Écoles : la Ville et deux syndicats signent l’accord sur la restriction du droit de grève

Hola
Bref
le 11 Déc 2020
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École des Convalescents à Belsunce (1er). Photo d'illustration : Pierre Isnard-Dupuy

École des Convalescents à Belsunce (1er). Photo d'illustration : Pierre Isnard-Dupuy

Après plusieurs jours de négociations, la mairie de Marseille et deux syndicats (FO et la CFE-CGC) ont trouvé un accord concernant le droit de grève dans les écoles. Alors que le mouvement chronique entraîne des fermetures nombreuses depuis la rentrée, notamment dans les cantines, cet accord s’appuie sur une récente loi sur la fonction publique. Au nom de la continuité de certains services publics essentiels, ce dispositif prévoit une obligation de déclaration de grève 48 heures à l’avance et empêche les “grèves perlées”.

En effet, les syndicats signataires ont accepté que les agents exercent leur droit de grève dès leur prise de fonction. Il n’est donc plus possible d’effectuer qu’une heure de grève par jour, avec un retrait de salaire équivalent, ce qui devrait limiter la possibilité pour les agents de multiplier les journées de grève.

Commentaires

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  1. smari smari

    C’est une grande victoire politique pour la majorité municipale et surtout une délivrance pour les familles qui “galèrent” depuis le début de l’année.

    Cet accord est un marqueur par rapport à la gestion précédente

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    • Jacques89 Jacques89

      48 heures ça correspond au temps nécessaire pour trouver un contractuel (ou un service civique qui sait ?) qui va remplacer un.e gréviste et précariser un peu plus l’emploi sans avoir à prendre en compte les revendications qui ont conduit à annoncer la grève. Effectivement c’est un marqueur. En ce moment, notre gouvernement ne fait que ça : pondre des textes « historiques ». A coup sûr, les régressions sociales le sont aussi.

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  2. juH juH

    Un marqueur de la continuité…
    La mairie continue le tango avec FO. Qu’ont ils obtenu en échange de cet accord ?
    Les parents pourront peut-être mettre leurs enfants à la cantine mais le problème de fond ne sera pour autant pas réglé : il y aura toujours un déficit énorme de personnel dans les écoles mettant en danger les enfants.
    C’est sûr qu’il est plus simple d’implémenter une loi macroniste que de recruter du personnel… Regardez, il n’y a plus de problèmes dans les écoles puisqu’il n’y a plus de grèves. Ou comment casser le thermomètre…

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    • Laurent Malfettes_ Laurent Malfettes_

      Et qui s’appelerio la loi travail du Printemps Marseillais… mais au fond je suis assez partagé entre le défenseur des droits sociaux qui sommeille en moi et le père de famille qui s’y colle plus souvent qu’a son tour…

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    • juH juH

      Bien sûr et c’est normal. Mais ce n’est pas seulement défendre des droits sociaux, c’est défendre les conditions d’accueil de nos enfants. Parceque s’il y a moins de grève, la situation va perdurer. Toute atteinte au droit de grève est aussi une atteinte au droit des usagers. La seule solution est que les usagers et personnels exigent que le pm applique le programme pour lequel il a été élu. Les justifications du genre ça ne fait que 6 mois ne tiennent pas. La situation était connue bien avant et il est tout à fait possible de s’engager sur un nombre important de recrutements et de proposer un échéancier. Ce qu’on lit dans cet article est très inquiétant, c’est un marqueur politique très fort de trahison. ça semble confirmer que les fermetures d’écoles pour un soi disant mouvement national de grève alors que
      seulement 25 % des agents étaient en grève n’étaient pas que des malentendus mais peut-être une technique pour monter les usagers contre les agents. Je ne voulais pas y croire mais avec ce qu’ils font aujourd’hui, ça devient plausible. Et malheureusement, j’ai bien peur que ça ne soit que le début…

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  3. Laurent Malfettes_ Laurent Malfettes_

    J’entends ce que vous dites mais je ne suis pas complètement d’accord lorsque vous prenez un raccourci pour affirmer que la restriction (ou plutot l’encadrement) du droit de grève porterait atteinte aux droits des usagers. Cela n’est pas évident dans toutes les circonstances. Il peut y avoir conflit d’intérêts entre du personnel gréviste et les usagers, comme il peut y avoir un conflit de loyauté chez les parents (au moins ceux de gauche). Soutenir les petites mains syndiquées ou soutenir une mairie de gauche dans son rôle de patron ?

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  4. Assedix Assedix

    Je pense qu’il est grand temps de lancer le fan club d’Olivia Fortin qui, après avoir battu M. Vassal sur ses terres, est en train de remplir sa mission, qui paraissait tout aussi impossible sur le papier. Chapeau, Madame !

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  5. Tarama Tarama

    Si la mairie manie le bâton de la limitation du droit de grève, elle doit maintenant user de la carotte du recrutement massif de personnel pour combler les manques et leur donner de meilleures conditions de travail, qui seront des meilleures conditions d’accueil pour les enfants dans les écoles.
    Elle a été élue pour ça, les problèmes récurrents des écoles marseillaises ayant probablement pesé lourd dans la défaite de Vassal-Gaudin.

