Des policiers jugés pour corruption dans l’affaire du Marché du Soleil
Je vous raconte comment s'est passée la première partie du procès des policiers municipaux dans l'affaire du Marché du Soleil pour ma septième journée de stage, le tout accompagné d'une dégustation d'un plat très connu.
Les stands du Marché du soleil, à Marseille, visés mi-octobre par une opération d'ampleur menée par la douane et la police
Aujourd’hui, je vous raconte comment s’est passée ma septième journée de stage chez Marsactu. Ce matin, je n’avais pas rendez-vous dans les locaux, mais à la Caserne du Muy, pour assister au procès lié au Marché du Soleil.
J’arrive au tribunal le matin par la gare St-Charles, à pied, pour bien commencer cette matinée très (voire trop) ensoleillée. Je me rends ensuite à l’intérieur pour m’installer et prendre des notes dans la salle d’audience.
Quand je rentre, un homme avait déjà été appelé à la barre et était en train de parler. Je m’assois et il se passe bien cinq minutes avant que je comprenne que le prévenu est en fait un policier municipal. Il est soupçonné de corruption. Il a acheté plusieurs articles du Marché du Soleil via une certaine Leila H. Elle lui aurait envoyé des messages sur son numéro personnel, en disant d’aller “emmerder” un de ses concurrents par exemple.
Lui, assure avoir seulement acheté là-bas. On lui demande s’il bénéficiait de réductions en échange de services, comme reconnu par Leila. Il répond que lui-même ne savait pas, avant d’annoncer avoir payé certaines paires de baskets 40 ou 50 euros au lieu de 60, 70 euros par exemple (New Balance). Il me parait vital de préciser qu’au milieu de la séance, un avocat s’est approché de nous et nous a dit : “Vous savez ce que c’est, le secret d’une bonne plaidoirie ?” Avant de sortir un mini Caprice des dieux de sa robe et d’exploser de rire en sortant de la salle.
Après quoi, un autre policier est appelé à la barre, toujours pour corruption. Il aurait, selon lui, rencontré madame H. en 2006 et aurait, comme le policier précédent, seulement acheté des articles, toujours par le biais de la même personne. On retrouve pourtant, dans son téléphone, des conversations téléphoniques ou des messages entre les deux personnes.
Elle lui aurait demandé, un jour où des policiers étaient proches du marché, s’il se passait quelque chose et il lui aurait répondu que non, que c’était simplement un contrôle de routine. Finalement, le dernier policier est appelé. Celui-ci était très convaincant jusqu’à ce qu’une preuve, quelque peu accablante, fasse son apparition. Sur les écrans, sont projetées des images d’une conversation téléphonique entre le policier et madame H. Il lui annonce avoir trouvé un homme transportant un carton de parfums et lui demande si c’est “un de ses gars“, ce à quoi elle répondra que non et elle ajoutera même que c’est un de ses ennemis numéro un avant de dire au policier de “se faire plaisir avec lui“.
Au bout d’un moment, la séance est interrompue par une personne qui a fait un malaise au fond de la salle. Le président décide de suspendre la séance qui reprendra à 14 heures, juste après la “pause méridienne” (j’utiliserai forcément cette expression pour paraitre intelligent à l’avenir).
Malgré ce suspense digne des pubs sur YouTube, je ne reste pas pour assister à la fin du procès afin de prendre le temps d’écrire sur cette journée. En retournant dans les locaux, je croise, à ma plus grande surprise, la dame de mon article sur l’effondrement d’un immeuble à Noailles qui nous avait emmenés, moi et Noé Sotto, dans son appartement dans un état insalubre. Elle me dit qu’elle a obtenu plus d’informations et que je devais les transmettre à Noé. Après ça, elle m’a remercié et m’a souhaité une bonne journée.
Je suis ensuite rentré dans les locaux et ai passé le reste de l’après-midi à rédiger des articles inachevés après avoir mangé dans le célèbre snack Tasty Crousty. Si je devais donner mon avis sincère, je dirais que le rapport poids/quantité est rentable et que c’est vraiment bon, bien que le goût ne soit pas aussi exceptionnel qu’annoncé sur les réseaux. Étant donné que je ne suis pas un expert dans le domaine de la dégustation, je vous renvoie vers la page instagram “Marseille Mondial” qui appartient à Clara Martot Bacry, une journaliste de Marsactu.
C’est ainsi que ma septième journée de stage s’est déroulée, je vous retrouve demain pour la suivante.
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