« À Marseille, la défense de la forêt contre les incendies a atteint ses limites »

Interview
le 22 Juil 2026
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Alors que les incendies s'intensifient, notamment du fait du réchauffement climatique, Marseille est particulièrement vulnérable. Comment est envisagé ce risque aujourd'hui ? Jordan Szrupak, paysagiste spécialiste de la planification territoriale face au feu, répond à Marsactu.

L'incendie étendu des Pennes-Mirabeau jusqu'à Marseille, visible depuis le Vieux-Port, le 8 juillet (Photo C.By)
L'incendie étendu des Pennes-Mirabeau jusqu'à Marseille, visible depuis le Vieux-Port, le 8 juillet (Photo C.By)

L'incendie étendu des Pennes-Mirabeau jusqu'à Marseille, visible depuis le Vieux-Port, le 8 juillet (Photo C.By)

Le 8 juillet 2025, un feu d'ampleur ravage la colline, sur 750 hectares, entre les Pennes-Mirabeau et les hauteurs de l'Estaque à Marseille. Parti d'un véhicule en flammes sur le bord de l'autoroute tandis que le mistral se déchaîne, l'incendie touche également quatre-vingt-dix habitations, les réduisant parfois entièrement en cendres. Ce sinistre restera, pour ceux qui l'ont vécu, gravé dans les mémoires. Il vient aussi, pour tous les autres, rappeler notre fragilité face à cet élément, exacerbée en période de réchauffement climatique.

Pourtant, ce n'est pas la première fois que Marseille, et plus particulièrement l'Estaque, est frappée par un incendie. En 2001, déjà, les flammes parcouraient le secteur sur 250 hectares. Le lendemain, plus du double s'enflammait entre Saint-Marcel et les collines de Saint-Cyr. En 2004, 450 hectares prenaient feu au Rove. De l'autre côté de la ville, en 2009, à Carpiagne, ce sont 1000 hectares qui partaient en fumée.

Quelles leçons a-t-on tirées de ces événements ? Comment appréhende-t-on le risque incendie particulièrement menaçant de nos jours et dans notre région ? Ce lundi 20 juillet, le préfet des Bouches-du-Rhône a rappelé que "les conditions climatiques actuelles ont conduit Météo-France à classer plusieurs zones du département en niveaux de danger "très sévère" et "extrême", pour les incendies de forêt." Mais au-delà de ça . . .

Violette Artaud

Commentaires

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3 commentaires


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  1. AlabArque

    Merci et bravo, Cher Gabian, merci et bravo M. Szrupak pour cette analyse d’une grande pertinence.
    Et pardon de réagir si tard = quelques jours d’absence, sans connexion.

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  2. Richard Mouren

    Où on retrouve la même problématique que pour les zones inondables: des permis de construire délivrés en dépit des dangers objectifs d’incendie couplés à une géographie très compliquée et une voirie insuffisante. Un risque supplémentaire dans le cas d’espèce: l’Estaque est sous le vent d’un massif forestier parti en sauvagine. Il est vrai qu’une bonne partie des habitations de piémont ont pour origine un cabanon du dimanche ensuite habité à plein temps, puis régularisé. Les pauvres gens qui ont tout perdu n’y sont pour rien mais la folie de l’homme contemporain le rend aveugle aux dangers naturels qui peuvent être terribles (rappelons-nous le drame de La Faute sur Mer). A quand une prime à l’arrachage des pins qui pullulent dans les parcelles piémontaises?

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  3. SBK

    Arrêtons les délires ! Les collines marseillaises ne sont plus des forêts depuis longtemps. Les pinèdes y sont ultra minoritaires. C’est essentiellement de la garrigue. Taxer les pins de tous les maux c’est n’importe quoi.

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