Le préfet reprend la main sur le budget jugé “insincère” de La Penne-sur-Huveaune

Impôts
Bref
le 24 Juil 2025
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Après avoir suspendu le budget 2025 de La Penne-sur-Huveaune, le préfet des Bouches-du-Rhône, Georges-François Leclerc, en impose un nouveau, dans un arrêté publié le 23 juillet, comme l’indique La Provence. Pour rappel, en mai, le représentant de l’État avait suspendu le budget primitif, estimant que « la sincérité de certaines recettes inscrites n’est pas démontrée ». La chambre régionale des comptes avait ensuite rendu deux avis en juin avec des propositions pour corriger les calculs de la municipalité, notamment via une hausse massive des impôts. Mais le maire, Nicolas Bazzucchi (sans étiquette) avait décidé de ne pas suivre cette recommandation lors d’un nouveau vote du budget en conseil municipal fin juin.

Le préfet reprend donc la main sur le budget de La Penne-sur-Huveaune, et applique la hausse des impôts préconisée par la chambre régionale des comptes. Comme le détaille son arrêté cité par La Provence, « le taux de la taxe foncière sur les propriétés bâties va passer de 46,67% à 64,53%, soit une augmentation de 18 points » et «  le taux sur les propriétés non bâties va aussi augmenter, passant de 24,5% à 33,88%, et la taxe d’habitation va passer de 23,55% à 32,56% ». Comme il l’avait déjà esquissé dès juin lors du rendu des deux avis, le maire annonce au journal : « Je vais déposer un recours contre la préfecture. (…) Il est hors de question que l’on touche aux impôts ». Nicolas Bazzuchi dispose d’un délai de deux mois pour saisir le tribunal administratif.

Source : La Provence
Marie Lagache
marie.lagache@marsactu.fr

Commentaires

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  1. 9zéros 9zéros

    Allô Lycées, enfin une mesure forte qui va permettre de réparer les plafonds qui s’écroulent, les toits qui fuient, les mobiliers vétustes, les fenêtres qui ne ferment plus, les aérations bouchées, les sanitaires du 20eme siècle, les emplois du temps absurdes, les cantines infâmes et puis certainement créer de nouveaux postes de professeurs, Allô Lycées fallait y penser!

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    • AlabArque AlabArque

      Bien sûr que pour les classes surchargées (nb d’élèves / nb de profs) ça relève de la politique ministérielle, de choix budgétaires élyséens ou matignonnesques (maquignonnesques ?).
      Mais pour les conditions matérielles = état du bâti, fluides, entretien sanitaire, équipements divers, ça semble dépendre de la région.
      Un signalement systématique sur un n° Allô Lycées peut aider en faisant prendre conscience à Nos zélus (&/ou aux ‘fonctionnaires territoriaux’) que la communauté enseignante, pas plus que la communauté ‘apprenante’, n’est résignée ni à avaler toutes les couleuvres, ni à ramer pour faire voguer toutes les galères. Sûr que si on ‘fait avec’ sans moufter, les apparatchiks n’ont aucune raison de vouloir améliorer l’existant.
      Quant aux emplois du temps, c’est en gros l’interface entre démographie (nombre de profs & d’élèves = ministère / rectorat) et topographie (gestion de salles, bâti, capacité, équipements = région). Là aussi, un gueuloir téléphonique = cahier de doléances !
      Pas forcément suffisant, mais déjà nécessaire (et urgent)

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