LE PEUPLE A DIT « NON »

Billet de blog
le 8 Déc 2019
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150 000 personnes étaient dans la rue, à Marseille, jeudi dernier, le 5 décembre, pour manifester leur rejet de la politique néolibérale de l’exécutif, et, en particulier, de la réforme des retraites qu’il entend imposer. Réfléchissons aux significations de cette manifestation, qui a eu lieu à Marseille comme dans de nombreuses villes dans la région et en France.

 

Marseille s’éveille

C’était la première impression que l’on avait, jeudi dernier, en voyant les rues marseillaises pleines de monde : Marseille était dans la rue, éveillée et engagée, retrouvant son histoire de ville. 150 000 personnes, peut-être davantage, étaient dans les rues, à Marseille, le 5 décembre, pour dire qu’elles ne voulaient pas du projet de réforme des retraites voulu par l’exécutif, mais, sans doute, au-delà, pour dire leur rejet global de la politique menée par le gouvernement d’É. Philippe, sous l’autorité d’E. Macron. Pour ainsi dire, tout Marseille et toute la métropole se retrouvaient ainsi dans la rue. C’est l’espace de la rue, l’espace de la ville, qui, jeudi dernier, était ainsi habité par le peuple de la ville qui s’éveillait à une identité politique forte et vivante, après avoir connu les drames de la rue d’Aubagne et des immeubles en péril. La rue était noire de monde, et, de cette manière, l’espace de la ville, à Marseille, redevenait ce qu’il a été dans de nombreuses occasions de son histoire : un espace politique. Si Marseille et la métropole s’éveillaient ainsi, c’est que, à la fois dans la dynamique du rejet de la réforme des retraites et dans l’autre dynamique, celle de l’expression politique liée à l’approche des prochaines élections municipales, la rue marseillaise devenait l’expression d’une dynamique politique forte et engagée. Dans un ensemble qui manifestait la force de la gauche enfin réunie, Marseille exprimait son rejet de la politique de l’exécutif. C’est qu’il ne s’agissait pas seulement de l’expression d’une dynamique politique propre à notre métropole, mais toutes les villes de notre pays se retrouvaient ainsi dans un engagement politique clair et fort.  

La rue de Marseille était peuplée de manifestants, de sons et de lumières

À Marseille, jeudi dernier, ce n’était pas seulement le défilé qui peuplait la rue, c’était aussi la fête. D’abord, comme c’est le cas dans de nombreuses manifestations, les chants et la musique étaient présents pour donner une dynamique esthétique au défilé. Des chants comme La Marseillaise, comme L’Internationale, ou comme Bella Ciaoinscrivaient la manifestation dans une esthétique musicale, tandis que des slogans dits par les manifestants ou inscrits sur des costumes, sur des banderoles ou sur des panneaux, venaient dire : « On lâche rien », « L’avenir appartient à ceux qui luttent », ou encore « Travail, famine, pâtes et riz » ou « J’ai mal à Macronche ». C’est que la manifestation ne se réduisait pas à un défilé, mais était aussi le cadre d’une véritable recherche esthétique de la part de ceux qui venaient défiler avec leurs images, avec leurs mots, avec leurs idées. Ainsi peuplée de manifestants, de sons et de lumières, la rue, à Marseille, jeudi, semblait s’éveiller aux sons et aux engagements de la ville. La rue devenait ainsi à la fois un espace politique et un espace esthétique, un espace dans lequel, come souvent, se mettait en œuvre en même temps la création politique et la création artistique.  

L’union du peuple

En se retrouvant dans la rue, le 5 décembre, le peuple entendait manifester son union, à la fois dans le rejet de la politique engagée par l’exécutif et dans l’expression d’une solidarité et d’une identité politique partagées. D’abord, il y avait beaucoup de jeunes dans cette manifestation qui, ainsi, ne se réduisait pas à l’expression du rejet de la réforme des retraites voulue par l’exécutif, mais exprimait aussi à la fois la solidarité d’un peuple réuni et la conscience politique même de cette ville qui se retrouvait elle-même dans la rue. C’est une identité politique commune qui était ainsi exprimée par la manifestation de jeudi. Finalement, c’est la ville comme espace politique qui se construisait, une fois de plus, au cours de ce défilé et des paroles et des chants qui le scandaient : c’est l’union du peuple entier qui, de cette façon, habitait la ville et, en quelque sorte, en prenait possession. Peut-être peut-on lire, dans la manifestation de jeudi, une anticipation de la dynamique politique qui mènera aux élections municipales de mars prochain. Peut-être le peuple de la ville se retrouvait-il ainsi dans la rue avant de se retrouver dans les urnes.

