Mise au point

Accueil des migrants à Marseille : entre financement institutionnel et gérance associative

Billet de blog
le 26 Avr 2017
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Cet article provient du sixième numéro de Chicane, le petit observateur de controverses réalisé par les étudiants du master Métiers de l'information Sciences Po Aix/EJCAM, qui ouvre la controverse autour de l'accueil des migrants en région PACA. Nous publierons prochainement sur l'agora de Marsactu l'intégralité des contenus produits dans le cadre de ce projet.

État ou association ? Dans la cité phocéenne, même si les autorités publiques financent en grande partie la prise en charge des migrants au travers notamment des Centres d’accueil aux demandeurs d’asile (CADA), le rôle des associations reste primordial. Bien que financés par l'Etat, l'unique Centre d’accueil et d’orientation (CAO) et les neuf CADA sur Marseille, structures concentrant la majeure partie des migrants accueillis dans la Région PACA, sont gérées par des associations agréées par les pouvoirs publics comme le Service d’accueil et de reclassement des adultes (SARA). Cette dernière s’occupe à la fois du CAO « Vento Mai » ouvert en mai 2016 dans le XIIIème, pouvant accueillir 30 migrants, et dirige l'un des neuf CADA, proche de la gare Saint-Charles. Destinés à accueillir spécifiquement les migrants issus du démantèlement de la « Jungle » de Calais, les CAO, où le temps d’accueil est théoriquement limité à 4 mois, ont pour but d’aider le migrant dans sa demande d’asile avant une prise en charge par un CADA. Les CADA marseillais peuvent accueillir jusqu’à 561 demandeurs d’asile en attente de réponse dans des logements collectifs ou des appartements. Ces réfugiés perçoivent parallèlement quotidiennement l’Allocation pour Demandeur d’Asile, de 6,80 euros.

D’autres possibilités d’accueil entièrement gérées par les associations

Cependant, les centres institutionnalisés et financés par l’Etat ne sont pas les seules possibilités offertes aux migrants à Marseille, à l’image de ce que propose depuis 2013 le Service jésuite des réfugiés à travers le réseau Welcome. Il s’agit pour des familles un peu partout en France et à Marseille, d’accueillir, entre 4 à 6 semaines, des demandeurs d’asile, qu'ils soient seuls ou en famille. Le but étant de mettre en relation les différents participants aux projets, pour partager leurs expériences et permettre un « accueil plus chaleureux ». « On permet aux réfugiés d’être mieux accueillis en France, et on donne la possibilité d’inviter nos membres à de nouveaux liens sociaux entre ceux qui, chacun et ensemble, relèvent le grand défi de l’hospitalité », explique le président de JRS France, Michel Croc. Barnabé Dovergne

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