Menacée, la MJC d’Aubagne lutte contre sa fermeture

SURVIE
Bref
le 17 Juin 2016
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“Jusqu’à maintenant, on a toujours été très créatif pour s’en sortir mais là on ne peut plus gratter dans les économies, il n’y a plus de marge de manœuvre, la situation est bloquée”. C’est par ses mots désespérés que Youssef Baltagi a résumé la menace de fermeture qui plane au-dessus de la Maison des jeunes et de la culture (MJC) d’Aubagne, qu’il préside. D’après La Marseillaise, faute de financement, aucune programmation n’est prévue dans les mois qui suivent.

Une rencontre est prévue avec la Ville d’Aubagne qui a baissé ses subventions et qui admet par ailleurs son incapacité à apporter une solution. Une demande de subventions a également été lancée auprès de la Région et du conseil départemental. En attendant, un comité de soutien vient de se créer. L’objectif à court terme pour cette structure qui compte 600 adhérents ? Survivre jusqu’à la fin de l’année.

Source : La Marseillaise
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Commentaires

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  1. leravidemilo leravidemilo

    Il est certain que la période se prête à merveille à ce qu’on ferme des M.J.C : — Les rafales répétées de Kalach commises par les fanatiques du dieu Monney ou de l’autre unique (tous “réglant” leurs comptes sans jamais pouvoir les solder), appellent, sur le fond, à une mise en débat généralisée de notre société, sur le vivre ensemble et sur ce qui précisément fait société, en particulier pour ceux qui grandissent dans cet environnement. — Ce qu’à déjà révélé le mouvement social en cours sur la disponibilité de violence des 15-18 ans, malgré une éducation familiale baignée de dialogue ( sans aucun rapport avec le vécu des générations précédentes), appelle à une multiplication des formes (et des lieux) de dialogues intergénérationnels.( relisons les slogans du cru 2016, “sous les pavés la rage”, “ils vont nous détruire, détruisons les”…). — La situation est effectivement idéale pour que l’on ferme cette maison, que l’on renvoie les jeunes à la rue, ou dans des temps de loisirs qui leur soient strictement dédiés en terme de tranches d’age… Qu’on les renvoie donc, de diverses façons, dans un entre soi hasardeux et bien clos, sans comprendre, une fois de plus (de trop), que les citoyens de demain (matin) ne peuvent s’éduquer qu’avec et par ceux d’aujourd’hui, malgré le peu d’attractivité des ci-devant citoyens de ce jour. Qu’on les prive de référentiels autres que parentaux et scolaires pour éclairer de feux multiples leur apprentissage du monde, précisément de ce dont ils ont besoin… Que soient fermés les rares lieux de rencontres, de cohabitation et de coopération intergénérationnelles, que jamais ne se croisent ou se percutent l’art lyrique et le hip hop, le graph et l’aquarelle, le skate et les danses de salon; Que les vieux aillent “chez” les vieux, que les jeunes aillent “chez” les jeunes, et les vaches seront bien gardées.
    La fenêtre de tir (à vue) était vraiment idéale, et ça ne pouvait donc échapper à cette improbable équipe municipale dont les aubagnais se sont gratifiés, une équipe qui n’en rate pas une, depuis son élection, dans ce domaine comme dans bien d’autres…

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