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    • julijo julijo

      absolument, c’est LA solution : du personnel supplémentaire dans les écoles !!qui règlera du coup cette polémique de limitation du droit de grève en supprimant une partie de l’objet de ces grèves.

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  6. claquette claquette

    Il me semble que ces grèves perlées décridibilisent “le combat” et augmentent le ressentiment des usagers qui, dès qu’ils le peuvent, inscrivent leurs enfants dans le privé…La fin de cette pratique ne casse pas forcément le thermomètre comme j’ai lu plus haut, elle lui redonne son sens: “on vous emmerde en arrêtant le travail, c’est vrai, mais ça nous emmerde aussi. Si on le fait c’est que c’est vraiment important”. Et puis, cette mairie est censée répondre aux besoins des écoles, ils ont été élus pour ça. Laissons leur le temps d’agir. 30 ans d’abandon ne se rattrape pas en 6 mois et je crains que 6 ans n’y suffira pas non plus. Restons pragmatique dans nos jugements. L’ancien système est en embuscade

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  7. jean-marie MEMIN jean-marie MEMIN

    Ayant perdu depuis nombre de dizaine d’années ma qualité de parents d’élèves;
    pourquoi y a-t-il des grèves dans les écoles à Marseille?
    Question naïve mais question quand même.

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    • Tarama Tarama

      Des fois on ne sait plus, mais globalement…

      Clientélisme avec toutes les conséquences néfastes que ça peut avoir (personnes là non par compétence ou par envie mais parce qu’elles connaissent un élu, ont la carte au syndicat) d’un côté, sous-effectifs chroniques, contrats précaires, non-reconnaissance, locaux vétustes, de l’autre (les deux côtés se nourrissant l’un l’autre), et au final ce sont ceux à qui on ne demande jamais leur avis, les enfants, qui trinquent.

      C’est un sac de noeud à l’image de nombreux autres dans les services de la Ville de Marseille, plombés par le clientélisme et 25 ans de gaudinisme.
      La nouvelle municipalité a été élue pour y mettre fin, ce n’est pas gagné.

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    • Jacques89 Jacques89

      La réponse était prévue en 2019, Jean-Marie, mais pour ceux qui comme vous voulaient savoir : « Il n’y aura finalement pas d’audit du gouvernement. Le rapport du gouvernement sur l’état des écoles marseillaises, qui devait être rendu avant le 30 septembre prochain au Parlement selon un amendement adopté en février dernier par l’Assemblée nationale, ne sera jamais publié »
      Mais comme dit juH, le moral du personnel reste un bon “thermomètre”.

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  8. PAGNOL PAGNOL

    Surprenant que FO est signé si facilement cet accord
    J’en suis ravi mais qu’a t il obtenu en échange?

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    • Laurent Malfettes_ Laurent Malfettes_

      LA bonne question !

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    • Laurent Malfettes_ Laurent Malfettes_

      Et on voudrait aussi savoir pourquoi la CGT (entre autres) n’a pas signé…

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  9. Laurent Malfettes_ Laurent Malfettes_

    Une fois n’est pas coutume mais je vais critiquer le titre que je trouve légèrement tendancieux. Parler de “restriction du droit de grève ” ne me semble pas adapté . La Ville ne fait pas la loi en la matière mais fait appliquer celle en vigueur dans le pays sans remettre en cause le droit de grève dont les agents de la Ville ont fait un usage immodéré, en particulier dans les cantines.

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    • juH juH

      A part que les collectivités ont le choix de l’appliquer ou non… Nier les problèmes n’a jamais réglé les problèmes.
      Le pm explique tout le temps qu’il est compliqué de recruter, pietonniser, réparer en si peu de temps. Je vois qu’ils est bien plus efficace sur ce dossier. Vote le 21 décembre, application à la rentrée de janvier. Quelle célérité !

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    • juH juH

      Et pour ce qui est de l’usage immodéré de la grève, je suggère à tous ceux qui le pensent de passer leur cap petite enfance et de postuler pour devenir ATSEM. On en rediscutera dans un ou deux ans. Quand les personnels s’estiment maltraitants malgré eux, les parents devraient réfléchir à deux fois avant de servir leur soupe habituelle, ce qui me surprend venant de LM…

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    • Laurent Malfettes_ Laurent Malfettes_

      Les grèves perlées qui ne coûtent pas cher à ceux qui la font mais bien plus à ceux qui la subissent (et qui sont parfois dans une précarité plus grande que les Atsem) ont fait la preuve de leur inefficacité puisqu’elles n’ont permis aucun progrès significatif. J’attends de connaître les contreparties données et les engagements pris par la municipalité pour retrouver une situation normale, celle d’un service public de qualité qui ne fonctionne pas par intermittence. La grève doit rester le moyen d’action ultime quand le dialogue social n’aboutit pas. C’est de cela qu’il faut sortir !

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    • juH juH

      La preuve que le dialogue social n’aboutit pas: absolument rien dans les derniers conseils municipaux concernant les personnels des écoles. On a 100 flics municipaux en plus mais rien pour les écoles. Les gesticulations de la mairie pour faire croire qu’ils recrutent ne sont que de la poudre aux yeux. Si on comptabilise les départs à la retraite et en reclassement, on est proche de zéro. La grève ne doit être qu’une extrémité et on y est depuis un moment.

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