié dans l’Agora par mon ami Marwen, qui fait une analyse de la situation à laquelle j’adhère : https://marsactu.fr/agora/elections-municipales-a-marseille-demain-cest-loin/#commentshttps://marsactu.fr/agora/elections-municipales-a-marseille-demain-cest-loin/

    Espérons que les quelques mois qui vont séparer les deux tours seront vecteurs de bon sens pour le PM.

    Signaler
  16. ALAIN B ALAIN B

    Le total PM UNIR Ghali LREM Gilles fait 46%
    Malheureusement la somme des électeurs de ces listes ne ferait pas ce nombre lors du deuxième tour, vous vous trompez volontairement ou non si vous pensez que les électeurs de Gilles, de LREM et même de UNIR et GHALI auraient tous voté pour une liste d’union avec le Printemps Marseillais
    L’union autour du 1er tour aurait été préférable et la question pourrait se poser pourquoi cette liste UNIR(FI) seulement dans le 13 et 14ème, nous pourrions nous poser la question si le but conscient ou inconscient n’était pas d’empêcher la liste du Printemps Marseillais de terminer 2ème et alors cela aurait été à VASSAL de se poser la question du désistement
    S’il n’y a que VASSAL et le RN vous voterez blanc ou bien ….. voilà la question qui vous gêne peut être maintenant mais qui n’est que le résultat de cette liste UNIR qui n’aurait jamais dû se présenter dans l’intérêt des habitants du 13 et 14ème et pour tous les Marseillais
    Mais cet anti communiste primaire fait et à toujours fait le jeu de la droite
    Le désistement a été réfléchi par le Printemps Marseillais et non pas seulement- par BACCHI, cela n’a certainement pas été facile.
    Alors, ceux qui aujourd’hui ont mauvaises consciences, ils auraient dû demander que, même s’ils estimaient que le Printemps Marseillais n’avait pas à leurs yeux fait tous les efforts pour l’union au premier tour, de ne pas présenter de liste contre le Printemps Marseillais
    Maintenant que la décision a été prise il faudra tout faire pour que le Printemps Marseillais l’emporte sur Marseille et dans tous les autres secteurs, même ceux qui pensent que ce retrait de liste ne convient pas, nous agirons pour cette victoire qui est possible et nécessaire

    Signaler
    • juH juH

      La question n’est malheureusement plus de ce qui aurait dû être fait ou pas. La question est de savoir quelle est la meilleure stratégie pour virer Vassal. Et il est clair que le retrait du PM dans le 13/14 est la moins bonne. Peut-être un retour sur cette décision J. Bacchi et le PM ? Il n’est pas trop tard.
      Je ne veux pas de 6 ans ou plus de Vassal.

      Signaler
    • Noodles Noodles

      S il faut tout faire pour battre Vassal cela commence par avoir une stratégie ! Et cette stratégie passe par toutes solutions sauf celle d un retrait du PR dans le 13 et 14!

      Signaler
    • Forza Forza

      Si « Le désistement a été réfléchi par le Printemps Marseillais » alors cela veut dire que les colistiers du Printemps Marseillais ne font pas partie du Printemps Marseillais — en tout cas pas tous. Je croyais qu’on était tous d’accord sur la charte et notamment sur la démocratie et participation citoyennne : non mais quelle blague…
      https://printempsmarseillais.fr/charte-ethique-des-candidat-e-s/

      Signaler
  17. Forza Forza

    « A part ça », quelqu’un peut m’expliquer cette histoire de castors qui revient sans cesse — je ne suivais pas la politique marseillaise à l’époque #ShameOnMe :p

    Signaler
    • Assedix Assedix

      Bonjour, moi aussi j’ai vu passer ce terme sur Twitter sans trop savoir à quoi il faisait référence. Apparemment, l’expression « gauche castor » ne se rapporterait pas spécifiquement à la situation politique marseillaise mais aurait été inventée par Laurent Bouvet pour décrire une gauche qui n’aurait plus d’autre programme que de « faire barrage ».

