La garde à vue du militant Kevin Vacher prolongée au delà de 24 heures

Prolongation
Bref
le 17 Sep 2019
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Placé en garde à vue lundi après-midi, Kevin Vacher, figure de proue du collectif du 5 novembre, voit son séjour se prolonger au delà de 24 heures*, selon son avocat. Le militant a été convoqué hier à la suite d’une plainte déposée par une salariée de Marseille Habitat. Celle-ci a été blessée au doigt lors de l’occupation du siège du bailleur social par le collectif qui entendait protester contre l’évacuation d’habitants d’un immeuble de la rue Curiol.

Des rassemblements de soutien avec plusieurs dizaines de personnes ont eu lieu lundi soir et mardi en début d’après-midi pour demander sa libération. « Nous dénonçons avec force cette tentative d’intimidation et de criminalisation de nos luttes nécessaires, alors que les pouvoirs politiques ne respectent pas leurs engagements signés dans la charte du relogement », a commenté le collectif du 5 novembre par communiqué.

*actualisation le 17/09 à 15h30

Commentaires

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  1. Un électeur du 9 èmeUn électeur du 9 ème

    On aimerait connaître les gardes à vue qui ont été prononcées pour
    – les 9 personnes mortes dans l’effondrement des immeubles rue d’Aubagne le 5 novembre 2018
    – – la mort de Zineb Redouane le 2 décembre 2018
    – – les blessures graves de Maria, 19 ans, rouée de coups de pied et de matraque par des policiers alors qu’elle était à terre, le 8 décembre 2018, en marge d’une manifestation de « gilets jaunes » et dont le cerveau, notamment, a été endommagé (https://marsactu.fr/bref/plainte-dune-jeune-femme-contre-des-policiers-a-marseille-le-procureur-ouvre-une-enquete/ )

    Aujourd’hui en France on ne peut faire aucune confiance dans la police et la justice pour poursuivre les vrais coupables des trois faits cités plus haut mais on peut lui faire toute confiance pour réprimer ceux qui tel Kevin Vacher luttent contre les injustices et défendent le droit des plus faibles.

    Rappelons que selon les informations figurant sur le site du ministère de l’intérieur (https://www.demarches.interieur.gouv.fr/particuliers/garde-vue ) la garde à vue
    « doit être l’unique moyen de parvenir à l’un au moins des objectifs suivants :
    • Poursuivre une enquête impliquant la présence de la personne concernée
    • Garantir la présentation de la personne devant la justice
    • Empêcher la destruction d’indices
    • Empêcher une concertation avec des complices »

    Ce qui n’est évidemment pas le cas dans cette affaire de doigt pris dans une porte ! Les officiers de police judiciaire ne respectent même plus le code pénal et n’en font qu’à leur guise. En prolongeant la garde à vue il jouent la provocation !

    Sommes-nous encore dans un pays démocratique ?

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