Ce matin au conseil municipal, Marsatac s'est encore bien fait balader…

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par prammah
le 8 Fév 2010
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L’épineux problème d’un lieu d’accueil pour le Festival Marsatac a rebondi aujourd’hui lors du conseil municipal qui s’est tenu ce matin à la mairie de Marseille. Ce qui n’était au départ qu’un problème de logistique est en train de glisser sur la pente du politique.  C’est Patrick Mennucci, en tant que porte parole du groupe d’opposition PS, qui est monté à la charge, histoire de savoir où en était le dossier. Maurice Di Nocera, adjoint aux grands événements,  affirme « soutenir » Marsatac, trouver des solutions… une belle langue de bois, et passage de la patate chaude à l’adjointe aux emplacements, Martine Vassal. Plus agressive de son côté,  selon elle le véritable problème est avant tout une question de volonté. « Je n’arrive pas à les voir. Je ne comprend pas, on arrive à trouver des solutions pour le cirque Pinder mais pas pour Marsatac. Ils ne veulent pas trouver de solution« . Puis c’est Daniel Hermann, l’adjoint à la culture, qui intervient lui aussi pour noyer le poisson « tout va bien, on s’en occupe… ». Plus surprenante, la réaction de Childéric Muller, membre du Modem et à ce titre dans l’opposition municipale qui a expliqué qu’il fallait aider l’équipe,  « mais qu’ils arrêtent de critiquer Marseille » . Faisant référence à un article de Libération de l’an dernier dans lequel Dro ( prononcer tolo) Kilndjian, le fondateur de Marsatac, s’en était pris maladroitement à l’acoustique des Docks des Suds. Pourtant, les organisateurs des Docks, avaient sauvé in extrémis la mise du festival en leur prêtant leur lieu, pas très élégant en effet  (voir précision). Enfin Jean-Claude Gaudin a conclu comme d’habitude pour dire que tout allait bien dans le meilleur des mondes et que des solutions seraient rapidement trouvées. Comme disait Coluche « expliquez moi ce dont vous avez besoin, je vous expliquerai comment vous en passer ». Nous avons joint à nouveau Dro Kilndjian pour obtenir ses réactions.

Concernant la déclaration de Childéric Muller, il a rappelé qu’il avait le soutient du Modem. Il se souvient que lors de la dernière conférence de presse du Festival, « l’équipe de Christophe Madrolle trouvant que le combat n’était pas assez violent, a proposé de faire des sound system sauvages face à la Mairie centrale« .

Par contre les propos de Martine Vassal l’interpellent un peu plus : « nous on veut bien passer pour des chieurs jamais contents, mais à condition que les choses bougent. Aujourd’hui je vois vois pas vraiment où sont les propositions. » Pour lui, « c’est difficile d’être content quand on nous propose un emplacement près de Grand Littoral, menacé de glissement de terrain ou encore un autre impraticable car complétement pollué« .

Très remonté il martèle que la mairie suscite elle-même le débat. « Quand Jean-Claude Gaudin balance « On a trouvé une solution » concernant un terrain à Felix Pyat, c’est une manière de repolémiquer. On est allé le visiter en compagnie de forains, des pompiers et d’une équipe qui travaille sur 2013. Tous sont tombés des nues à la vue du terrain en question. D’ailleurs nous ne sommes pas les seuls concernés et les forains tiennent le même discours que nous.  En plus ce terrain n’a jamais été proposé pour 2010 mais 2012 car il y aurait de lourds travaux à faire avant de le réhabiliter ». Revenant sur la dernière proposition de Maurice Di Nocera, d’installer le festival dans le Palais des Sports, il précise  » On cherche un lieu qui accueille une manifestation précise. On veut bien repenser le format mais passer de 20 000 à  5000 personnes, cela ne tient pas ni financièrement, ni pour notre image ni même pour celle de la ville. Si on veut être ambitieux il faut trouver le bon endroit », et Dro de conclure  » si une solution devait émerger ce n’est pas la ville qui la mettra en place ». Ambiance…

Un lien Lire et écouter l’interview que Dro Kilndjian nous a accordé samedi.

Un lien Précision : La direction  de marsatac souhaite préciser que les organisateurs des Docks n’ont pas prêté leur lieu, mais qu’ils l’ont loué, à des conditions financières très éloignées d’un « prix d’ami ». Voilà c’est fait.

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Commentaires

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  1. marie marie

    Saint Mauront (au pied d’une cité), Grand Littoral (sans transports en commun), le Palais des sports (trop petit), le port Autonome (fort Knox) ; y a pas à dire, les propositions pleuvent de la part de la ville pour accueillir Marsatac. Et pourquoi pas la salle du conseil municipal, parait qu’elle aune acoustique du feu de dieu ! En plus, comme elle est truffée de moyens vidéo on pourrait y jouer les concerts et les retransmettre en live sur les plages du Prado, sur grand écran s’il vous plait !!!

