Le train de vie des époux Carrega au cœur d’une audience pour escroquerie

Reportage
le 19 Sep 2024
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La conseillère municipale LR Sylvie Carrega comparaissait ce mercredi avec son mari pour une affaire d'escroquerie. Ce dernier a contracté deux prêts auprès d'un militant du 11/12 de sa connaissance pour financer un train de vie bien au-dessus de leurs revenus. L'élue risque un an de prison avec sursis et trois ans d'inéligibilité.

Serge et Sylvie Carrega, dans la salle d'audience. Croquis : Ben8
Serge et Sylvie Carrega, dans la salle d'audience. Croquis : Ben8

Serge et Sylvie Carrega, dans la salle d'audience. Croquis : Ben8

D'un côté de la barre, François Tonna tripote fébrilement le chapelet noir qu'il porte autour du cou. En Maltais, il porte sa foi avec ostentation. De l'autre, Sylvie Carrega écrase furtivement une larme. Elle vient d'entendre le procureur Benjamin Suzzoni requérir à son encontre un an de prison avec sursis, assorti de la peine complémentaire de trois ans d'inéligibilité qui équivaut à une fin de carrière politique, marquée du sceau infamant d'une condamnation pénale.

Sweat jaune poussin, jean serré, la conseillère municipale d'opposition Les Républicains à la Ville de Marseille comparaît ce mercredi 18 septembre, au côté de son époux Serge, devant la sixième chambre correctionnelle pour des faits présumés d'escroquerie, faux et usage de faux commis par ce dernier et, pour elle, recel de ces délits. Son mari risque 18 mois avec sursis, ainsi que la même peine d'inéligibilité et d'interdiction de chéquier.

Quatre ans d'attente

C'est la conclusion d'une affaire révélée par Marsactu qui touche ainsi la barre. François Tonna était venu nous voir et nous avions enquêté sur les faits qu'il rapportait, protégeant son identité sous le prénom d'emprunt de Fabien. François Tonna est connu dans le secteur du 11/12 où Sylvie Carrega a construit toute sa carrière politique, au conseil municipal et au département. Neveu du célèbre boxeur marseillais, François Tonna est un militant de la droite locale depuis de longues années dans l'Est marseillais. Il colle, tracte, tient les bureaux. Il est aussi président de l'amicale de locataires de la cité dans laquelle il vit. Ouvrier, il travaille comme égoutier à la Seramm.

En 2018 et 2019, il va souscrire deux emprunts . . .

Benoît Gilles
Journaliste

Commentaires

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7 commentaires


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  1. Dark Vador

    J’ai institué une nouvelle approche : le copié-collé., ça fonctionne très bien hélas…
    « Il ne se passera rien de très fort, pénalement parlant, nous en sommes tous persuadés. Comment peut-il en être autrement?. Toutes et tous se tiennent par la barbichette dans le microcosme Marseillais. Cette pantalonnade judiciaire va vite se clore (de longues années de déshérence judiciaire), et le manège va pouvoir continuer de tourner… »

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    • Jeanne 13

      C est vrai dark Vador,! le copié collé fonctionne très bien dans cette affaire celle de HMP et bientôt celle de 13 H
      Stop avec cette politique locale pourrie

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  2. Mistral

    Un bon exemple du fonctionnement de la droite locale, je te donne du boulot pour ton fils et toi tu fais un crédit pour moi, et n’oublies pas que tu me dois ton travail actuel.
    Et Mr Carrega on ne dit pas comment il s’est fait embaucher à la RTM.

    Voilà les pratiques de la droite locale !

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  3. demidi.aminuit

    Enfin, elle qui aime tant les voyages, un petit tour dans le box des accusés, c’est mieux que rien, car on imagine bien que les condamnations n’iront hélas pas bien loin…

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  4. vékiya

    encore des fraudeurs lr/rn, stop à la délinquance

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  5. MarsKaa

    Représentatifs du système marseillais…
    La lutte contre ces parasites doit continuer.

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  6. Sentenzza

    Et Santelli le vendeur de sommeil qui rigole de son ancienne binôme !😂😂😂

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