Le groupe parapublic Maritima médias se positionne pour reprendre La Marseillaise

Martégale
Bref
le 4 Août 2020
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L’information paraît d’abord dans La Marseillaise, qui adoube ainsi son repreneur. Le groupe Maritima médias va déposer une offre de reprise du quotidien, placé en liquidation judiciaire le 13 juillet. Le projet inclurait « des investisseurs privés et une société coopérative d’intérêt collectif, elle-même composée par des salariés, les Amis de La Marseillaise et des collectivités soucieuses de la défense du pluralisme », peut-on lire dans l’annonce.

Le journal passerait ainsi sous le giron d’une structure para-publique dirigée par le maire de Martigues et président du conseil de territoire du pays de Martigues Gaby Charroux (PCF). Détenu indirectement par la Ville de Martigues et ses satellites, Maritimas médias diffuse les radio, TV et site internet du même nom ainsi que le magazine municipal. Plus de la moitié de son chiffre d’affaires dépend de la Ville et du pays de Martigues. « L’ambition de Maritima est de créer un média global », résume le directeur Thierry Debard sur le site maritima.info. Depuis 2019, Maritima médias s’est positionné plus fortement sur Marseille, suite à l’obtention d’une fréquence FM.

L’option a la faveur du syndicat CGT de La Marseillaise. « La solution présentée par Maritima médias correspond à trois exigences essentielles : la préservation des emplois, du périmètre de la diffusion et de la ligne éditoriale », indique Émilie Parente, déléguée syndicale, dans le quotidien. Les autres repreneurs ont jusqu’au 14 août pour se faire connaître du tribunal de commerce, qui décidera de l’avenir du journal en septembre.

Commentaires

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  1. Laurent Malfettes_ Laurent Malfettes_

    Je ne veux évidemment pas la mort de La Marseillaise, mais le choix eventuel d’un opérateur contrôlé et financé par des collectivités territoriales pose de serieuses questions déontologiques et juridiques. L’objet social d’une société d’économie mixte martegale l’autorise t’elle à intervenir au delà de ses limites administratives ? Le financement indirect par des fonds publics d’une société privée chroniquement déficitaire est il acceptable ? Son intervention ne vient elle pas fausser la concurrence avec des entreprises privées telles que Marsactu ou La Provence ? Et que penser du contrôle de fait, avec des moyens publics, d’un journal d’opinion par un élu de premier plan ayant fait acte de candidature à la présidence de la métropole ? Que dirait on si Martine Vassal se portait acquéreur de La Provence avec les moyens de la métropole ? Ce projet me semble complètement insensé

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    • jean-marie MEMIN jean-marie MEMIN

      Certes mais il semble que la CGT est favorable. N’y aurait-il pas un autre moyen?

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    • Brallaisse Brallaisse

      Concernant MARSACTU vous avez raison. Concernant la Provence , pas tout à fait car entre le département, la métropole, la région qui alimentent en publicités, annonces diverses et variées, on peut sans se tromper de dire que ce dernier quotidien est bien subventionné. J’allais oublier aussi l’ancienne mairie qui pour elle cette feuille de choux était quasiment sa revue municipale pour les mêmes raisons.
      De toutes les façons l’idée d’une indépendance de la presse me laisse pantois quand l’on regarde les propriétaires ou les actionnaires des titres.
      Après , la Marseillaise est morte et la mettre sous perfusion permanente à capitaux communistes ne va rien changer pour deux raisons: d’une les lecteurs vont êtres encore moins nombreux et de deux , si c’est pour avoir droit au panégyrique quotidien des 2 G (Gagy Charoux et de Georges Rosso) , non merci. Autant lire la revue syndicale de la CGT direct.

