Contre les fermetures de plages, la Ville laisse les toilettes ouvertes la nuit

Vidange
Bref
le 1 Août 2019
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Un enjeu minimisé mais de nouvelle mesures. La Ville de Marseille et la métropole ont tiré mercredi un bilan des fermetures estivales de plages pour cause de pollution bactériologique : avec 22,5 jours de fermeture depuis le 29 mai, sur 21 plages, elles aboutissent à un taux de 2 % de fermeture des lieux de baignade à Marseille. Outre la poursuite des investissements programmés dans le contrat de baie sur les bassins de rétention d’eaux de pluie et le système d’assainissement (lire notre article), les toilettes des plages de l’Huveaune, Pointe-Rouge et Prado nord resteront ouvertes la nuit, rapporte 20 minutes. Selon les collectivités, une partie des analyses non conformes du petit matin, levées quelques heures plus tard, viendraient de la fréquentation nocturne.

Les baigneurs ne sont en tout cas pour rien dans les taux exceptionnels relevés le 12 juin au Prophète. Et le riverain ciblé à l’époque par l’adjointe déléguée à l’hygiène Monique Daubet n’est pas seul en cause. « Il y a bien un particulier qui a vidangé sa piscine, mais nous avons également décelé une fuite sur une canalisation qui passe sous la corniche. Nous avons colmaté la fuite et des travaux sont prévus pour l’automne », a expliqué, Jean-Marc Mertz, directeur général de l’eau et assainissement à la métropole, cité par le quotidien.

Source : 20 minutes

Commentaires

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  1. Tarama Tarama

    Ce n’est pas la « fréquentation nocturne » qui pollue mais les personnes faisant leurs besoins dans ou près de l’eau à ce moment.
    J’imagine que la formule signifie cela, mais autant le dire clairement, car une solution est en effet d’ouvrir les toilettes (et ce qui est valable pour les plages est valable pour la ville, Madame Cordier).

    Les concentrations de plusieurs milliers d’E.coli/ml révèlent quasi systématiquement une fuite sur un tuyau d’égout.
    Quand on parle de centaines, on est plutôt sur des besoins faits dans l’eau ou en bord de plage avec ruissellement jusqu’à l’eau (humains ou animaux).

    On parle beaucoup de Marseille mais je ne sais pas si d’autres grandes villes font des tests quotidiens comme ici. Ce n’était pas le cas il y a quelques années.
    D’après leurs sites internet respectifs Nice et Cannes ne le font toujours pas (une seule analyse par semaine par plage, le minimum légal).
    D’autres, comme Toulon ou La Ciotat semblent le faire mais, sauf erreur de ma part, sans communication aussi claire qu’à Marseille (page internet de Météo des plages mise à jour en ‘temps réel’).
    Et s’il y a une chose dont on peut être sûr, c’est que pour trouver, il faut chercher.

    Ces informations récurrentes font du clic et des gros titres dans les médias qui remplissent ainsi une actualité un peu vide en été.

    Si le seul souci pour la plage et l’environnement à Marseille était un taux d’E.Coli parfois supérieur à la norme, on serait tranquilles.

    Mais la gestion des eaux usées par temps de pluie, l’efficacité du traitement des eaux usées dans les stations d’épuration, la pollution massive par les déchets, la pollution chimique, l’état écologique global de la rade de Marseille (décimée par des décennies d’activités humaines industrielles, de pêche, de transport maritime,…), tout cela est au moins aussi important et pourtant peu traité.

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  2. barbapapa barbapapa

    La piste la plus probable des fermetures à répétition, sans pluies et sans vent particulier, avec la mer propre au large,, c’est le réseau sous-terrain de pompes et canalisations qui est une passoire, comme la mairie vient de l’admettre pour le Prophète.
    Lorsqu’il y a utilisation importante des WC des buvettes et des toilettes de plages, il y a écoulements diffus et analyses pourries. Les responsables ne sont pas les nocturnes qui laisseraient 4 ou 5 étrons flottants dans l’eau (ils se verraient) qui vont donner de mauvaises analyses,. Les responsables sont la ville de Marseille et la SERAMM qui ne font pas le boulot et préfèrent accuser à tort et à travers. Pour mémo, http://www.lamarseillaise.fr/bouches-du-rhone/faits-divers-justice/70884-deux-agents-de-l-assainissement-juges-dans-un-trafic-de-drogue et aussi dans le procès des « braconniers des Calanques » le principal accusé était salarié de la Seramm

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    • dan dan

      Et oui 25 ans de non gestion laissent apparaître maintenant des traces.
      Le je m’en foutisme et pire le j’en profite un max de nos responsables va avoir un coût pour tous les Marseillais.

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  3. Input-Output Input-Output

    5 août, plage Prado Nord, 21h55, les toilettes sont fermées…

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    • Electeur du 8e Electeur du 8e

      L’essentiel n’est pas de faire, mais de dire…

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    • Input-Output Input-Output

      @Electeur du 8e : Adage bien connu de nos « politiques » de tous bords. En ce qui me concerne, j’applique très exactement l’inverse…

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  4. Brallaisse Brallaisse

    Vous faites erreur , en fait tout ceci entre dans le projet de la mère CORDIER : la cité de la biodiversité à Marseille. En ne faisant rien elle laisse faire « Dame Nature » afin d’observer l’interactivité entre les organismes vivants et l’environnement.
    La mairie et la SERAM ont pris la décision de ne rien faire et notamment au Prophète afin d’observer le fameux coliforme fécal ingurgité chez l’humain
    Ces deux acteurs publics s sont des écologistes cachés , mais l’on peut dire alors bien cachés.

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