Menacés par une fermeture, les salariés du Conforama de Sormiou multiplient les débrayages

Débrayage
Bref
Benoît Gilles
10 Juil 2019 3

Face à des pertes colossales, l’actionnaire principal de Conforama, le groupe sud-africain Steinhoff a annoncé la fermeture de 32 magasins en France et la suppression de 1900 emplois en 2020. À Marseille, le magasin de Sormiou est directement visé par le plan de restructuration qui doit être débattu en comité d’entreprise extraordinaire, ce jeudi. Des débrayages sont prévus dans tous les magasins du département et particulièrement à Sormiou, ce mercredi, annonce La Marseillaise.

D’autres actions de débrayage sont prévues dans les magasins d’Aubagne, de Martigues et de Plan-de-Campagne en réponse aux appels des syndicats CGT, FO et CFDT.

Source : La Marseillaise

A la une

Soutenue par Jean-Claude Gaudin, Martine Vassal espère éviter la « guerre des droites »
Le secret de polichinelle n'en est plus un. Après plusieurs mois de faux suspens, Martine Vassal a annoncé sa candidature aux élections municipales, vendredi...
L’étrange évacuation des habitants du 36 rue Curiol
"La Fondation Abbé-Pierre aimerait avoir des explications de Marseille Habitat sur le cadre légal de l'expulsion du 36 rue Curiol." En quelques mots mesurés,...
Plombé par un chantier coûteux, Artplexe délaisse l’art et l’essai pour le cinéma commercial
Il est le cinéma censé amorcer le renouveau de la Canebière. Artplexe, dont les travaux font face au kiosque des Mobiles, s'écarte soudainement de...
Putsch et contre-putsch à l’UDE : lutte fratricide dans le parti de Madrolle et Bennahmias
Tempête dans un micro-parti. Alors que la semaine dernière, Christophe Madrolle annonçait son intention de se présenter aux municipales à Marseille, les tensions qui...
À Saint-Menet, le terrain de motocross sort discrètement de la piste
Le terrain de motocross de Saint-Menet continue de rater des rapports. Après les protestations des habitants de la Penne-sur-Huveaune, inquiets du bruit que l'activité...
Soutien officiel d’Yvon Berland, un journaliste couvre sa campagne sous pseudo
L'alphabet peut parfois être malheureux. En classant les soutiens à sa candidature aux municipales par ordre alphabétique, Yvon Berland a forcément mis en bonne...

Commentaires

Vous devez être vous-même abonné pour écrire un commentaire sur un article réservé aux abonnés.

  1. MM

    La manière dont est rapportée cette information la rend inexploitable dans la compréhension de ce qui se passe. Et donc dans l’éveil d’esprit critique de vos lecteurs.

    Surtout que commencer la brève par « Face à des pertes colossales » permet de justifier les licenciements.
    Or ce n’est absolument pas vrai, Conforama est la 3ème plus grande enseigne de vente d’ameublement en France et s’est retrouvée dans la panade en 2018 parce que la siège du Groupe Steinhoff lui a siphonné sa trésorerie afin de couvrir ses erreurs de gestions et ses pertes sur d’autres investissements.
    Ce siphonnage a tué Conforama, car contrairement au modèle de vente par internet, les ventes en magasin nécessitent une importante trésorerie afin d’équilibrer le fait d’avoir des produits stockés en magasins (c’est à dire loin de leur lieu de production) + le fait que Conforama n’ait pas ses propres usines pour faire une gestion de flux tendu (1 commande client = 1 paiement immédiat = 1 lancement de production = 1 expédition au client ou en point relais).

    Donc à mon avis il y a plusieurs actions possibles:
    1. voir la jurisprudence française, européenne, sud-africaine pour savoir si c’est légal de faire ça?
    2. les syndicats devraient évoluer et se transformer en lobbyistes pour écrire, proposer et mettre la pression pour que les commissaires européens+parlement français votent une loi sur l’encadrement du syphonnage de trésorerie d’un groupe/holding si ce dernier fait peser un risque de pertes (voire de faillite) à la branche concernée

    Voilà ce qui pour moi aurait été du journalisme…

    M

    Signaler
    • ZumbiZumbi

      Le journalisme, c’est expliquer aux syndicats ce qu ‘ils doivent faire et ignorer qu’ils le font souvent déjà ? Et donner une analyse dans une brève sans avoir fait sa propre enquête ?
      Au mieux Marsactu pourrait indiquer dans sa brève que la direction de la boîte allègue lesdites pertes.

