Libération pointe l’incurie municipale dans la gestion des écoles marseillaises

ECOLES
Bref
le 2 Fév 2016
0

« La honte de la République ». C’est ainsi que Libération titre son dossier consacré aux écoles de Marseille. Et en sous-titres, « locaux insalubres, papier toilette réclamé aux parents, cantines sous-dimensionnées, chauffage défectueux, les établissements maternels et primaires de la cité phocéenne atteignent un état de délabrement ahurissant. Sans que la mairie se mobilise ».

C’est notamment la lettre ouverte de Charlotte Magri, enseignante dans les quartiers Nord qui est à l’origine de la fronde organisée par les professeurs et parents d’élèves qui en appellent à l’État, face à l’incurie de la municipalité. Dans sa tribune suivie d’une pétition qui a déjà réuni 15 000 signatures, elle interpelle la ministre de l’éducation sur les conditions d’accueil déplorables des enfants. Lundi, le collectif Castellane qui réunit plusieurs écoles des quartiers nord a lancé un appel pour mettre en place « un État d’urgence dans les écoles marseillaises ». Ils demandent à la municipalité « qu’elle donne les moyens qui sont dus à tous les enfants de la République française ».

Source : Libération
Élodie Crézé
Journaliste

Commentaires

Rejoignez-la communauté Marsactu pour, vous aussi, contribuer au débat local. Découvrez nos offres

ou connectez-vous si vous êtes déjà abonné⋅e.

  1. 9zéros 9zéros

    Allô Lycées, enfin une mesure forte qui va permettre de réparer les plafonds qui s’écroulent, les toits qui fuient, les mobiliers vétustes, les fenêtres qui ne ferment plus, les aérations bouchées, les sanitaires du 20eme siècle, les emplois du temps absurdes, les cantines infâmes et puis certainement créer de nouveaux postes de professeurs, Allô Lycées fallait y penser!

    Signaler
    • AlabArque AlabArque

      Bien sûr que pour les classes surchargées (nb d’élèves / nb de profs) ça relève de la politique ministérielle, de choix budgétaires élyséens ou matignonnesques (maquignonnesques ?).
      Mais pour les conditions matérielles = état du bâti, fluides, entretien sanitaire, équipements divers, ça semble dépendre de la région.
      Un signalement systématique sur un n° Allô Lycées peut aider en faisant prendre conscience à Nos zélus (&/ou aux ‘fonctionnaires territoriaux’) que la communauté enseignante, pas plus que la communauté ‘apprenante’, n’est résignée ni à avaler toutes les couleuvres, ni à ramer pour faire voguer toutes les galères. Sûr que si on ‘fait avec’ sans moufter, les apparatchiks n’ont aucune raison de vouloir améliorer l’existant.
      Quant aux emplois du temps, c’est en gros l’interface entre démographie (nombre de profs & d’élèves = ministère / rectorat) et topographie (gestion de salles, bâti, capacité, équipements = région). Là aussi, un gueuloir téléphonique = cahier de doléances !
      Pas forcément suffisant, mais déjà nécessaire (et urgent)

      Signaler

Vous avez un compte ?

Mot de passe oublié ?


[woocommerce_social_login_buttons return_url="https://marsactu.fr"] Ajouter un compte Facebook ?


Nouveau sur Marsactu ?

S'inscrire