#balancetontaudis : une enquête participative pour recenser l’habitat indigne

#balancetontaudis
Bref
Adrien Simorre
8 Nov 2018 5

Le journal La Marseillaise, en partenariat avec Emmaüs Pointe-Rouge, le Donut InfoLab et Droit au logement, lance une enquête participative permettant de signaler les habitations indignes. Baptisée #BalanceTonTaudis, elle propose aux citoyens d’envoyer via un formulaire en ligne l’adresse, la situation et des photos des logements concernés. Les témoignages peuvent toutefois rester anonymes.

Les organisateurs indiquent que “les données recoupées seront mises en forme, publiées et feront l’objet d’un débat au siège du journal entre toutes les parties”. Sur les réseaux sociaux, plusieurs internautes se sont également saisis du hashtag #BalanceTonTaudis pour dénoncer des situations d’indignité.

La base de donnée constituée par l’enquête s’avérera précieuse. Il est en effet particulièrement compliqué d’accéder à des données fiables et actualisées sur le sujet. Marsactu s’est ainsi vu refuser l’accès à des documents concernant la situation d’indignité de certains logements, alors que ceux-ci sont normalement publics (voir notre article).

Source : La Marseillaise

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Commentaires

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  1. leravidemiloleravidemilo

    Puisqu’il s’agit ” d’une enquête participative permettant de signaler les habitations indignes”, mon sens civique m’incite fortement à y participer, compte tenu de la gravité de la situation.
    Je tiens à signaler une construction, il s’agit d’un Hotel, sis quai du port, “trônant fièrement face à NDDLG, sur la rive droite du vieux port, vous ne pouvez pas le rater”, et dont “l’autorité municipale est appuyée par la façade d’apparat, tournée vers la mer et défiant l’arsenal des galères…”. si en croyons le site Marseille Tourisme à qui ces citations sont empruntées.
    Il s’agit là, manifestement, d’un habitat indigne, et plus précisément selon moi, d’un habitat dangereux pour nombre de ses voisins, et relativement délétère pour ceux qui y logent.
    Il semble bien d’ailleurs que cette situation ne date pas d’aujourd’hui, si on se fie à la même source, puisque sa construction s’était étalée sur 20 ans, nécessitant de ce fait, plusieurs architectes (très douteux donc), et “qu’il échappe pourtant de justesse à la démolition pure et simple pendant la révolution, alors que Marseille était appelée “ville sans nom” par les révolutionnaires.” (ç’était selon moi l’expression de l’époque pour dire ville qui n’a pas de figure).
    Je n’ai aucune compétence dans le bâtiment, et ne préconise donc nullement la démolition, mais par un souci bien normal de sécurité de nos concitoyens, j’estime qu’il conviendrait de soumettre ce bâtiment à de sérieuses expertises et à de multiples audits (et de préférence, en évitant le recours à des “experts” ou fonctionnaires municipaux).

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    • Electeur du 8eElecteur du 8e

      La description que vous faites de ce bâtiment est extrêmement inquiétante. Avant tout audit, il conviendrait d’en expulser sans tarder ses occupants, certes avec humanité s’il s’y trouve des personnes âgées, mais aussi avec fermeté.

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    • leravidemiloleravidemilo

      Vousavez tout à fait raison. Je manque à tous mes devoirs en faisant ainsi des préconisations dans le désordre! D’abord la mise en sécurité des personnes, et en priorité des âgées. On pourrait les reloger dans quelque bastide excentrée, symbole du patrimoine marseillais; mais, comme c’est dommage, nombre d’entre elles sont très délabrées du fait de l’absence de politique de la nullicipalité en la matière! (il faudra donc aller plus loin… De toute façon, un relogement sur le proche quartier, s’ils le demandaient, apparaitrait vraiment comme une revendication tout à fait illégitime!)

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  2. GabianFamilyGabianFamily

    Très belle initiative avec l’intelligence de pouvoir rester anonyme. Peu de personnes concernées par des logements indignes veulent en parler et les voisins n’osent pas toujours le faire à leur place. Merci !

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  3. lilicublilicub

    leravidemilo, GabianFamily, Désolée de vous informer que les prescriptions de l’architecte des bâtiments de France s’opposent à toute expulsion.. L’Hôtel dont vous parlez et son occupant sont répertoriés aux patrimoines à sauvegarder..Castaner use de ses pouvoir de police pour tenter d’y remédier en s’appuyant sur La Marseillaise.

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