      Signaler
    • Forza Forza

      Merci. En fait j’ai commencé par chercher « castors Marseille » sur Google et je me suis perdue dans des histoires de lotissements auto construits… fort intéressantes mais qui je pense n’ont rien à voir :p

      Signaler
    • Tarama Tarama

      Les castors, ce sont ceux qui « font barrage » (au FN), en votant Macron. En se retirant au profit de candidats de droite.

      C’est une expression inventée à l’occasion du deuxième tour de la présidentielle 2017, entre Macron et LePen.

      Signaler
    • Forza Forza

      Ah, merci @Tarama. Complètement zappé mais avril-mai 2017 effectivement j’étais pas du tout là.

      Signaler
  18. Simoun Simoun

    Au risque de me répéter, Martine Vassal a tout dit dans la Provence, au sujet du retrait de Jérémy Bacchi : « je salue une décision courageuse et responsable ». Pas besoin de commentaire superflu.

    Signaler
  19. pascal pascal

    Non au désistement :

    Signaler
  20. Brallaisse Brallaisse

    On se fiche que Ravier soit maire, il n’a aucun pouvoir sauf celui de faire le guignol devant les chrysanthèmes.
    En revanche Vassal à la mairie serait une suite catastrophe à Gaudin.
    Alors que ceux qui aiment soi disant Marseille le montrent.

    Signaler
  21. petitvelo petitvelo

    Une décision du PM incompréhensible pour les citoyens : c’est pas bien parti la démocratie participative.

    Signaler
  22. Nicolas Nicolas

    Dès lors que la gauche partait désunie dans le 13/14, le résultat que l’on obtient était inévitable. Il faut espérer que le PM ait vu à 4 coups en avance en pariant très – très, très ! – gros sur le fait que Ravier soit quand même élu malgré le désistement. Politiquement, le coût d’un maintien aurait été désastreux (renvoi par la presse nationale à la catégorie des extrêmes qui ne choisissent pas entre la droite et l’extrême-droite, alors que le PM a toujours clamé son souhait de gouverner, non de figurer). C’est impossible de le dire publiquement mais je pense que c’est ce calcul-là qui est fait, tout en se donnant comme exemple pour d’éventuels autres retraits dans d’autres secteurs.
    En bref, c’est tout miser sur le 24 noir alors que la bille est déjà lancée…

    Signaler
    • Laurent Malfettes_ Laurent Malfettes_

      On peut miser si on est joueur, mais on ne joue pas toutes les économies de la famille sans lui en parler

      Signaler
    • Nicolas Nicolas

      @Laurent, pas faux !

      Signaler
  23. Gregoire13 Gregoire13

    Bien sûr, ce retrait du Printemps marseillais dans le 13-14 fait peur.
    Dans les commentaires, certains parlent de magouille ou de je ne sais quelles arrière-pensées louches.
    Cela me rappelle une petite histoire.
    Il était une fois… J’étais dans la rue avec l’ancien maire, de gauche, d’une petite ville, tout près de Marseille. Les municipales approchaient.
    Passe un de ses amis. Ils se mettent à discuter. « Dis-moi, tu n’es pas pour le cafalo? » dit soudain l’ancien maire à son ami. Il faisait allusion à un candidat, lui aussi de gauche.
    J’ai attendu la fin de leur conversation pour leur demander ce que c’est qu’un cafalo. « Dis-lui, toi! » s’adressant à son ami. Celui-ci est resté silencieux un instant et finit par donner cette définition: « Un cafalo? C’est quelqu’un qui dit et qui fait pas, quelqu’un qui fait et qui dit pas. »

    Jérémy Bacchi n’est donc pas un cafalo. Ni Michèle Rubirola. Cette cohérence entre paroles et actes est peut-être l’une des raisons qui a placé Michèle Rubirola en tête à Marseille au premier tour.

    N.B. 34 des colistiers de Jérémy Bacchi (la liste du Printemps marseillais comprenait 48 personnes) ont soutenu sa décision.

    Signaler

Vous avez un compte ?

Mot de passe oublié ?


Ajouter un compte Facebook ?


Nouveau sur Marsactu ?

S'inscrire