Au tribunal, la Ville de Marseille charge un pseudo-influenceur pour ses six Airbnb illégaux

Actualité
le 2 Juil 2026
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Ce mercredi 1ᵉʳ juillet s'est ouvert, devant la chambre civile du tribunal de Marseille, le procès de Florent R., un influenceur immobilier épinglé par la municipalité pour ne pas avoir déclaré ses six locations touristiques. La Ville réclame près d'1,5 million d'euros de réparation.

Collage répandu dans les rues de Marseille, affichant les propriétaires de locations Airbnb assignés en justice par la Ville. (Photo : C.By)
Collage répandu dans les rues de Marseille, affichant les propriétaires de locations Airbnb assignés en justice par la Ville. (Photo : C.By)

Collage répandu dans les rues de Marseille, affichant les propriétaires de locations Airbnb assignés en justice par la Ville. (Photo : C.By)

Ce mercredi 1ᵉʳ juillet, sur le trottoir face au tribunal judiciaire de Marseille, les membres du collectif Marseille à vendre ne sont guère étonnés. Florent R., millionnaire bordelais assigné devant la justice pour défaut de changement d'usage sur six appartements meublés destinés à la location touristique, ne s'est pas présenté à son procès. "On savait qu'il ne viendrait pas ! Les multipropriétaires comme lui, ils agissent de façon super cachée !", s'émeut Victor, membre du collectif.

La petite dizaine de militants s'était pourtant apprêtée pour l'occasion en déployant une large banderole blanche sur laquelle on peut lire un message sans équivoque : "Florent, rends tous les logements". "L'enjeu, c'est de l'afficher, de visibiliser cette lutte et de dire que ce sont nos habitations qui pâtissent de tout ça en bout de course", poursuit le militant.

Un pari réussi puisqu'à l'audience, les discussions ont largement gravité autour de la figure du mis en cause et de sa présence prolifique sur les réseaux sociaux. Pour . . .

Paul Cayre

Commentaires

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10 commentaires


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  1. Félix WEYGAND

    Il faudrait avoir aussi quelques explications complémentaires : dans une ville qui manque de logements, en particulier d’HLM, le bailleur social de la Ville de Marseille a vendu 4 appartements destinés à du locatif pérenne à un investisseur qui y a fait du locatif saisonnier !
    Pourquoi ? A quel prix ? Est-ce que ces logements avaient été réhabilités par la Ville ou son bailleur ? Avec quel argent ? Pourquoi Florent R. n’a pas acheté sous condition de mise sur le marché locatif à un tarif social ?
    Selon la réponse à ces questions, non seulement l’amende demandée pour lui est raisonnable, mais il devrait être accompagné par d’autres prévenus…

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    • Jean Pierre RAMONDOU

      Bonnes questions

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    • petitvelo

      L’éléphant dans la pièce

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  2. vékiya

    donc « Marseille Habitat, le bailleur de la municipalité » qui n’est pas un vendeur lambda, cède un bien immobilier sans se soucier de sa future affectation ni de mettre une clause empêchant ce type de locations. du grand professionnalisme comme souvent à marseille.

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  3. LN

    « l’immeuble entier est racheté en 2017 par le Bordelais auprès de Marseille Habitat, le bailleur de la municipalité ». Donc sous l’ere Gaudin.
    Qui était alors responsable de Marseille Habitat ?

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    • Pascal L

      C’est vrai que sous l’ère Gaudin, il y a eu de belles occasions dans l’immobilier … Pour certains.
      À ce propos, ou en est la location du fortin des Corbières (après rénovation et construction d’une piscine par la ville) pour un prix défiant toute concurrence ???

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  4. Hector Vigo

    Action exemplaire de la ville, à répéter !
    Mêmes interrogations que les autres commentaires sur Marseille Habbitat de l l’ère Gaudin.

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    • petitvelo

      Cependant demander plus d’amende que le chiffre d’affaires ne pas bien sérieux

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  5. polipola

    J’espère qu’il va payer le max ! il s’est bien fait plaisir, il est temps de rendre la monnaie.

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  6. Ysabel Bels

    Une seule chose me dérange beaucoup! Ces inculpés qui ne sont certainement pas
    encombrés de scrupules excessifs sont dénoncés nommément via des affiches. Le lynchage c’est pas joli joli. Il y a une justice. Laissons la travailler. Même si ça prend du temps.
    Je constate d’ailleurs que votre journal prend soin de flouter les-photos et de ne pas citer leur nom

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