A contre-courant médiatique, Alteo joue l’élève modèle contre la pollution
Après la diffusion d'un reportage de Thalassa qui a relancé le désaccord gouvernemental sur son autorisation de polluer, Alteo invitait les journalistes et élus locaux à visiter son usine. Et plus particulièrement un projet "pilote" de filtration de ses rejets en mer. Mais pour cet habitué des contre-feux médiatiques, le grand oral sera le 26 septembre face à une commission chargée d'évaluer son plan en la matière.
Eric Duchenne, directeur des opérations d'Alteo et le député François-Michel Lambert
Commentaires
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Le dépôt en terre ferme de résidus ocres pratiqués maintenant par Alteo est tout aussi toxique : dissémination par le vent, infiltration pluviale etc. Il ne faut pas oublier cet aspect des rejets.
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Si le rejet liquide, même fortement dépollué comme le projette l’industriel, ne se fait pas en mer, où se fera t’il? Dans les rivières? Dans la Luynes?
Est-ce plus acceptable qu’en profondeur?
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Vu les volumes d’effluent, 270 mètres cube par heure, le rejet en rivière n’est pas envisagé. “Cela finirait dans la mer de toute façon, autant utiliser la canalisation”, a répondu le responsable rejets de la société sur la question il y a quelques jours
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C’est Antoine Laurent Lavoisier, philosophe, économiste et chimiste (1743-1794) qui a énoncé cette formule : «Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme», mais en 2016 Alteo ne sait toujours pas transformer ses déchets toxique au lieu de les répandre dans une décharge terrienne ou de les acheminer en mer ! Sans doute pour faire des économies et préserver ses profits au détriment de la santé générale de la population et de tout l’écosystème.
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Je ne doute pas que des solutions technologiques de traitement des effluents liquides peuvent être trouvées pour respecter les seuils de la convention de Barcelone dans un temps indéterminé avec un coût additionnel certain. Mais quid des profits du fonds d’investissement américain, alors qu’Alteo cumule les pertes depuis 2013 et a mangé près de la moitié de son capital ? Pour moi, ce qui condamne l’exploitation sur ce site, c’est le stockage des déchets solides et boues ultra pollués (et de plus en plus à mesure que l’on dépollue les effluents) à proximité dans le vallon du Mange-garri. L’aquifère superficiel de l’Arc, qui affleure le bas de ce vallon faillé, est très mal en point. Le Préfet a interdit tous les usages de l’eau des puits. La recharge de la nappe par de l’eau saine est impraticable. Il faut aussi faire cesser d’urgence le transport des particules très fines par le vent, qui entraîne des conséquences de santé publique intolérables pour les riverains (et les salariés). Mais cela aurait un coût immédiat que les alliés politiques des “industriels” d’Alteo ne veulent pas leur faire supporter.
Au lieu de parader avec les représentants des financiers du fonds d’investissement américain, les divers élus devraient étudier comment créer des emplois durables dans ce bassin. Car les emplois actuels ne le sont pas. Il ne faudra pas ensuite jouer les naïfs devant le cynisme prévisible de ceux qui auront fait financer quelques brevets avec des fonds publics.
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J’aimerais vraiment lire les réponses de M Lambert à ce commentaire, ou une interview contradictoire. J’ai beaucoup de mal à imaginer les causes de son enthousiasme, si ce n’est une vision mondialisée qui lui ferait préférer faire avancer la recherche grâce à celle effectuée sur le site à la délocalisation de la pollution dans un pays moins éveillé à la gestion durable de son environnement, humainement négative et concourant à produire loin pour consommer ici.
Soyons honnête, j’ai aussi l’hypothèse du “tous pourri” pas loin …
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