      Signaler
  2. MM

    @Zumbi

    Il y a deux parties à mon commentaire précédent:
    1. du début jusqu’à « à mon avis »: 5 minutes de recherches sur internet pour voir s’il y a un historique + 5 minutes pour voir les résultats financiers et l’organisation de Conforama.
    Donc, pour remettre le lecteur dans le contexte de ces licenciements, il n’y a pas besoin de plus de 10 minutes.
    En n’expliquant pas ça et en résumant la situation par « pertes colossales » le lecteurs passe rapidement sur la brève en se disant…encore une entreprise qui perd de l’argent et qui va licencier. Ceci en se sentant impuissant et en se disant qu’il n’y a pas d’alternatives aux licenciements. Donc
    Ce qui est absolument faux!!!!

    Cette approche de l’information non contextualisée de son historique abruti le lecteurs en créant des raccourcis faux.
    Elle le transforme de surcroit en mouton face au système économique néolibéral en le démoralisant/apeurant grace au fameux TINA (There Is No Alternative) de Margaret Thatcher. Quand on ne comprend pas ce qui arrive, on n’a aucune maitrise sur les évènements et donc on ne peut ni proposer, ni se joindre à des solutions possibles. Pire…on passe par tous les stades d’une « rupture émotionnelle » qui si au début nous fait réagir par son injustice, finit par nous pousser à faire le deuil de nos idéaux et accepter les choses comme elles nous sont présentées

    2. depuis « à mon avis » jusqu’à la fin:
    Je partage mon avis.
    Il est que les syndicats doivent se réinventer. Leur manière de faire actuelle n’aboutit à rien!!!
    Avec eux nous devons complètement changer la manière de faire la lutte et la politique pour défendre l’intérêt général des salariés et des petits commerçants/artisans/libéraux

    Nous voyons depuis plus de 40 ans une scission entre ceux qui dirigent et la population. Les corps intermédiaires à l’échelle nationale se sont rangés du côté des intérêts d’une minorité qui profite à plein des lois votées.

    Ceux de la base doivent reprendre le contrôle sur les lois. Car manifester ou faire grève (sauf si c’est une grève générale nationale d’au moins 2 semaines) individuellement ne servira à rien. Les lois votées depuis les années 60 n’ont fait que détricoter les lois construites immédiatement après guerre (services publics, sécu, etc…) par le CNR (Conseil National de la Résistance)

    E.Macron est en train de mettre la touche finale sur le démantelement des codes juridiques et des tribunaux spécifiques permettant de bénéficier de jurisprudence de plusieurs décennies de cas pratiques.
    Ainsi, de plus en plus des compétences du code du travail vont se trouver au pénal.
    Idem, la loi de 1881 protégeant les journalistes sur des enquêtes est revue pour faire passer au pénal les plaintes.
    Idem, grace à la loi « secret des affaires » + la loi « anti fake news » + la loi « haine sur internet »

    Nous avons atteint les limites des institutions représentatives. Nous devons tout repenser.
    En commençant par nous inspirer par ce que font les lobbyistes.
    Les syndicats doivent devenir des lobbies sur deux fronts. Celui de la rue et celui des lois.
    Les manifs et les grèves sont la partie normale
    Par contre, ils doivent écrire eux-même des lois et en organiser de conférences, puis des débats ensuite des référendums salariaux nationaux exprimés dans toutes les entreprises du territoire (voire à l’échelle européenne).
    Tout ça de manière indépendante des partis politiques (Laissons les assoiffés de pouvoir finir de s’entre-tuer en prenant la base pour des cons)

    La manière de communiquer des syndicats devrait également changer. Ils ne s’adresse qu’à leurs militants. Or le but est de faire basculer l’opinion publique en la faisant soutenir leurs actions.
    Pour se faire, les syndicats doivent créer ou acquérir des pôles médiatiques. Surtout sur les réseaux sociaux!!!!

    Bref…il y a tellement de choses à changer pour que la base reprenne les choses en mains

    M

    Signaler

Ajouter un commentaire

Vous avez un compte ?

Mot de passe oublié ?


Ajouter un compte Facebook ?


Nouveau sur Marsactu ?

S'inscrire