Un an après l’incendie, l’Estaque essuie encore des cendres et des larmes

Reportage
le 8 Juil 2026
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Un an jour pour jour après l'incendie du 8 juillet qui a détruit 70 habitations sur les hauteurs de l'Estaque, à Marseille, les sinistrés sont encore sur le chemin de la reconstruction. Tandis qu'une procédure judiciaire est en cours, des événements sont organisés dans le quartier pour se questionner collectivement.

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L'incendie a ruiné la maison de Lucile. (Photo : QM)

L'incendie a ruiné la maison de Lucile. (Photo : QM)

Mardi 8 juillet 2025. Une odeur âcre emplit l’air de Marseille et le ciel se voile d’une brume qui n’a rien de maritime. Parties d’une voiture arrêtée sur l’autoroute, au niveau des Pennes-Mirabeau, les flammes grignotent la colline en même temps que l’inquiétude gagne les habitants. Ce jour-là, le mistral souffle fort et les hauteurs du quartier de l’Estaque sont bouclées par les secours. Au beau milieu de l’après-midi, une drôle d’attente s’installe, entre crainte et impuissance : personne n’est jamais prêt à tout perdre en quelques heures. Ils sont pourtant 150, il y a un an tout pile, à avoir vu tout ou partie de leur vie matérielle dévorée par le feu. “Je suis parti en tongs et tee-shirt. Je n’ai plus ...
Violette Artaud

Commentaires

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  1. Neomarseillais Neomarseillais

    Beaucoup de belles initiatives mais comme d’habitude, l’Etat a tendance à négliger les victimes… Le ou la propriétaire du véhicule en question va-t-il/elle être inquiété (e) ?

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  2. AlabArque AlabArque

    Et qu’en est-il du golden boy chargé, au centre national de commandement (donc à Paris, dans un bureau dûment climatisé), de relayer en direction des pilotes de Canadair l’ordre émis très tôt par le préfet, sur préconisation du commandement des marins-pompiers qui luttaient pied à pied sur le terrain et voyaient la catastrophe se profiler à Très Grande Vitesse ?
    Ce charmant jeune homme s’est dit ‘au prix de l’heure de vol, économisons les Canadairs, rien de presse’ : il est parti en pause-déjeuner, café, pousse-café, avant de finalement transmettre l’instruction préfectorale 5 ou 6 heures après son émission par la préfecture …
    Issu d’une bonne famille de l’Artois ou de la Moselle, ce pauvre jeune homme m’avait pas la moindre idée de ce que peut être le Mistral. Une sanction appropriée aurait été de l’assigner à résidence sur la Côte Bleue ou au col de la Gineste pour 4 ou 5 ans.
    (je résume une interview accordée à l’époque à Fr 3 PACA par un gradé Marin-pompier que la retraite avait déchargé de son devoir de réserve)

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