Campagne électorale : ils se voient tous en haut de l'affiche
Campagne électorale : ils se voient tous en haut de l'affiche
C'est l'un des classiques des campagnes, au même titre que le tractage, la visite de marché et le "phoning" (appels pour convaincre de voter pour son candidat) : l'affichage électoral. A Marseille, le collage évoque aussi de longue date le coup de pouce qui a pu être donné par le puissant syndicat Force ouvrière à tel ou tel candidat, par exemple via les bataillons d'éboueurs.
Quelle utilité pour cette pratique historique, à l'heure des médias audiovisuels, des sites de campagne et des réseaux sociaux ? "On est bien incapables d'en mesurer l'impact, reconnaît Olivier Salmon, directeur de campagne de Michèle Rubirola (candidate Europe Ecologie-Les Verts dans la 5e circonscription). Mais cela a pour nous au moins une vertu : démontrer une force de mobilisation et galvaniser les militants sur le terrain. Se retrouver à 5 heures du matin cela créé du liant".
A Marseille (comme souvent ailleurs), quel que soit son effet dans les urnes, l'affichage donne en tout cas lieu à une lutte des places. En théorie, chaque candidat s'en voit réserver une sur les panneaux installés par la mairie (les obligatoires, un par bureau de vote, plus des facultatifs en fonction de la population). L'exclusivité valant depuis le 9 avril. Mais même depuis, l'équipe d'Olivier Salmon voit régulièrement son panneau n°1 recouvert, en particulier par le député UMP sortant Renaud Muselier.
Les écolos tentent de tenir les positions
Avec les maigres moyens de la campagne d'Eva Joly, EELV essaye de rester en surface. "On ne colle . . .
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