Les élections municipales ont lieu demain

RENOUVELER LA POLITIQUE À MARSEILLE

Billet de blog
le 15 Déc 2019
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Les élections municipales ont lieu demain RENOUVELER LA POLITIQUE À MARSEILLE De nouveaux acteurs et de nouveaux mouvements apparaissent à Marseille dans la perspective des prochaines élections municipales. Il ne s’agit pas seulement de nouvelles candidatures, il ne s’agit pas seulement de nouveaux projets : il s’agit de profiter de ces prochaines élections municipales pour sortir la vie politique, à Marseille, de la logique des partis, dans laquelle elle a sans doute été trop longtemps enfermée. Il s’agit de renouveler la politique à Marseille.

Les critiques de la logique des partis formulées à l’occasion de ces élections

Le débat qui a lieu en ce moment, à gauche, sur le choix de la tête de liste et la critique par certains acteurs du choix de B. Payan comme éventuelle tête de liste de la gauche, manifestent des expressions du rejet de ce qui peut être considéré comme une forme de retour à une logique de la vie politique marseillaise qui a trop longtemps dominé cette ville et dont beaucoup d’acteurs de la gauche d’aujourd’hui ne veulent plus. C’est, d’ailleurs, pourquoi, au lendemain de la tragédie de la rue d’Aubagne, de nouveaux mouvements avaient commencé à se former dans la perspective des élections municipales pour renouveler les acteurs politiques de cette ville et ouvrir la municipalité à des personnes n’appartenant pas à un parti et issues de ce que l’on appelle la société civile, comme K. Vacher, ce qui, bien sûr, n’empêcherait pas des personnes appartenant à des partis d’être candidates sur les listes. Les discours formulés depuis l’ouverture du débat public consacré aux élections municipales expriment tous – y compris, d’ailleurs, dans le discours des partis – une dynamique de rupture à l’égard de la politique traditionnelle de la ville. C’est ce qui a incité à la naissance de mouvements comme le PACTE, qui regroupe l’ensemble des associations et des personnes impliquées dans la vie politique de la ville, engagées dans le débat public, sans pour autant appartenir à un parti. Pour toutes sortes de raisons tenant à l’histoire de Marseille, ce sont les partis qui ont, sans doute, trop longtemps, exercé une forme d’hégémonie sur la vie politique de la ville, mais, aujourd’hui, à la fois en raison de ce qu’il faut bien appeler des échecs de la gouvernance municipale comme les événements rue d’Aubagne et en raison de la volonté des citoyens qui habitent la ville d’en finir avec cette hégémonie, ce sont de nouvelles logiques qui doivent mener et structurer la vie politique de la ville, et, en particulier, ouvrir la municipalité et la gouvernance municipale à de nouveaux acteurs.

Ouvrir la gouvernance municipale à de nouvelles pratiques, à de nouveaux enjeux, à de nouveaux discours

Ces nouvelles pratiques de la vie politique marseillaise se fondent, d’abord, sur l’ouverture du débat public à de nouvelles formes de discours et de représentation. En particulier, sans doute faut-il ne plus réduire la vie politique de la ville à des conflits de pouvoir, mais faire retrouver à la politique le rôle qui devrait, depuis toujours, être le sien : imaginer de nouvelles formes sociales, de nouvelles dynamiques institutionnelles, de nouvelles logiques culturelles, de nouvelles formes d’urbanisme et d’aménagement. Sans doute devons-nous imaginer de nouveaux paysages urbains à Marseille, fondés sur de nouvelles formes de construction et d’aménagement, imaginer de nouvelles formes de déplacements, fondées sur des réseaux renouvelés de transports en commun, sans doute devons-nous aussi accroître, dans le centre, les surfaces piétonnes destinées à permettre aux marseillais d’habiter enfin pleinement leur ville en pouvant s’y déplacer et en pouvant la redécouvrir. Les nouveaux discours qui expriment les politiques municipales devraient, quant à eux, s’ouvrir à de nouvelles thématiques et à de nouveaux enjeux, comme l’élaboration d’une véritable politique climatique pour la ville, comme la recherche de nouvelles articulations entre citoyenneté urbaine et solidarité, comme l’élaboration de politiques écologiques d’aménagement de l’espace urbain, davantage soucieuses de l’environnement, du développement durable, d’une politique de l’urbanisme davantage tournée vers l’esthétique de la construction et vers une politique plus soucieuse de la diminution de la consommation d’énergie.

L’urgence : imaginer le projet d’une municipalité renouvelée à Marseille

Mais, à côté de tous ces projets qui devaient fonder la prochaine municipalité issue des urnes lors de ces élections municipales, sans doute l’urgence est-elle de renouveler les formes de l’exercice du pouvoir que cette municipalité devrait mettre en œuvre. Pour cela, il est, sans aucun doute, nécessaire que la gauche surmonte ses divisions et les conflits de pouvoir qui opposent ses acteurs (voir l’article de Lisa Castelly, dans Marsactu du 12 décembre) pour profiter de l’occasion qui lui est offerte par les divisions à droite et par l’impopularité croissante de l’exécutif dirigé par E. Macron et É. Philippe pour conquérir la municipalité et y engager ces nouvelles formes démocratiques de l’exercice du pouvoir et ces nouvelles logiques de la représentation et du discours sur la ville. Ne nous trompons pas : la montée de mouvements comme celui des « gilets jaunes » et les élans de soutien et de solidarité qu’ils ont suscités dans la population française toute entière n’avaient pas pour seule signification l’expression des revendications qu’ils formulent, mais cherchent aussi à engager de nouvelles façons de faire de la politique. De la même façon, en imaginant une municipalité renouvelée à Marseille, c’est une nouvelle ville même que la gauche doit imaginer demain.

