Série d'été
Alors la zone ?

Cabriès, la vie de village provençal dans l’ombre de Plan-de-Campagne

Reportage
le 2 Août 2025
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[ALORS LA ZONE ? - 2/5] Pour le nouvel épisode de cette série d'été, Marsactu s’évade sur le piton rocheux de Cabriès, une des deux villes sur lesquelles s'étend la zone commerciale. Où le calme règne, parfois trop pour certains, même si des habitants travaillent à recréer du lien.

Dans le centre-ville de Cabriès, l'ambiance est très calme en été. (Photo : ML)
Dans le centre-ville de Cabriès, l'ambiance est très calme en été. (Photo : ML)

Dans le centre-ville de Cabriès, l'ambiance est très calme en été. (Photo : ML)

À quelques kilomètres à vol d’oiseau de la zone commerciale de Plan-de-Campagne, le bruit des voitures est remplacé par le chant des cigales. En roulant à peine cinq minutes, on quitte le temple du shopping pour la vie de village provençal. Bienvenue à Cabriès, une des deux villes sur lesquelles s’étend Plan-de-Campagne. La commune compte 10 000 habitants, avec un noyau villageois en haut d’un piton rocheux.

Là-haut, on est loin de l'ambiance boutiques et parkings à perte de vue, pour rejoindre des ruelles piétonnes escarpées et anciennes fortifications médiévales. Pour les habitants, ce calme derrière l'activité de la zone commerciale est un privilège. Pour d'autres, notamment les quelques boutiques locales, cette tranquillité est une ombre qui pèse sur leur activité. Mais certains essayent de créer du lien, dans un musée ou à bord d'un bus.

En ce début d'après-midi de juillet, les rues sont belles, mais vides. En grimpant les marches du piton par le versant nord, une guinguette constitue la seule trace de vie, mais elle est fermée. Il faut encore arpenter quelques ruelles pour tomber sur un couple de retraités au pied du clocher, qui décore toutes les cartes postales. Philippe et Alain sont des touristes de Paris et de Bruxelles qui logent un peu plus loin, à Simiane-Collongue. À 84 ans, ils viennent plusieurs fois par an dans la région. Leur dernier voyage remonte à mai, et ils réfléchissent déjà à celui de l'automne prochain. "On ne manque jamais de venir à Cabriès quand on est dans le coin, raconte Philippe. On trouve que ça a beaucoup de caractère."

Marie Lagache
marie.lagache@marsactu.fr

Commentaires

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2 commentaires


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  1. MarsKaa

    Il n’ya que des touristes et… une journaliste pour visiter un village provençal en début d’après-midi en plein été ! Pour rencontrer des habitants, il faut passer le matin, ou bien en fin de journée, pas à l’heure de la sieste quand il fait chaud 🙂
    Ceci dit, tous ces villages entre Aix et Marseille sont des villages-dortoirs typiques du periurbain. Chacun dans sa maison, son jardin, sa voiture…
    Des associations, des maisons d’activités municipales, des bibliothèques, ou clubs sportifs, animent parfois la vie de village, mais ça on ne peut le voir au cœur de l’été.

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  2. Forza

    Merci Marie pour cette série, et ici d’avoir pris le temps d’aller au-delà du vide des rues, qui n’est effectivement pas forcément un problème en soi. Au moins il y a toujours des habitants, des commerces du quotidien, et même une asso qui a l’air de fonctionner (même si comme beaucoup elle a surtout l’air de faire un boulot qui à une époque faisait plutôt partie de celui d’une commune).
    + Apparemment il y a aussi un kiosque à pain qui vend à Cabriès (à côté du bus) ET à Plan de Campagne et qui a l’air de s’en sortir. Est-ce que Wahid ne va un peu vite en besogne dans son « analyse » de « tant pis pour eux s’ils préfèrent manger du pain industriel » ? https://www.lepainlevain.fr/

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