Agents de sécurité au Mucem, ces « invisibles » de la culture

Enquête
le 5 Fév 2022
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Après un mouvement de grève durant l'été en raison d'une série de licenciements, pour certains abusifs, un malaise plane toujours au sein des agents de sécurité du Mucem. Au sein du cadre majestueux du musée, ils dénoncent une ambiance délétère.

Le Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (Mucem) à Marseille. (Photo : LC)
Le Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (Mucem) à Marseille. (Photo : LC)

Le Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (Mucem) à Marseille. (Photo : LC)

Sous l'iconique résille de béton gris, il faut passer les pylônes grèges et doux au toucher avant d'arriver au check point de la sécurité. Le rituel, dans ce temple de la culture marseillaise comme à l'entrée d'un centre commercial ou d'un hall d'aéroport, chacun l'a désormais intégré. Le sac que l'on ouvre, les bras que l'on écarte devant la "scannette", le pass que l'on tend, le billet que l'on cherche. Tout cela face à un homme - plus rarement une femme - en uniforme sombre que l'on ne regarde pas, ou si peu.

Au Mucem, certains agents de sécurité ont contacté Marsactu. L'envie de dire qu'ils travaillent "dans une ambiance délétère", dit leur mail de prise de contact. Mais aussi de raconter ce "métier d'invisible", comme l'explique Kais* attablé quelques jours plus tard dans un café du centre-ville. Ce trentenaire longiligne aime travailler au sein du musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée, conscient à la fois de la beauté des lieux, mais aussi de la charge symbolique que porte ce musée national. "Le Mucem, c'est l'un des emblèmes de la ville. C'est fort de bosser là, mais parfois, c'est vraiment dur", lâche ce titulaire d'un bac +2 dans le commerce. Il ne trouvait pas de travail dans sa branche, alors il a suivi une formation d'agent de sécurité puis enfilé l'uniforme en 2013.

"Les premiers mois, c'était parfait, tout se passait bien. Et puis l'ambiance s'est tendue et ils ont commencé à nettoyer"

Kamel, un ancien agent

Derrière les parois de verre bleuté imaginées par Rudy Ricciotti, le quotidien de Kais  cumule la surveillance liées aux contraintes sanitaires, celle motivée par le plan Vigipirate et le gardiennage de tous les espaces intérieurs et extérieurs du musée. Dans cette filière, lorsqu'une entreprise décroche . . .

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Coralie Bonnefoy

Commentaires

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1 commentaire


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  1. Manipulite

    Revendications sans doute légitimes. Pour ma part les personnels de surveillance auxquels j’ai eu affaire ne se distinguaient pas par une grande amabilité. Facilement agressifs.

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