Avec l’annulation du PPP, la reconstruction de 28 écoles prend cinq ans de retard

Décryptage
le 6 Jan 2020
2

La cour administrative d'appel a parachevé l'enlisement du contrat visant à reconstruire 31 groupes scolaires vétustes. Pour certains, la mairie a anticipé ce revers juridique. Mais la plupart des chantiers ne pourront pas être menés avant cinq ans.

L'enjeu

La mairie peut encore se tourner vers le Conseil d'État mais elle s'oriente plutôt vers un "plan B". Cela nécessite de reprendre la procédure à zéro et au cas par cas pour la plupart des écoles.

Le contexte

La future équipe municipale devra arrêter une stratégie pour la réhabilitation du patrimoine scolaire, bien au-delà des 31 groupes scolaires "GEEP" inclus dans le PPP.

Ce lundi matin, enseignants et parents d’élèves retrouvent leurs écoles dont les bâtiments pour certaines devraient rester en l’état pour encore un moment. Le 27 décembre, la cour administrative d’appel a confirmé l’annulation de la procédure de partenariat public-privé lancée par la Ville de Marseille pour reconstruire une trentaine d’écoles. L’idée de ce contrat de […]

Contenu réservé aux abonnés au journal

Offre découverte 1 € le premier mois puis 6,99 €/mois JE M'ABONNE

Si vous avez déjà un compte, identifiez-vous

Commentaires

Vous devez être vous-même abonné pour écrire un commentaire sur un article réservé aux abonnés.

  1. Brallaisse Brallaisse

    Et voilà Gaudin vient de se prendre encore une bonne gifle, après la Cour des Comptes , le Cour Administrative. Bonne année Jean Clôôôôôde.
    Mais le pire dans tout cela , c’est que les écoles marseillaises et surtout les minots , sauf ceux du privé bien sûr ,se prennent 5 ans de retard à minima.
    Et dire qu’il va faire le guignol à St Jean de Dieu chaque année .
    Alors pourvu que rien n’arrive , car là nous aurions droit non pas aux larmes de crocodile, mais du caïman qui est un prédateur encore plus terrible.

    Signaler
  2. Electeur du 8e Electeur du 8e

    Pendant un long moment, avant que Libé titre en « une » sur « la honte de la République » que sont nos écoles, le site de la Ville a affiché fièrement le bilan de la nullicipalité en la matière : « en 20 ans, 37 écoles ont été construites ou entièrement réhabilitées ». Sur 444 (ou 445, ou 470, je ne sais plus où on en est, moi non plus…).

    C’est moins de deux écoles par an, ce qui suppose que chaque école soit en moyenne capable de tenir environ deux siècles sans gros travaux.

    Curieusement, cette fière mention a disparu du site de la Ville dans les jours qui ont suivi le gros titre de Libé et le scandale qu’il a révélé : peut-être finalement n’y avait-il pas de raison d’en être si fier…

    Nous n’avons pas fini de payer l’incurie et l’incompétence de cette équipe qui préfère financer des équipements somptuaires plutôt que les équipements du quotidien : il faudra au bas mot une décennie pour s’en remettre, et je suis probablement optimiste. A condition, bien sûr, de ne pas confier les clés de la mairie à l’un des deux membres éminents de la nullicipalité qui se verraient bien continuer « l’oeuvre » du patriarche.

    Signaler

Ajouter un commentaire

Vous avez un compte ?

Mot de passe oublié ?


Ajouter un compte Facebook ?


Nouveau sur Marsactu ?

S'inscrire