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  2. Midship13 Midship13

    Laissons une chance au nouveau repreneur. On ne sait jamais 🙂

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  3. Laurent Malfettes_ Laurent Malfettes_

    @Jean Marie : c’est le tribunal qui décidera, il y aura peut être d’autres offres. La CGT n’est pas décisionnaire même si les représentants des salariés seront invités à donner leur avis.
    @Braillaisse : il ne faut pas confondre achat d’espaces publicitaires (ce qui est légal et encadré) et subventions. Et le chiffre d’affaires généré par les collectivités pour La Provence est loin d’être prépondérant (Marsactu évoquait, il me semble, une recette annuelle de l’ordre de 1 million d’euros via la metropole et le département, à mettre en regard du chiffre d’affaires global de La Provence, qui est de l’ordre de 50 Millions par an)

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    • Brallaisse Brallaisse

      Malfettes , j’ai un QI un peu limité n’ayant terminée ma scolarité qu’au CM2 de la rue François Moisson chez Mademoiselle BIQUET, mon institutrice de l’époque .Néanmoins , je ne confonds pas publicité et subventions.car à la vue du montant des achats d’espaces , des cahiers spéciaux, des annonces légales et des suppléments divers , des sponsorings mis en avant , l’on peut facilement assimiler cela à de la subvention. D’autant plus que ces budgets sont reconduits d’années en années et crescendo surtout avant les élections.
      L’avantage de la publicité, c’est que les contrôles ne sont pas opérés , ils entrent dans une rubrique communication , alors qu’une subvention est soumise à communication et éventuellement vote.
      Voilà, ai je bien compris la nuance ?. Car à la vue du traitement opéré sur Vassal par ces cireurs de pompes professionnels que l’on nomme journalistes à la Provence , il y a vraiment du renvoi d’ascenseur de la part de ces derniers ,accompagné de flatterie, d’encensement et même de courtisanerie afin d’obtenir de sa part une cacahuète, car elle adore cela, en plus. A tel point que « Les louanges, disons mieux, la flatterie, lui plaisaient à tel point que les plus grossières étaient bien reçues, les plus basses encore mieux savourées. »
      Saint-Simon

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    • Laurent Malfettes_ Laurent Malfettes_

      @braillaisse ayant achevé mes études en cinquième, j’en sais donc plus long que vous sur la différence entre un achat et une subvention et je maintiens une position plus nuancée que la vôtre sur la question, même s’il est évident que le soutien financier d’une collectivité n’est pas un gage d’indépendance pour un journal, quel qu’il soit

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  4. Brallaisse Brallaisse

    Et voilà le complexe de supériorité des grandes écoles !

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  5. Electeur du 8e Electeur du 8e

    Personnellement, j’ai eu la chance d’aller jusqu’en troisième et, fort de mon BEPC, je me pose les mêmes questions que dans le commentaire initial de Laurent Malfettes.

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  6. Brallaisse Brallaisse

    Cher 8e, là nous sommes dans l’intelligentsia pure avec un BEPC. Treve de plaisanterie, nous avons un léger problème d’information aujourd’hui en France, sans parler des fameux réseaux sociaux.
    Comment séparer le capital, quel qu’en soit la couleur d’ailleurs, et information ?.
    Un conseil amical, passez vote bac en candidat libre, ils le filent carrément 😄

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  7. Jean-Claude OLLIVE Jean-Claude OLLIVE

    L’offre de reprise de « La Marseillaise » par le groupe Maritima me paraît une bonne solution en ce qui concerne la préservation des emplois, la préservation du quotidien dans son identité propre et historique et la pluralité de l’information dans la région.
    Le groupe Maritima a plusieurs atouts: c’est un groupe important depuis de nombreuses années dans le département des Bouches du Rhône et il se présente dans la reprise proposée avec des investisseurs privés, une coopérative composée de salariés de La Marseillaise et d’autres associations. Au plan administratif et financier, des synergies pourront être réalisées dans les domaines commerciaux, rédactionnels et de la gestion.
    Pour ceux qu’inquiète un éventuel financement du quotidien par des fonds publics, je rappelle simplement le financement déguisé par de la publicité départementale et régionale de certain quotidien de la région; j’invite aussi à consulter sur internet les subventions énormes versées annuellement au journaux comme le Figaro, le Monde, Libération etc… par les pouvoirs publics c’est à dire vous et moi.
    Oui, ce projet me semble acceptable à tous points de vue.

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