À Marseille, la justice s’intéresse à un chasseur d’immeubles en péril
Depuis les effondrements de la rue d’Aubagne en 2018, la société J.J.O a multiplié les achats d’immeubles sous arrêté de péril. Sans assumer la prise en charge des habitants délogés, le propriétaire s’emploie plutôt à rompre les baux, afin de revendre les biens vides de tout occupant une fois la mainlevée du péril obtenue. Après deux condamnations devant le tribunal civil en 2022, ce business plan fait l’objet de plaintes pénales. Le parquet a ouvert une instruction.
La façade du 32 rue Fongate, dans le 6ᵉ arrondissement de Marseille. (Photo Myriam Léon)
À 25 ans, Rachid B. accède à son premier logement. Fin mai 2018, il signe un bail de six ans pour un studio sous les toits de 22,6 mètres carrés, loué 400 euros avec les charges. Pour le jeune homme qui, placé à l’aide sociale à l’enfance, n’a connu que les foyers, cet appartement dans le 6ᵉ arrondissement de Marseille a surtout le mérite d’être chez lui. "Je voulais un petit loyer au cas où je perdrais mon travail et j’étais content d’être dans le centre, près du Vieux-Port o . . .
Qu’en pense le collectif du 5 Novembre ?
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Lamentable Marseille.
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Les immeubles en péril ne sont pas une espèce protégée et pour ceux qui les chassent c’est comme tirer dans un poulailler.
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