Le conseil de la métropole : peut-être ma chance de revoir Samia Ghali
Ce mercredi 24 juin a eu lieu le conseil de la métropole dans le but de décider de repousser le versement des DSC jusqu'à octobre ou non. Je vous raconte comment ça s'est passé et quel est le point de vue d'un journaliste dans des événements similaires.
Si un jour, on m’avait dit que je redouterais la fin d’un stage alors que ce dernier marque mon départ officiel en vacances, j’aurais surement rigolé. Et pourtant, me voilà le matin de mon 8ème jour de stage qui est aussi mon avant avant-dernier jour au sein de l’équipe de Marsactu, entrain d’y penser.
Quand la réunion a commencé, je me suis mis à une place différente des dernières fois et soudainement, je ne me contentais plus d’écouter et de prendre des notes, cette réunion me paraissait plus vivante et j’avais l’impression d’être plus concentré. Peut être qu’il y avait une corrélation entre ces différences et le fait que j’étais assis plus proche de l’endroit où la parole s’échangeait le plus souvent. Ils ont donc discutés de la répartition des brefs, de l’organisation des articles à publier, etc.
Le reste de la matinée, je m’occupe comme je peux, je réponds à des messages (dans un cadre professionnel, évidemment) ; j’ai battu mon score sur Blocky (toujours dans un cadre professionnel), mais tout ça, après avoir travailler sur mon article en priorité. À certains moments, j’écoute des blagues émises dans cet atmosphère sérieuse, et je rigole, que je comprenne ou non. J’ai quand même attendu avec espoir que l’on m’annonce une mission à l’extérieur ou même à l’intérieur pour cet après-midi, mais rien ne venait. Je tiens à préciser, étant donné que mes articles sont relus par la rédaction avant d’être publié, que je n’ai pas réellement battu mon score sur Blocky, j’ai perdu juste avant.
Juste avant d’aller manger, on m’annonce, pour mon plus grand bonheur, que l’on a rendez-vous au Pharo à 13h20 pour le conseil de la métropole. Maintenant qu’on me le rappelle, on m’avait déjà prévenu mais il se peut que cela soit sorti de ma tête. On arrive donc au Pharo, s’entame une discussion entre plusieurs journalistes avant que l’on vienne nous donner des badges “PRESSE”. Même si les personnes autour de nous semblaient y être habitués, Élie et moi étions ravis de ce bout de papier plastifié. On nous a fait descendre des escaliers pour nous faire arriver aux sièges “RÉSERVÉ PRESSE”, une deuxième fierté. On était installés juste derrière l’extrême droite, avec un écran devant nous pour faire un gros plan sur la personne qui prenait la parole.
Nicolas Isnard, le maire de Salon-de-Provence, préside le conseil. On avait en notre possession l’ordre du jour, c’est à dire, la liste des rapports qui allaient ou non être adoptés. Nicolas Isnard a commencé a énumérer les articles, et les élus présents devaient soit dire “abstention” pour s’abstenir ; “contre” pour s’opposer ou ne rien dire pour approuver. Arrive le rapport 18 qui traitait des transports, Jean-Baptiste Rivoallan (UDR) s’oppose à ce fameux rapport dans un petit discours, avant de se faire applaudir par toute l’extrême droite et une partie de la droite. David Ytier (Les Républicains), prend ensuite la parole pour répondre à Rivoallan en disant, je cite : “vous ne pouviez pas être plus à côté de la plaque”, ce qui a suscité plusieurs réactions, approbatrices du côté de la gauche et du centre, et improbatrices du côté de l’extrême droite.
Quand ce genre de choses se produit, la salle du conseil est comparable à une classe de maternelle, des prises de paroles à tout va, des réactions excessives de tous les côtés, etc. Vient un moment où la parole est donnée à une personne qui nous est familière : Samia Ghali. Elle se lance dans un petit discours que beaucoup d’élus finiront par applaudir. “Il y a des gens qui ne peuvent pas payer, même 6 euros” ; “Ne vous fatiguez pas, vous allez vous fatiguez pour rien, vous allez prendre un boc” (un retour de flamme).
Nicolas Isnard a repris l’énumération des rapports jusqu’au moment du vote pour savoir s’ils allaient repousser le versement des DSC à octobre. Ils procèdent donc à un vote électronique et les résultats sont les suivants :
Inscrits : 240
Pour : 98
Contre : 10
Abstention : 125
Résultat : adopté
Après le vote, quelques prises de parole ont été effectuées, notamment une contestation du rapport 78 par Sophie Arrighi. Après quoi, le conseil était fini et la salle s’est peu à peu vidée. Les journalistes ont attendu Payan dehors pour l’interroger tandis que moi, j’attendais de voir si Samia Ghali allait sortir ou si elle était déjà partie. J’attends un long moment avant de la voir arriver quasiment en dernière. J’hésite à aller lui demander une photo mais en voyant que Élie, lui, y va, je le rejoins. Il faut savoir que j’habite Marseille et que je prends les transports au moins 2 heures par jour (bus, métro, tram), donc la RTM occupe une importante partie de mon quotidien. Je trouvais donc cohérent de prendre une photo avec la présidente de cette structure, en plus d’être une anecdote drôle à raconter. On est ensuite retournés aux locaux et les autres journalistes ont été mis au courant de notre photo, ce qui a provoqué quelques rires.
C’est ainsi que s’est passé mon 8ème jour de stage chez Marsactu, après celle-ci, il ne restera plus que deux éditions de mon billet de blog. Je vous invite donc à les retrouver prochainement sur le site de Marsactu.
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