Médiation sociale : la Ville de Marseille réduit la voilure, Pop’s se sépare de 30 agents

Actualité
le 17 Sep 2026
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Titulaire du nouveau marché de médiation sociale de la Ville de Marseille depuis le début d'année, l'association Pop's a décidé de se séparer d'une trentaine de médiateurs. Elle invoque une réduction récente des demandes de la mairie. Laquelle explique adapter ses besoins « selon les périodes » et « au respect des budgets fléchés ».

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L'élu à la sécurité, Pierre-Marie Ganozzi, salue les médiateurs de Pop's. (Photo B.G.)

L'élu à la sécurité, Pierre-Marie Ganozzi, salue les médiateurs de Pop's. (Photo B.G.)

"On va se retrouver à la rue, alors qu'on devait signer des CDI !" Lundi 7 septembre en fin de matinée, un des médiateurs de l'association Pop's ne cachait pas son désarroi avant de rejoindre la réunion organisée par sa direction. Celle-ci avait annoncé la couleur dans une invitation envoyée par mail, que Marsactu a pu consulter : le jeudi précédent, la Ville aurait averti la structure "que les contraintes budgétaires actuelles ne permettaient malheureusement pas de poursuivre les dispositifs de médiation jusqu’à la . . .

Les coulisses de Marsactu
Depuis notre première enquête sur le nouveau marché de médiation sociale et son attributaire, Pop's, les relations entre la jeune association et Marsactu sont tendues. Elias Belhocini, le directeur de la structure, a refusé de nous répondre, expliquant que "l'article n'a pas reflété la réalité, tout a été tourné en propos calomnieux, avec un seul objectif, salir notre réputation". Sarah Ghenai, la présidente de Pop's, est pour sa part particulièrement remontée et a menacé de "préparer un contentieux". Comme sur d'autres dossiers, Marsactu poursuit son travail d'information, en respectant les principes élémentaires du contradictoire, malgré cette pression de potentielle procédure judiciaire.
Jean-François Poupelin

Commentaires

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  1. Patafanari Patafanari

    La méditation sociale, qu’est-ce ?
    « La médiation sociale est un processus fondé sur l’action d’un tiers impartial et indépendant visant à créer ou réparer le lien social et à régler les petits conflits de la vie quotidienne.«
    Apparemment la Mairie a choisi des spécialistes.

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  2. micheloc micheloc

    En clair on te demande de rapiécer la fracture sociale alors même que tu subis la violence sociale… c’est le destin des travailleurs sociaux de nos jours

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  3. saveria555 saveria555

    Il serait intéressant de se pencher sur la nature des contrats des salariès, en lien avec les contraintes budgétaires: une convention de 3 ans pour le dispositif des adultes relais, les CDD sont ils des contrats d insertion disposant d une aide de l’Etat?
    Quel est donc ce fameux modèle économique, qui prècarise un peu plus ces travailleurs pauvres?
    Cette ville dont la gouvernance se revendique de » gauche » change les règles du jeu en cours de marché et cette pratique nauséabonde n ‘augure rien de bon! Qu’ en pense les autres structures de mèdiation?

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    • marianne13 marianne13

      « l’accord-cadre de ce marché à bons de commande fixe un maximum (2,2 millions d’euros, ndlr) et un minimum, que nous avons atteint, de 800 000 euros » donc pas de modification en cours de marché …
      Le dispositif adultes relais prévoit que l’employeur, l’association Pop’s en l’occurrence, reçoive en contrepartie une aide financière forfaitaire de l’Etat.
      En quoi ce dispositif précarise un peu plus ces travailleurs qui sont sans emploi et vivant dans des quartiers difficiles ??

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  4. saveria555 saveria555

    Adosser sociale à start up en dit long sur les valeurs de cet organisme, opportunisme et intérët privé.

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  5. Zumbi Zumbi

    « Les cinq personnes qui vous ont répondu ne feront plus partie de l’équipe parce qu’elles ont mis en péril leur droit de réserve »

    La phrase est aussi extraordinaire du point de vue de la langue française que du point de vue juridique, dont cette personne est censée être spécialiste : qu’est-ce que mettre en péril un droit ? Qui d’ailleurs n’existe pas, puisqu’au plus le contrat stipuler un devoir de réserve — qui ne peut concerner que le contenu de certaines missions délicates ou touchant à la vie privée.

    Sur le fond l’argumentaire est un grand classique de la répression patronale contre la liberté d’informer : tu parles à un.e journaliste, tu es viré.e !

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  6. Laurencin Laurencin

    Je me demande comment la présidente peut savoir lesquels de l’équipe ont répondu à Marsactu ? J’espère que nous aurons un compliment d’information sur ce sujet, le témoignage des personnes virées… Il faut se sentir à l’abri pour tenir de tels propos.

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