[Carte participative] Déjà plus de 600 témoignages de piétons en galère à Marseille

Enquête
le 24 Mar 2022
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Stationnement gênant, absence ou étroitesse des trottoirs, mais aussi danger face aux autres modes de transport… Marsactu s'est plongé dans la première vague de témoignages recueillis à travers notre enquête participative, toujours en cours.

Les difficultés rencontrées par les piétons se rapprochent parfois plus du problème de mathématique que de l'application du code de la route. (Photo DR)

Les difficultés rencontrées par les piétons se rapprochent parfois plus du problème de mathématique que de l'application du code de la route. (Photo DR)

600 contributions, plus de 400 participants, des témoignages dans tous les arrondissements de la ville… L’intérêt des Marseillais pour notre enquête participative lancée samedi dernier montre l’étendue de la problématique de la marche en ville autant que le désir des piétons de rendre publiques leurs difficultés. Si Marsactu continue son enquête, les premières données collectées permettent déjà de réaliser un point d’étape de la situation. Et vous pouvez toujours contribuer à notre carte participative en remplissant le formulaire ci-dessous pour partager vos témoignages.

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Le stationnement sauvage pointé du doigt

“Trottoirs très étroits, avec des encombrants, la plupart du temps on doit marcher sur la route”, résume un lecteur dans son témoignage. Selon les données rassemblées mardi 22 mars à 16 heures sur la carte participative, deux problèmes principaux ressortent. Le stationnement gênant sauvage et l’absence ou l’étroitesse des trottoirs reviennent majoritairement parmi les 495 témoignages déjà analysés. Un exemple, décrit par un lecteur du 8e arrondissement, illustre bien ce genre de situations : “Le seul trottoir est occupé par des véhicules en stationnement de manière permanente et même l’accès au jardin public Valbelle est parfois impossible en raison de la présence de voitures”.

Les participants de notre enquête partagent aussi leurs inquiétudes en matière de sécurité. “Plus de 7 000 véhicules circulent à double sens sur une voie de 5 mètres de large, caniveaux compris. Les trottoirs font moins de 70 cm et sont jalonnés en leur milieu et tous les 20 mètres par des poteaux électriques, raconte une personne dans le 6e arrondissement, exaspérée. Elle est une voie d’accès pour l’école Margalhan, donc empruntée par des scolaires. Sa requalification en sens unique est envisagée depuis 2012 !” Un témoignage évoque même dans le 10e arrondissement “un accident par semaine, 4 la dernière semaine de décembre, mais personne ne réagit”.

Les trottoirs sont inaccessibles aux personnes à mobilité réduite alors que l’on est à l’entrée du Centre gérontologique départemental.

Certains contributeurs ne perdent pas espoir de voir la situation s’améliorer. “Cette rue pourrait être magnifique si elle était requalifiée, avec de larges trottoirs. Actuellement c’est une plaie”, explique une habitante du 8e arrondissement. Pendant que d’autres font part de leur indignation. “Les trottoirs sont inaccessibles aux personnes à mobilité réduite alors que l’on est à l’entrée du Centre gérontologique départemental, précise un habitant du 4e arrondissement. Il est impossible pour les personnes en fauteuil roulant de sortir du Centre en suivant les trottoirs car ceux-ci sont étroits et obstrués par du mobilier urbain.” La question des personnes à mobilité réduite est évoquée plusieurs fois, au côté de celle des déplacements avec poussettes.

Des Goudes à Plan-de-Cuques

Les contributeurs de notre enquête participative jugent aussi la ville de Marseille hostile aux enfants. “Au bord d’une quatre voies, où roulent très souvent des camions, le trottoir des deux côtés doit faire 80 cm de large et est rempli de trous, de pierres, de lampadaires, écrit un résident. C’est un accès qui permettrait d’aller facilement de Saint-André à l’Estaque, sans relief, mais qui est impraticable… déjà à pieds, mais alors si vous avez une poussette enfants !”

