À l’étroit, le chantier naval de La Ciotat lorgne sur les nefs historiques

Actualité
le 12 Août 2020
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Le directeur général de la société de gestion du chantier naval de La Ciotat a profité de la venue de la ministre de l'industrie Agnès Pannier-Runacher pour pointer le manque d’espace pour poursuivre le développement du site. Il évoque notamment le coût très élevé de la rénovation des hangars et grues historiques, un patrimoine que l’État entend protéger.

Jean-Yves Saussol, directeur général de La Ciotat Shipyards, Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée en charge de l'industrie, et Patrick Boré, maire de La Ciotat, devant la nef historique "Transit" (de gauche à droite). Photo : Rémi Baldy.

Jean-Yves Saussol, directeur général de La Ciotat Shipyards, Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée en charge de l'industrie, et Patrick Boré, maire de La Ciotat, devant la nef historique "Transit" (de gauche à droite). Photo : Rémi Baldy.

Impossible de manquer le chantier naval lorsque l’on se promène à La Ciotat. Que cela soit depuis les hauteurs, au bord des plages ou depuis la calanque du Mugel, les hangars et les grues sautent aux yeux. Après être tombé dans l’oubli, ce poumon industriel historique de la ville revient sur le devant de la […]

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Commentaires

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  1. BRASILIA8 BRASILIA8

    non seulement l’ascenseur à bateaux est payé par la communauté mais il va falloir en plus payer un bâtiment sur nos impôts tout cela pour un hypothétique marché de la plaisance de grand luxe sachant que les propriétaires de ces unités font jouer la concurrence pour l’entretien de leur navire rien ne garanti que tous ces aménagements seront rentabilisés un jour d’où l’appel au financement public ( nationalisons les pertes privatisons les gains )

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  2. Jacques89 Jacques89

    La Ciotat : zone de non droit !

    – La station d’épuration rejette 2430 m³ d’eaux usées à la mer le 5 mai 2019 (relevé par l’exploitant dans le cadre de l’auto-surveillance de l’installation). Le 10 mai 2019 La Marseillaise interroge la mairie et curieusement : « Aucun incident n’a eu lieu».

    – Les aménagements du port sont annoncés à 100 millions d’euros. Le code de l’environnement impose un débat public qui n’a pas eu lieu, le commissaire enquêteur dit que ce n’est pas à lui de « dire le droit » (alors qu’il est aussi là pour ça), le préfet délivre quand même l’autorisation pour l’ascenseur à méga-yachts (65 millions d’euros) en s’exonérant des prescriptions de l’article L 122-1 du code de l’environnement qui impose de prendre en compte l’ensemble des aménagements du site (81.75 M€ mentionné dans le rapport du commissaire enquêteur) et le L 121-8-II qui fixe le seuil pour imposer le débat public à 75 M€. Le Préfet ne répond pas à une première demande (à la suite du rapport du commissaire enquêteur). Il faut que ce soit Elisabeth Borne (la ministre informée) qui lui demande de répondre. Il délivre l’autorisation le 6 mars et répond à un recours gracieux en expliquant que « le porteur de projet » (LCS) a indiqué que l’ascenseur et les locaux d’entreprise sont 2 projets « dissociés ». Le Préfet n’a pas dû bien lire l’article L 122-1. Il parle d’un projet en disant : « il doit être appréhendé dans son ensemble, y compris en cas de fractionnement dans le temps et dans l’espace et en cas de multiplicité de maîtres d’ouvrage, afin que ses incidences sur l’environnement soient évaluées dans leur globalité. » Un recours hiérarchique auprès de la ministre est présenté. Le 22 mai, elle demande au directeur général des infrastructures, des transports et de la mer de répondre : silence radio ! Barbara Pompili est relancée par RAR le 1er juillet : silence radio ! 2 mutismes qui donnent lieu a une déclaration auprès du défenseur des droits.

    Probable que l’équipe de Le Maire (Panier-Runacher en tête) attend le 6 septembre (fin du délai de recours contentieux contre l’autorisation) pour « lâcher » un peu de nos impôts dans ce projet délirant qui devra attendre 3 siècles pour être amorti (au tarif de la forme de radoub existante qui peut accueillir tous les yachts existants et à construire).
    Accorder des subventions pour le port alors que les aménagements qui y sont projetés seraient jugés illégaux en l’état, ça ferait plutôt tâche. On la comprend.

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