À l’école Ruffi, « des concentrations de polluants sont 3 à 10 fois supérieures qu’à Trets »

Interview
le 29 Nov 2019
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Lors du conseil municipal du 25 novembre, l'élue écologiste Lydia Frentzel a publiquement dénoncé la présence de polluants dans l'école Ruffi (3e) créant, selon elle, un "très haut risque sanitaire de génotoxicité". Chercheur au Cerege, Yves Noack dément une telle affirmation tout en soulignant des concentrations parfois dix fois supérieures à celle d'une école de Trets, incluse dans la même étude.

À l’école Ruffi, « des concentrations de polluants sont 3 à 10 fois supérieures qu’à Trets »
À l’école Ruffi, « des concentrations de polluants sont 3 à 10 fois supérieures qu’à Trets »

À l’école Ruffi, « des concentrations de polluants sont 3 à 10 fois supérieures qu’à Trets »

L'enjeu

Une étude commune à plusieurs laboratoires du CNRS révèle des taux importants de polluants dans l'école Ruffi, déjà au cœur d'une polémique liée à l'ouverture d'une nouvelle école toute proche.

Le contexte

La conseillère municipale EELV Lydia Frentzel a dénoncé lors du conseil municipal de lundi le risque que la présence de polluants faisait courir aux élèves. Pour elle, cela justifierait un transfert.

Ce lundi, dans le brouhaha de fin de conseil, la conseillère municipale EELV Lydia Frentzel tente de se faire entendre. Son intervention porte sur l'école Ruffi (3e). Comme d'autres représentants de l'opposition de gauche, elle demande le déménagement rapide des enfants installés dans les préfabriqués de ce groupe scolaire provisoire vers l'école neuve, construite à proximité.

Mais l'élue écologiste ne s'en tient pas aux seuls arguments sur la supposée ségrégation sociale provoquée par la carte scolaire de la nouvelle école Antoine-de-Ruffi votée ce lundi (lire notre article sur le combat des parents d'élèves). Elle pointe également un "très haut risque sanitaire de génotoxicité", précisant qu'il s'agit"d'agents d'origine physique ou chimique qui provoquent des lésions dans l'ADN et peuvent conduire à des mutations génétiques". L'élue s'appuie sur une étude récente menée par trois laboratoires du CNRS dans trois écoles de Trets, Port-Saint-Louis-du-Rhône et Marseille sur les poussières des sols et la présence de polluants.

L'élue s'alarme des résultats supposés de cette étude qui, dit-elle, "font froid dans le dos". "Tous les éléments de pollution génétoxiques sont présents à des doses très fortes", décrit-elle. Tentative de mise au clair avec Yves Noack, directeur de recherche au Cerege (Centre de recherche et d'enseignement de géosciences de l'environnement) qui participe à cette étude toujours en cours . . .

Benoît Gilles
Journaliste

Commentaires

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  1. Forza Forza

    Merci Benoît pour ces clarifications ( il reste un « modifier » en début de paragraphe 3).

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  2. Pascal L Pascal L

    Pour l’aluminium, moi je propose le déchargement de l’alumine au niveau de la porte 3 du port. Dans le coin de la montée Mouren, lors des épisodes de mistral, il m’arrive de récupérer un demi bocal de confiture (soit environ 150 ml) de poussière blanche d’alumine sur des surfaces inférieures à 50 m². Cette poussière très fine est certainement capable d’être transportée à 1km de distance donc à l’école dont il est question.

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    • recherche recherche

      Bonjour
      C’est effectivement une possibilité que j’évoque, mais à démontrer.
      Et il m’intéresserait de récupérer de vos poussières blanches
      Merci

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  3. Pascal L Pascal L

    Je précise que l’alumine en question ne provient pas de Gardanne mais arrive d’Afrique à destination des Alpes. Alteo n’y est donc pour rien.

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