Redressement judiciaire du groupe Entraide : son président cible l’État et le département

Frictions
Bref
le 13 Nov 2025
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Placé en redressement judiciaire le 15 octobre, le groupe Entraide, qui gère quatorze Ehpad et résidences autonomie dans les Bouches-du-Rhône, s’estime lâché par ses autorités de tutelle et tente de reprendre le récit à sa main. Dans un entretien accordé à La Marseillaise, son président Hervé Cilia regrette « la perte de confiance » de l’Agence régionale de santé (ARS) et du département vis-à-vis de l’association. « Nous ne comprenons pas la position du département« , déclare-t-il. D’après le journal, la collectivité « évoquait des solutions » en juin avant de n’accepter, finalement, en octobre, « rien d’autre qu’un repreneur« .

Hervé Cilia affirme que la situation s’est envenimée sans explication : « Les réunions prévues n’ont jamais eu lieu. » Il dit avoir transmis plusieurs scénarios de redressement qui auraient été balayés par un courrier annonçant que le département « réfute toutes les options proposées et refuse de [leur] parler« . Le président met également en cause le rôle de l’ARS, dont des visites dans certains établissements l’auraient conduit à « réduire l’activité tout en maintenant les personnels ». Elles auraient aggravé les difficultés financières de l’association gestionnaire d’Ehpad.

En toile de fond, deux dossiers attisent les tensions. À Pélissanne, l’ARS demande la fermeture du site. Elle évoque des décès « potentiellement évitables« , contestés fermement par Hervé Cilia. Au Roy d’Espagne, il affirme que la Ville et le département ont « empêché » la vente de l’établissement, estimée à 12 millions d’euros, dont le produit « sauver l’Entraide ». Les offres de reprise seront examinées à l’audience du 7 janvier, avant une décision attendue d’ici juillet, terme de la période d’observation.

Source : La Marseillaise
Quentin Mallet

Commentaires

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  1. 9zéros 9zéros

    Allô Lycées, enfin une mesure forte qui va permettre de réparer les plafonds qui s’écroulent, les toits qui fuient, les mobiliers vétustes, les fenêtres qui ne ferment plus, les aérations bouchées, les sanitaires du 20eme siècle, les emplois du temps absurdes, les cantines infâmes et puis certainement créer de nouveaux postes de professeurs, Allô Lycées fallait y penser!

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    • AlabArque AlabArque

      Bien sûr que pour les classes surchargées (nb d’élèves / nb de profs) ça relève de la politique ministérielle, de choix budgétaires élyséens ou matignonnesques (maquignonnesques ?).
      Mais pour les conditions matérielles = état du bâti, fluides, entretien sanitaire, équipements divers, ça semble dépendre de la région.
      Un signalement systématique sur un n° Allô Lycées peut aider en faisant prendre conscience à Nos zélus (&/ou aux ‘fonctionnaires territoriaux’) que la communauté enseignante, pas plus que la communauté ‘apprenante’, n’est résignée ni à avaler toutes les couleuvres, ni à ramer pour faire voguer toutes les galères. Sûr que si on ‘fait avec’ sans moufter, les apparatchiks n’ont aucune raison de vouloir améliorer l’existant.
      Quant aux emplois du temps, c’est en gros l’interface entre démographie (nombre de profs & d’élèves = ministère / rectorat) et topographie (gestion de salles, bâti, capacité, équipements = région). Là aussi, un gueuloir téléphonique = cahier de doléances !
      Pas forcément suffisant, mais déjà nécessaire (et urgent)

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