Les élections municipales ont lieu demain

RENOUVELER LA POLITIQUE À MARSEILLE

De nouveaux acteurs et de nouveaux mouvements apparaissent à Marseille dans la perspective des prochaines élections municipales. Il ne s’agit pas seulement de nouvelles candidatures, il ne s’agit pas seulement de nouveaux projets : il s’agit de profiter de ces prochaines élections municipales pour sortir la vie politique, à Marseille, de la logique des partis, dans laquelle elle a sans doute été trop longtemps enfermée. Il s’agit de renouveler la politique à Marseille.

Les critiques de la logique des partis formulées à l’occasion de ces élections

Le débat qui a lieu en ce moment, à gauche, sur le choix de la tête de liste et la critique par certains acteurs du choix de B. Payan comme éventuelle tête de liste de la gauche, manifestent des expressions du rejet de ce qui peut être considéré comme une forme de retour à une logique de la vie politique marseillaise qui a trop longtemps dominé cette ville et dont beaucoup d’acteurs de la gauche d’aujourd’hui ne veulent plus. C’est, d’ailleurs, pourquoi, au lendemain de la tragédie de la rue d’Aubagne, de nouveaux mouvements avaient commencé à se former dans la perspective des élections municipales pour renouveler les acteurs politiques de cette ville et ouvrir la municipalité à des personnes n’appartenant pas à un parti et issues de ce que l’on appelle la société civile, comme K. Vacher, ce qui, bien sûr, n’empêcherait pas des personnes appartenant à des partis d’être candidates sur les listes. Les discours formulés depuis l’ouverture du débat public consacré aux élections municipales expriment tous – y compris, d’ailleurs, dans le discours des partis – une dynamique de rupture à l’égard de la politique traditionnelle de la ville. C’est ce qui a incité à la naissance de mouvements comme le PACTE, qui regroupe l’ensemble des associations et des personnes impliquées dans la vie politique de la ville, engagées dans le débat public, sans pour autant appartenir à un parti. Pour toutes sortes de raisons tenant à l’histoire de Marseille, ce sont les partis qui ont, sans doute, trop longtemps, exercé une forme d’hégémonie sur la vie politique de la ville, mais, aujourd’hui, à la fois en raison de ce qu’il faut bien appeler des échecs de la gouvernance municipale comme les événements rue d’Aubagne et en raison de la volonté des citoyens qui habitent la ville d’en finir avec cette hégémonie, ce sont de nouvelles logiques qui doivent mener et structurer la vie politique de la ville, et, en particulier, ouvrir la municipalité et la gouvernance municipale à de nouveaux acteurs.

 

Ouvrir la gouvernance municipale à de nouvelles pratiques, à de nouveaux enjeux, à de nouveaux discours

Ces nouvelles pratiques de la vie politique marseillaise se fondent, d’abord, sur l’ouverture du débat public à de nouvelles formes de discours et de représentation. En particulier, sans doute faut-il ne plus réduire la vie politique de la ville à des conflits de pouvoir, mais faire retrouver à la politique le rôle qui devrait, depuis toujours, être le sien : imaginer de nouvelles formes sociales, de nouvelles dynamiques institutionnelles, de nouvelles logiques culturelles, de nouvelles formes d’urbanisme et d’aménagement. Sans doute devons-nous imaginer de nouveaux paysages urbains à Marseille, fondés sur de nouvelles formes de construction et d’aménagement, imaginer de nouvelles formes de déplacements, fondées sur des réseaux renouvelés de transports en commun, sans doute devons-nous aussi accroître, dans le centre, les surfaces piétonnes destinées à permettre aux marseillais d’habiter enfin pleinement leur ville en pouvant s’y déplacer et en pouvant la redécouvrir. Les nouveaux discours qui expriment les politiques municipales devraient, quant à eux, s’ouvrir à de nouvelles thématiques et à de nouveaux enjeux, comme l’élaboration d’une véritable politique climatique pour la ville, comme la recherche de nouvelles articulations entre citoyenneté urbaine et solidarité, comme l’élaboration de politiques écologiques d’aménagement de l’espace urbain, davantage soucieuses de l’environnement, du développement durable, d’une politique de l’urbanisme davantage tournée vers l’esthétique de la construction et vers une politique plus soucieuse de la diminution de la consommation d’énergie.

 

L’urgence : imaginer le projet d’une municipalité renouvelée à Marseille

Mais, à côté de tous ces projets qui devaient fonder la prochaine municipalité issue des urnes lors de ces élections municipales, sans doute l’urgence est-elle de renouveler les formes de l’exercice du pouvoir que cette municipalité devrait mettre en œuvre.  Pour cela, il est, sans aucun doute, nécessaire que la gauche surmonte ses divisions et les conflits de pouvoir qui opposent ses acteurs (voir l’article de Lisa Castelly, dans Marsactu du 12 décembre) pour profiter de l’occasion qui lui est offerte par les divisions à droite et par l’impopularité croissante de l’exécutif dirigé par E. Macron et É. Philippe pour conquérir la municipalité et y engager ces nouvelles formes démocratiques de l’exercice du pouvoir et ces nouvelles logiques de la représentation et du discours sur la ville. Ne nous trompons pas : la montée de mouvements comme celui des « gilets jaunes » et les élans de soutien et de solidarité qu’ils ont suscités dans la population française toute entière n’avaient pas pour seule signification l’expression des revendications qu’ils formulent, mais cherchent aussi à engager de nouvelles façons de faire de la politique. De la même façon, en imaginant une municipalité renouvelée à Marseille, c’est une nouvelle ville même que la gauche doit imaginer demain.

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