150 000 personnes étaient dans la rue, à Marseille, jeudi dernier, le 5 décembre, pour manifester leur rejet de la politique néolibérale de l’exécutif, et, en particulier, de la réforme des retraites qu’il entend imposer. Réfléchissons aux significations de cette manifestation, qui a eu lieu à Marseille comme dans de nombreuses villes dans la région et en France.

 Marseille s’éveille

C’était la première impression que l’on avait, jeudi dernier, en voyant les rues marseillaises pleines de monde : Marseille était dans la rue, éveillée et engagée, retrouvant son histoire de ville. 150 000 personnes, peut-être davantage, étaient dans les rues, à Marseille, le 5 décembre, pour dire qu’elles ne voulaient pas du projet de réforme des retraites voulu par l’exécutif, mais, sans doute, au-delà, pour dire leur rejet global de la politique menée par le gouvernement d’É. Philippe, sous l’autorité d’E. Macron. Pour ainsi dire, tout Marseille et toute la métropole se retrouvaient ainsi dans la rue. C’est l’espace de la rue, l’espace de la ville, qui, jeudi dernier, était ainsi habité par le peuple de la ville qui s’éveillait à une identité politique forte et vivante, après avoir connu les drames de la rue d’Aubagne et des immeubles en péril. La rue était noire de monde, et, de cette manière, l’espace de la ville, à Marseille, redevenait ce qu’il a été dans de nombreuses occasions de son histoire : un espace politique. Si Marseille et la métropole s’éveillaient ainsi, c’est que, à la fois dans la dynamique du rejet de la réforme des retraites et dans l’autre dynamique, celle de l’expression politique liée à l’approche des prochaines élections municipales, la rue marseillaise devenait l’expression d’une dynamique politique forte et engagée. Dans un ensemble qui manifestait la force de la gauche enfin réunie, Marseille exprimait son rejet de la politique de l’exécutif. C’est qu’il ne s’agissait pas seulement de l’expression d’une dynamique politique propre à notre métropole, mais toutes les villes de notre pays se retrouvaient ainsi dans un engagement politique clair et fort.

 

La rue de Marseille était peuplée de manifestants, de sons et de lumières

À Marseille, jeudi dernier, ce n’était pas seulement le défilé qui peuplait la rue, c’était aussi la fête. D’abord, comme c’est le cas dans de nombreuses manifestations, les chants et la musique étaient présents pour donner une dynamique esthétique au défilé. Des chants comme La Marseillaise, comme L’Internationale, ou comme Bella Ciaoinscrivaient la manifestation dans une esthétique musicale, tandis que des slogans dits par les manifestants ou inscrits sur des costumes, sur des banderoles ou sur des panneaux, venaient dire : « On lâche rien », « L’avenir appartient à ceux qui luttent », ou encore « Travail, famine, pâtes et riz » ou « J’ai mal à Macronche ». C’est que la manifestation ne se réduisait pas à un défilé, mais était aussi le cadre d’une véritable recherche esthétique de la part de ceux qui venaient défiler avec leurs images, avec leurs mots, avec leurs idées. Ainsi peuplée de manifestants, de sons et de lumières, la rue, à Marseille, jeudi, semblait s’éveiller aux sons et aux engagements de la ville. La rue devenait ainsi à la fois un espace politique et un espace esthétique, un espace dans lequel, come souvent, se mettait en œuvre en même temps la création politique et la création artistique.

 

L’union du peuple

En se retrouvant dans la rue, le 5 décembre, le peuple entendait manifester son union, à la fois dans le rejet de la politique engagée par l’exécutif et dans l’expression d’une solidarité et d’une identité politique partagées. D’abord, il y avait beaucoup de jeunes dans cette manifestation qui, ainsi, ne se réduisait pas à l’expression du rejet de la réforme des retraites voulue par l’exécutif, mais exprimait aussi à la fois la solidarité d’un peuple réuni et la conscience politique même de cette ville qui se retrouvait elle-même dans la rue. C’est une identité politique commune qui était ainsi exprimée par la manifestation de jeudi. Finalement, c’est la ville comme espace politique qui se construisait, une fois de plus, au cours de ce défilé et des paroles et des chants qui le scandaient : c’est l’union du peuple entier qui, de cette façon, habitait la ville et, en quelque sorte, en prenait possession. Peut-être peut-on lire, dans la manifestation de jeudi, une anticipation de la dynamique politique qui mènera aux élections municipales de mars prochain. Peut-être le peuple de la ville se retrouvait-il ainsi dans la rue avant de se retrouver dans les urnes.

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