À l’AP-HM, les « congés enfant malade » sont quasi inaccessibles aux soignants
Plusieurs soignants de l'AP-HM dénoncent le refus systématique de leur hiérarchie de leur accorder des jours de "congés enfant malade", prévus par leur contrat. Une situation qu'ils s'expliquent par le contexte financier tendu de l'institution marseillaise.
"Je me suis retrouvée coincée avec mon fils malade, alors que j'avais le certificat médical, les justificatifs..." Plusieurs semaines après les faits, Nathalie* ne décolère pas. Cette infirmière travaille depuis deux ans et demi à l'hôpital Nord de l'AP-HM (Assistance publique - Hôpitaux de Marseille), dans une unité psychiatrique. Son dernier fils, âgé de six ans et demi, est tombé malade. Éprouvée par les spécificités de son service et son travail de nuit, cette mère seule de trois enfants espérait pouvoir compter sur son droit aux "jours enfant malade", rémunérés. Ces congés, légalement appelés "autorisations d'absence" dans la fonction publique, permettent de "garder et soigner son enfant, lorsque aucune autre solution n'est envisageable", et sont prévus au nombre de douze par an. Essuyant un refus de son supérieur, le quatrième depuis le début de l'année, Nathalie s'est vu proposer un jour de récupération — soit un jour de repos, non rémunéré. "Et pour moi qui suis en situation monoparentale, c’est pas comme si je pouvais compter sur quelqu’un !", fustige l'infirmière, dont le récit fait écho chez d'autres soignants.
Selon plusieurs témoignages recueillis . . .
Dire qu’on les a applaudies en période de confinement, les infirmières …
Les médailles, c’est bien joli. Mais la reconnaissance passe aussi par d’autres gestes. Ne serait-ce que d’appliquer les conditions de travail officielles.
Quand à la dette, éternelle raison invoquée par les « cost-killers » bien pensants, elle peut se gérer autrement qu’en pressurisant le personnel : chasse aux gabegies, ré-échelonnement, contribution exceptionnelle des hauts revenus, etc. Et FO qui apparemment laisse courir ces dérives. A se demander pour qui ils roulent !
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à l’APHM, dans les services, la charge de travail ne cesse d’augmenter mais le syndicat prétendumment majoritaire ( FO ) est aux « abonnés absents » ; ses délégués ( certains sont pourtant des permanents payés 100 % pour leur seul mandat syndical !!!!!! ) ne passent plus à la rencontre des équipes soignantes et font mine de ne pas être au courant de la souffrance du personnel.
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D’autant plus que ces pauvres parents, à leur corps défendant, ramènent du boulot des multitudes d’agents pathogènes qui ne vont pas manquer d’infecter leur progéniture.
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L’hôpital est une zone de non droit pour les soignants, contractuelle en CDD renouvelable à l’infini, pour les chanceux CDI, sans évolution d’échelons… Hiérarchie lourde… Je finis par penser que l’objectif est que tous les soignants partent pour un système de soins uniquement privé…
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