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  2. anne-claire anne-claire

    il serait si simple que Marsatac publie un cahier des charges précis afin que la mairie s’y réfère et évite les propositions farfelues chaque semaine. Et publier ce cahier des charges en ligne permettrait à chacun de se faire son opinion et pourquoi pas de penser à des lieux et les proposer. Un festival participatif, quoi !

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  3. alcovia alcovia

    l’accusation suprême est lancée “Marsatac, y font rien que d’attaquer Marseille” et l’unanimité d’une ville va se faire pour bouter un de ses enfants en dehors de la ville. Certes, Marsatac est très, très maladroit dans sa communication qui est quasiment inexistante mais est ce une raison pour sacrifier un festival qui attire 25000 personnes, qui fait parler de lui bien au delà des Bouches du Rhône, qui mobilise des centaines de bénévoles marseillais qui s’impliquent ?
    Ne rêvons pas: si Marsatac ne peut pas se tenir cette année, c’en est fini et ce festival ne sera pas remplacé malgré sans doute de belles promesses municipales. Ce sera encore un échec pour une ville qui les collectionne (salut les copains de la Coupe de l’America à Valence) et toute la classe politique marseillaise, de la gauche à la droite en passant par le Modem, copains comme cochons pour se partager le gâteau, sera responsable et coupable. Il n’y aura pas une année sans festival et une résurrection l’année suivante comme si de rien n’était. Mécaniquement, toute initiative dans Marseille est brisée et c’est bien triste pour une ville avec un si glorieux passé mais un avenir bien, bien sombre.

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  4. Vero Vero

    Moi j’aimais bien Marsatac, j’y ai passé de bonnes soirées à chaque édition, mais avec leurs lamentations multiples et variées dans la presse ils m’ont completement enlevé l’envie d’y retourner. Je trouve que l’esprit hip hop dont ils se revendiquaient au debut est bien bien loin maintenant…
    Ce n’est jamais de leur faute, soit ils se la jouent victimes de malchance, soit on s’occupe mal d’eux, ils ont toujours quelquechose à redire, sans se gener en plus d’attaquer les autres (j’ai lu un article scandaleux dans Liberation où le directeur de Marsatac dit du mal des Docks… bonjour la generosité)…
    Carement méchants, jamais contents !

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  5. Anonyme Anonyme

    yen à mar seille !

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  6. Anonyme Anonyme

    Et pourquoi pas à Borely le lendemain de de David Guetta, tout le matos est là…

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  7. Yack Yack

    Ahhh c’est compliqué ! Je lis, j’ai l’impression de lire mes vieilles pensées, d’un coté, de l’attaquant, et mes nouvelles toujours du coté de celui qui se plaint du système mais aussi davantage du coté des défenseurs, des décideurs. Il y a tellement de paramètres qui entrent en jeu. Étant moi-même Marseillais, et accessoirement, mais passionnellement organisateur d’un festival à Marseille depuis 8 ans (100 000 pers en 8 ans), j’ai été et suis toujours confronté précisément aux mêmes problèmes,chaque année ne nous permet pas de prévoir l’année d’après, alors j’ai ouvert ma “gueule” très souvent,peut-être trop souvent, plaintes, revendications diverses,j’ai frappé à toutes les portes, puis je me suis résigné, ça a laissé place à plus de compréhension.
    Après tout, comment en étais-je là ? Par la passion ! Puis la spirale du “bébé” que l’on a créé, ses carences, son développement,ou sa possible mort prématurée, son propre ego qui grandit avec, et, et, les finances ! Quoi que l’on puisse défendre, on a besoin de gagner de l’argent, ou de penser que l’on en gagnera un jour, pour continuer. Non pas pour s’enrichir, mais pour avoir la satisfaction de vivre de sa passion, ou de faire vivre les gens qui bossent autour, bref, de quoi avoir envie de défendre son “steak”.
    De l’autre coté, les privés, difficile contre eux, rien ne les rend compréhensifs ou passionnés, ils ont des objectifs, leur passion est devenu le résultat, et le bénéfice pour la plupart, légitime aussi, ma foi ! Personne n’y peut rien !
    Alors on se retourne souvent vers les élus, c’est plus facile, eux, n’encaissent que les coups. Il nous semble souvent qu’ils ont tous les pouvoirs, bien souvent ce serait plus simple si c’était le cas. Je pense qu’ils ont une mission de service public avec très peu de pouvoir au final, sauf au plus haut niveau. Si nous leur demandons d’avoir une maitrise et compréhension de nos métiers,afin de nous aider plus justement pour mieux se comprendre; il va falloir en faire de même, et peut-être comprendre aussi leur. Pour ce que l’on pourrait penser de l’intégrité, comme partout où il y a la race humaine, elle peut être bafouée, mais j’ose penser qu’à ce niveau là, les élus ont pour première passion, le service public. La pression est grande de toutes parts pour eux, leur passage assez bref, les uns s’en vont, les autres arrivent, reprennent de vieux dossier en cours, mais des nouveaux aussi, il y en a beaucoup, beaucoup trop sûrement, bref.

    Tout le monde a sûrement raison…C’est pas gagné !

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