Les problèmes des piétons ne concernent pas uniquement le centre-ville. Même si dans le cœur de Marseille les témoignages affluent : dans le 1er arrondissement, plus 46 contributions sont référencées au kilomètre carré. Mais les participants racontent aussi leurs galères de piéton depuis le chemin des Goudes, “pour ceux qui voudraient aller se balader autrement qu’en voiture sachez que de toute façon vous devrez passer sur la route”, jusqu’à la jonction avec Plan-de-Cuques dans le 13e arrondissement où un “mur est écroulé sur le trottoir depuis au moins un an”.

 

Actualisation le 04/04/2022 : Il n’est plus possible d’ajouter de nouvelles contributions, mais la carte reste accessible à tous.

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Commentaires

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  1. mrmiolito mrmiolito

    Ca doit bien être la 5e fois que je remplis une telle carte “aidez-nous à repérer les points noirs de circulation à vélo, à pied”, etc. de mémoire, l’asso “ramdam” sur le vélo nous a fait faire la même chose par exemple
    Je le fais toujours avec bonne volonté (j’en ai rajouté deux à l’instant) mais je n’ai jamais rien vu changer sur un tel endroit à ce jour, c’est un peu désespérant…

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  2. Pascal L Pascal L

    Un autre phénomène assez spécifique à Marseille (surtout dans le nord de la ville) c’est le nombre impressionnant de véhicules abandonnés qui occupent des places de stationnement. On peut assez facilement les identifier : parfois emplis d’immondices ou avec des éléments manquant (vitres, pare chocs, rétroviseur, …) le pare brise couvert de poussière, ils restent sur place pendant des mois voire des années.
    Parfois ces véhicules servent “d’entrepôts”, de “cave” pour l’artisan qui travaille à proximité (plusieurs camionnettes ont cette fonction sur le Chemin de Madrague Ville). Certains servent certainement aussi de logement.
    Je suis aussi étonné par tout ces véhicules qui n’ont aucun des autocollants réglementaires (Assurance et contrôle technique) et je me demande si la réglementation concernant le contrôle technique est vraiment respectée (et contrôlée) dans cette ville.

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    • Bibliothécaire Bibliothécaire

      Ah oui, un de mes voisins se sert de sa fourgonnette comme ceci. En plein centre, dans le 1er.

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  3. Jean-Pierre Jean-Pierre

    Et les trottinettes et vélos électriques abandonnés n’importe où (comme ce matin sur la montée du commandant de Surian entre Puget et Corderie, déjà naturellement dangereuse), on en parle ?
    Il s’agirait de réduire drastiquement le nombre de ces dangers à roulettes et de leur allouer des espaces de stationnement qui ne gênent ni les piétons, ni les automobilistes.

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  4. vékiya vékiya

    c’est peut-être sans conséquence mais les numéros des rues sont inversés sur la carte, pairs et impairs ne sont pas du bon côté

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  5. Electeur du 8e Electeur du 8e

    Je vais participer, mais je ne ne sais pas par quel bout commencer et vais devoir me contraindre à être sélectif ! Même si je me limite à mon quartier, je ne compte déjà plus le nombre d’obstacles qui rendent les trottoirs impraticables. Et il ne s’agit pas du traditionnel stationnement illicite des deux-roues motorisés ou des trottinettes jetées en tas sous les pas des piétons : il s’agit uniquement du mobilier urbain planté n’importe où, comme si les trottoirs étaient un espace vierge et inutile !

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    • Brallaisse Brallaisse

      Sans parler AUSSI du mobilier urbain absent,je pense surtout aux plaques de rues absentes ce qui est très ” gonflant” quand l’on cherche une adresse.

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  6. Alain BURGER Alain BURGER

    Dans le quartier Bourgeois des Antiquaires, peu de tri, des encombrants fréquents, des poubelles qui débordent rue saint Jacques, rue Rostand & Sylvabelle. Rue sylvabelle vers Paradis, faut souvent changer de trottoir car poubelles debordent

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    • Brallaisse Brallaisse

      Le problème c’est quoi?.
      Le ramassage ne se fait pas ,ou bien les “bourgeois” ont’ils un manque d’éducation certain ?

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